Affichage des articles dont le libellé est AmeGraphique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est AmeGraphique. Afficher tous les articles

samedi 28 mars 2015

Fil - AmeGraphique # 7

Je profite, complètement après coup (j'ai honte), du dernier thème proposé par le Petit Carré Jaune pour son AmeGraphique, pour vous emmener dans un petit village, dans lequel je me rend quand j'ai le temps et l'envie de prendre l'air.

Un village pas si petit que cela finalement, et même assez grand, bon, en fait c'est une mégalopole, mais on n'en voit toujours qu'une toute petite partie, selon l'endroit où l'on se tient, donc du coup, pour moi qui ai l'esprit étroit, ça reste un village...

C'est un espace sympa comme tout, on tient chacun un stand, disons une sorte d'échoppe, limite une paillote en fait,  souvent montée à la va-vite, qu'on décore selon son goût et ses couleurs, un peu comme nos chambres d'adolescents, dans une sorte de liberté esthétique étonnante (perso j'ai arrêté les poster de Vanessa et Patrick, j'ai tout misé sur le sobre). Dans nos stands, on y présente ce qu'on aime: des bouquins, des adresses de restaurant, des astuces de couture, des digressions personnelles, quelques photos de vacances ou vie de famille. J'ai envie de dire, c'est un peu au-tout-venant dans mon village....C'est vraiment l'esprit du souk en fait...

Donc, dans ce village étrange, on se balade tous avec une écharpe en travers du visage et un miroir dans le dos. En fait, on cache (un peu/beaucoup/parfois/tout le temps) une partie de sa figure tout en renvoyant aux autres une autre image d'eux même. Et ce qui est top (surtout pour moi), c'est que les filles quelconques jouent aux femmes fatales, les asociaux ont plein d'amis, les gros losers deviennent populaires, les taiseux tendent au bavardage. Tout cela offre des perspectives totalement vertigineuses non ?

On y va parce qu'on a trop de temps disponible ou parce qu'on en manque pour soi. On y va, bien que ce soit chronophage, pour déambuler dans les différentes travées. On regarde chez les autres, de près ou de loin,  avec admiration, jalousie, bienveillance ou indifférence. Il y a ceux qu'on aime, ceux qu'on aime moins et ceux qu'on adore. Sur la travée principale, on trouve les grands stands très fournis, très achalandés, construits en dur avec de beaux matériaux, dont le tenancier, qui est propriétaire , est là tout le temps. Bon et puis il y a aussi les paillottes louées, construites de bric et de broc, un peu au hasard de vieux meubles récupérés à droite ou à gauche.

Dans mon village de vacances, au début j'ai cru que tout le monde se ressemblait, et je dois dire qu'il y a surtout des femmes (pas de chance pour moi qui me suis toujours davantage entendue avec les garçons); avec le coin des profs, des retraitées et des femmes au foyer, chacun son espace, ses envies, ses discussions. Et puis non en fait, quand on s'aventure un peu plus loin dans le village, à peu à l'extérieur du centre, on y trouve d'autres quartiers, dont un vraiment étrange, avec des stands qui n'ont rien à voir les uns avec les autres. On entend des morceaux vraiment craignos des années 80', c'est abondamment fleuri été comme hiver, des filles se promènent en crinoline à côté de punks à chien qui n'ont toujours pas fini de lutter contre la société, il y a les falaises d'Etretat et des forets inquiétantes, des trucs en anglais littéraire à côté de plein de fautes d'orthographe en français. C'est étonnant, novateur même, un peu flippant quand même, car là dedans, personne n'a l'air bien en place non plus, faut pas se mentir (et après on s'étonne que j'y reste). 

En plus, tout le monde porte des noms étranges ou improbables, utilisent des sigles bizarres pour parler, et finalement bien qu'on soit tous différents, il semblerait qu'on aspire tous à un monde meilleur (quant à le définir, c'est une autre histoire car personne n'est d'accord avec personne).

Et puis il y a ceux qui sont partis du village, chacun à sa manière, mais qu'on n'oublie pas. Celui qui a fait son pot de départ en expliquant pourquoi il s'en allait, celle qui a brûlé son stand en partant et dont il ne reste rien, et  puis tous ceux qui laissent leur paillote à l'abandon, passant une fois de temps en temps, mais dont le coeur n'y est plus vraiment. 

Enfin, il y a tous les autres, les invisibles du village, ceux qui ont un badge de "visiteurs", ils sont là mais n'ont pas d'échoppe personnelle, ils passent d'un stand à l'autre, le plus souvent silencieusement (même si bien sûr il y en a toujours un ou deux qui parlent tellement fort, qu'on sait qu'ils sont là, je ne vise personne hein...). Ils forment le gros du village, mais on ne le sait pas.

Et nous, avec nos paillotes branlantes qui résistent au temps qui passe, est tous là, serrés les uns contre les autres, à s'échanger des titres de livres, des recettes de cuisine (enfin pas moi hein) ou des patrons de couture, à se raconter nos petites joies et nos grandes fiertés, à se laisser aller à des confidences honteuses où à des lamentations douloureuses. Tout le monde se tient là, dans ce village étrange, avec ses espoirs et ses attentes, en se serrant les coudes (malgré tout).

Soyons transparents, j'appartiens plutôt à l'équipe des bras-cassés avec les paillotes en location. L'équipe où il est question de ratages de haute volée, d'amours perdues, des deuils, de maladies dont on ne meurt pas toujours mais dont on ne guérit pas non plus. Dans mon équipe, il y a ceux qui ont un masque sur le visage et celles qui portent des perruques (et pas uniquement pour se dissimuler le visage). Il y a les fiertés qu'on partage, les combats de longue haleine qu'on soutient,  les bonnes nouvelles qu'on reçoit de gens qu'on ne savait pas aimer autant. 

Dans mon village, sans me vanter, je crois pouvoir dire qu'il y a beaucoup de personnes à la fois décalées et généreuses, généralement incasables et indéniablement attachantes. 

Bienvenue donc à Oblog-sur-Toile, le seul village de l'univers qui ne tienne que par un fil.


Il faudra à l'occasion que je vous parle du bar du village, chez Fanch' le Breton (niveau alcool c'était soit un breton soit un Polonais, bon, finalement on a privilégié une langue commune). Le bar, chez Fanch' le Breton donc, se situe quelque part entre les Bisounours, la cour de récréation et la foire d'empoigne. Entre nous, quand on va au bar, on dit qu'on va chez FB...je reviens bientôt vous en parler.

jeudi 12 mars 2015

Carte(s sur table): AmeGraphique

Quitte à parler "cartes" ce jeudi, autant les mettre sur la table et arrêter de se mentir.

Entre mon blog et moi, en ce moment, c'est compliqué (en plus j'ai pris un an récemment, et à chaque fois je me souviens ce que je ne serai jamais : astronaute, Bree Van de Kamp, championne olympique de ski, Isadora Duncan), donc bon autant être transparente.

Pardon, ce sont des cartes Reine de neiges, ce n'est pas trop dans l'idée du billet
 (mais une amie a emprunté le tarot pour prédire l'avenir et le jeu traditionnel n'a pas résisté à la dernière belote que j'ai perdue)

Sans avoir une vie totalement passionnante, ni la mission de sauver le monde, sans travailler dans une multinationale qui m'envoie aux 4 coins de la terre négocier des contrats importants, j'ai quand même des journées bien remplies. Un travail, et même deux , qui prennent du temps, des enfants moyennement calmes (voire pas très mal élevés selon certaines sources), une maison constamment en bazar, du repassage en retard, des collants à repriser, et moi aussi je souffre de phobie administrative pour tout dire...oui je sais, rien de très original, sauf que moi j'ai un autre handicap, et de taille : je suis l'anti-ménagère-désespérée. Je ne sais pas gérer la logistique. Je me noie quand il faut faire une valise, je suis en retard tout le temps, j'oublie les anniversaires des copines et le pique-nique en sorties scolaires. Bref je manque d'organisation, de rigueur et de volonté, et on va dire que ça se ressent virtuellement quand même.

Et puis il y a autre chose : j'ai du mal avec les communautés, quelles qu'elles soient, même les plus cool. Je déteste les groupes. Les discussions entre mères de famille (groupe sorties-d'école) me rendent dépressive depuis le jour où, en toute innocence, j'ai confessé n'avoir pas acheté le Babycook (recommandé "produit de l'année" par la revue Parents que je ne lis pas). Il paraîtrait que j'aurais pu rater (oui rater!!) la diversification alimentaire des enfants à cause de ça (je vous rassure, mes filles savent quand même tenir une fourchette et mâcher des carottes- ça n'a pas été facile, mais on y est arrivées). En vrai, je ne me sens pas proche de quelqu'un parce qu'on a des points communs ou des enfants du même âge (ce qui est incontestablement une barrière sociale). 

En fait, c'est pareil avec la blogosphère littéraire. Il faut se rendre à l'évidence, je ne suis pas une blogueuse littéraire, j'ai bien essayé, mais non en fait. Trop égocentrique, trop évaporée, pas assez concentrée... Je ne vais pas vous refaire le coup d'Yvonne, mais voilà, j'ai le sentiment que je ne suis pas tout à fait à ma place. Il y a eu beaucoup de blogs qui ont fermé ces derniers mois et je ne parle pas de ceux qui végètent et qui publient une fois par trimestre. C'était des blogs que j'aimais, auxquels je m'identifiais...du coup, voilà, la motivation n'est plus trop là. Et, soyons honnête, je ne m'offusque pas de n'avoir pas eu mon accréditation au Salon du Livre, parce que je ne l'ai pas demandée sûrement, mais surtout parce que je ne me sens pas prescriptrice, ni professionnelle de la littérature, ni même intégrée dans un quelconque circuit du livre. Je lis des livres mais mais je n'appartiens pas au monde littéraire (qui, en plus, ne m'attire pas franchement). C'est là que je me suis rendue à l'évidence: je ne suis pas une blogueuse littéraire.

Et puis il y a  aussi cette rentrée pas franchement passionnante, où je ne retrouve pas l'engouement formidable de l'an dernier où Kerangal, Goby Lemaître ou Cabré faisaient vibrer les foules, où Edouard Louis divisait la blogo, ou Kasischske me poursuivait jusque dans mon sommeil (en mal bien sûr). Et puis il y a ces semaines énervantes où beaucoup chronique le même titre (ce qui me permet de ne pas l'acheter - ni le lire d'ailleurs) alors que j'attends autre chose, de moins actuel mais de plus enthousiaste. Peut-on être un blogueur littéraire quand on ne suit plus tellement l'actualité ? 

Je n'aspire à aucune influence ni popularité, je n'ai pas spécialement besoin qu'on m'aime (enfin disons que je ne me fais plus trop d'illusions surtout), je ne regarde pas mes statistiques (car à mon avis la moitié vient de robots), je ne cherche aucun référencement. Je ne veux pas non plus être copine avec les écrivains parce que  (lâcheté un jour...), je n'ose pas lire les livres des auteurs-amis que j'ai sur Facebook, de peur de trop en attendre, d'être déçue et de montrer ma face sombre. 

En plus j'ai adopté un principe que je déteste, je fais le tour des blogs à partir des commentaires laissés sur le mien, ce qui peut ressembler à un renvoi d'ascenseur, et je sais que c'est mal, et ce n'est pas ce que je veux. Mais je n'ai pas assez de temps pour une autre stratégie, alors ça m'est apparu comme la solution la plus simple et la plus correcte. Le problème c'est que du coup il y a ces commentaires de convenance, genre "je suis passé hein", dont on comprend parfois que le billet n'a pas été lu, qu'on fait juste partie de la tournée. Et honnêtement, pardon, mais je ne blogue pas pour ça.

Je n'attends rien de ce blog qu'une soupape de décompression (et un moyen détourné de me regarder le nombril évidemment), ...mais, comme tout le monde, j'écris pour être lue, même si on est pas d'accord avec moi (ce que je trouve toujours étonnant mais bon, je suis sur le chemin de la tolérance). Je ne supporte plus ces pratiques qui consistent à faire semblant d'aller chez Untel pour être sûr qu'il passe chez soi après. J'ai du retard dans les billets des autres, mais les chroniques que je commente, je les ai lues et attentivement (ce qui n'implique pas nécessairement un commentaire pertinent de ma part- vouloir n'est pas pouvoir) , et quand par hasard je saute un paragraphe (c'est petit un iphone finalement) je me mortifie (hein ma Comète?!).

Dans "partage" (le grand mot de la blogo et des réseaux sociaux), il y a la notion de partager ce qu'on lit et ce qu'on aime mais aussi de s'intéresser à ce que lisent les autres.

Ceci dit, aujourd'hui c'est "cartes sur table",  pas "adieu les amis". Ce n'est pas un billet pour recevoir des commentaires d'amour qui me diraient combien je suis chouette et indispensable  (même si c'est toujours plus agréable que d'entendre qu'on est psychorigide et pénible). Cartes sur table pour surtout me justifier (trop longuement comme toujours) de ma lenteur à répondre aux commentaires (j'essaie de ne pas dépasser un mois), de ma négligence à mettre à jour le non-challenge (je suis en plein dedans) et le fait de lire les billets des autres 2 semaines après leur parution.

Sous les galets devient donc officiellement un blog sans cohérence, étiquette ni certitudes, et rejoint la tête haute les autres blogs bizarres et mal définis, qui passent du coq à l'âne sans préavis et qui coupent les cheveux en quatre. Je continuerai à poster un billet littéraire par semaine (...bon...disons tous les 10 jours) parce que ça reste la chose dont j'ai le plus envie de parler.

Et je n'oublie pas que, sans y appartenir, la blogo littéraire m'a beaucoup apporté en tant que lectrice et, oserai-je dire, en tant que personne (oui carrément! là d'un coup je monte la barre). Je ne compte plus les romans formidables à côté desquelles je serais passée sans elle, les fou-rires devant la Grande Librairie (ou Top Chef), les cadeaux impromptus et les colis d'anniversaires, les petits mots qui touchent et les tâclages vachards, les disputes fondamentales au sujet de la fin de Confiteor et les accrochages vains sur les Services de Presse, les moments de concorde pour une belle cause, les anomalies musicales des uns et les apéritifs en simultané des autres (Despé, Martini, Rosé Pamplemousse...les intéressées se reconnaitront).

Finalement,  sans les blogueurs, ex-blogueurs et commentateurs professionnels, je serais un tout petit peu moins débordée (et encore ce n'est pas sûr) mais beaucoup moins heureuse, car sans en connaître quasiment aucun IRL, ils ont maintenant une place plus si petite que cela dans ma vie (minute émotion...attention je me guimauvise).

Tu avais raison MTG, ce qu'il reste, c'est ce qu'il y a en dehors du blog, mais sans le blog nous serions privés de cela ;-)

C'était ma participation-fleuve à l'AmeGraphique du Petit Carré Jaune qui, je l'espère, me pardonnera cette digression aussi peu photographique que littéraire.

jeudi 26 février 2015

Turbulences : AmeGraphique # 5

Bon, j'ai du choisir un mot, c'était mon tour, a dit le petit carré jaune. Et puis bon, j'étais fatiguée et pas spécialement inspirée, j'ai voulu faire ma maligne (et je m'en suis voulue), alors j'ai dit le premier mot qui m'est venue à l'esprit:  "turbulences", dans le sens de trou d'air, perturbation atmosphérique. J'ai tellement peur des turbulences que je ne suis plus montée dans un avion depuis août 2006, où j'ai vraiment cru que j'allais m'écraser dans la Méditerranée (jour funeste où j'ai aussi perdu toute dignité en poussant des petits cris horrifiés et ridicules devant des enfants qui pensaient que je faisais de l'humour -  alors que je n'en ai aucun en avion).


Et dans la vie, même dans les existences bien réglées parait-il, il y a des turbulences, comme des grippes soudaines, des choses pas prévues, des enchaînements un peu trop rapides, des accélérations, des moments où tout change, tout bouge, où soufflent le chaud et le froid, des moments où il faut choisir, vite et bien, et puis des semaines où on va se prendre un an de plus. L'impression d'être dans une machine à laver en somme. 

Il parait qu'il faut accepter d'être bousculé par les événements parfois...une turbulence salutaire en somme....Un orage avant l'éclaircie, comme si on vidait toutes les étagères pour tout ranger bien proprement après.

C'était la minute philosophique et photographique de Galéa.

Dans la foulée, allons voir chez le Petit Carré Jaune ce que mes camarades ont fait des turbulences....

jeudi 12 février 2015

Bêtises : AmeGraphique # 4

J'ai longtemps hésité, parce qu'en matières de bêtises, j'ai envie de dire que je n'ai que l'embarras du choix.

Il y a eu la période cow-boys et indiens (surtout indiens finalement), et tous les vêtements effrangés avec des ciseaux à bouts ronds pendant l'école (dont cette jupe en lainage à pois noirs que j'adorais absolument). Je me souviens aussi de cette bille avalée à 7 ans "pour voir si ça passait" (et ma nuit aux urgences devant l'interne éberlué qu'il s'agisse d'une expérience). Je pense encore émue à tout mon maquillage étalé sur le visage d'une petite fille de 5 ans (la chemise de nuit de s'est jamais vraiment remise des sorties de route de l'eye-liner). Comment oublier le plan monté avec trois copines à 6 ans pour s'enfuir de l'école pendant le temps de cantine (et la convocation derrière chez le directeur)? Bien sûr, je subis  encore les concours de sauts du lit superposé (avec le risque de se manger l'armoire en face, c'est le problème de ne pas habiter un château), bien sûr il y a eu ces mensonges tellement énormes, auxquels j'ai cru, et qui m'ont définitivement fait perdre toute crédibilité et réputation dans le quartier et à l'école. Combien d'invitations dans mon dos, d'escalades interdites et dangereuses, de courses effrénées au feu rouge, desanglages de sièges-auto sur l'autoroute, de cahiers de texte "oubliés" pour ne pas faire les devoirs?...

Mais surtout, il y a eu cette phrase (maintenant entrée dans la légende familiale), à l'aéroport, alors que mes beaux-parents venaient de débarquer "Je ne comprends pas pourquoi Maman vous déteste, vous avez l'air si gentils" .



Je ne compte plus les fois où j'ai failli les déshériter, 
donc cette semaine, je dédie la photo d'AmeGraphique, organisée par le petit Carré jaune
à Rayures et Numérobis pour l'ensemble de leur oeuvre (passée et à venir).

jeudi 5 février 2015

Silence: AmeGraphique # 3


Heureusement qu'il y a le rendez-vous du Petit Carré jaune pour maintenir un semblant d'activité sur ce blog. Pour une raison inconnue, je n'arrive plus trop à chroniquer mes lectures en ce moment, je compense donc avec des images, histoire de garder la main.

Le mot de ce jeudi était Silence. Et le silence, c'est comme l'obscurité, en ville, ça n'existe pas. Ce n'est pas que j'aime le bruit, mais force est de constater que je travaille dans le bruit, que mon appartement est bruyant, que mes enfants ont un haut volume sonore, que la radio tourne en permanence et que moi-même (il faut bien le reconnaître) me rapproche d'une poissonnière à mes heures.

Donc le seul silence que j'ai trouvé, c'est celui de l'aube, côté cour, seulement en hiver et uniquement le dimanche. Alors voilà, c'est un dimanche matin de février, quand il n'y a pas les livraisons en semaine du boucher, ni le ronron du moteur des climatisations de l'été, quand tout le monde dort encore, juste avant que le jour se lève, quand je ne mets pas la radio parce que la fièvre des enfants tombe et que leurs poumons ne sifflent plus.

Je crois bien que c'est le seul moment de silence que je connaisse en ce moment.

jeudi 29 janvier 2015

Pied: AmeGraphique # 2

Il y a celle qui n'aura jamais vraiment les pieds sur terre et celle qui a déjà travaillé son coup de pied et son en-dehors.

Et puis il y a le petit carré jaune, qui a choisi le pied pour le thème de ce jeudi.


J'aime les pieds, mais pas toujours, et essentiellement quand ils sont serrés dans une demi-pointe en tissu. Les pieds nous ressemblent finalement. Le sien est comme elle, plutôt petit, un peu arrogant, terriblement exigeant et étrangement déterminé. Elle m'a d'ailleurs demandé de changer son pseudo sur ce blog : Numérobis voudrait s'appeler Ballerine à présent. Mais non en fait car Numérobis reste mon sacré numéro à moi qui a déjà des rêves plus grands qu'elle.

PS: il y en a une dernière, qui aujourd'hui et demain, sera pied-au-plancher pendant 7 h, cette photo est pour elle (quand elle aura le temps de passer par ici).

jeudi 22 janvier 2015

Roue- AmeGraphique#1


Bon, je suis en pleine phase de lubie photographique en ce moment, j'ai besoin d'images, et ça tombe bien parce que Le Petit Carré Jaune vient de créer un nouveau rendez-vous (que je ne pourrai pas honorer toutes les semaines) mais dont j'ai besoin en ce moment: AmeGraphique.

Un mot, une photo, un jeudi.

J'aime la sobriété du principe, j'aime ce qu'on peut en faire, ce qu'on peut en imaginer, et j'aime l'état d'esprit du Petit Carré Jaune. Alors voilà, cette semaine, c'était Roue le mot en question, et vu que j'en avais une sous la main (reste des périodes de fêtes), je me suis dit que c'était l'occasion où jamais (je ne sais pas, une furieuse envie d'être ponctuelle, de respecter une échéance..bref un défi personnel pour MissFauxPlans)

Et puis la roue, ça permet de prendre de la hauteur, de se souvenir qu'elle finit toujours par tourner comme nous le rappelle mon ami Stiop, alors, il m'a fait du bien ce rendez-vous. Je me suis fait violence samedi en fin d'après-midi, j'ai laissé les enfants à l'Homme et je suis sortie (malgré le froid de gueux et  le jour qui tombe) pour voir ce qu'il serait possible de faire.

Moi qui ai peur de la foule, qui suis sujette au vertige et qui déteste ce qui clignote, soyons honnêtes, la roue je ne la prendrai jamais qu'en photo, mais c'est une photo qui fait du bien.



La Quadrature des Gueux : Le sens de la fête

Nouveau point d'étape de la quarantaine : le sens de la fête.  Que reste-t-il de nous quand il s'agit de faire la fête ? Je parle d...