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| Nicolas Wild, Ainsi se tut Zarathoustra, La boîte à bulles, 2013, 221 p. |
Il fallait qu'à un moment je me frotte à la Bande-Dessinée parce que j'en vois fleurir partout sur le Toile et peut-être que je passe à côté de quelque chose en ignorant ce genre.
J'ai donc profité du marrainage de mon leader personnel pour commander Ainsi se tut Zarathoustra de Nicolas Wild pour l'opération Price Minister (et c'est là que j'ai regretté l'absence d'Olivier Moss, parce que pour le coup, je n'ai aucune connaissance des délais...).
En trois mots Nicolas Wild nous raconte et nous dessine son voyage en Iran en 2006 suite à la rencontre parisienne et fortuite de la fille d'un zoroastrien, assassiné à Genève.
J'ai été très séduite par son coup de crayon (suffisamment sobre et figuratif pour que je comprenne l'ensemble) et par le choix du noir et blanc (oui les couleurs m'agressent, c'est mon côté "j'aime la vie"). Le héros (et néanmoins narrateur) est plutôt très sympa et ne manque pas d'humour. La galerie de personnages est assez attachante, parce que haute en couleur.
Evidemment, vu mon inculture, je n'avais jamais entendu parlé du zoroastrisme (une religion ancienne, orientale et ultra minoritaire), mais je dois dire que j'ai plutôt apprécié ce petit voyage entre l'Iran, Genève et Paris. C'est évidemment la partie sur l'Iran qui m'a le plus intéressée, il y avait un petit côté exotique et aventureux qui m'a séduite. Mais je crois que je manquais de connaissances préalables pour tout comprendre. Par conséquent, je ne suis pas certaine d'avoir saisi tous les tenants et aboutissants de l'histoire et en particulier concernant la résolution du meurtre de Cyrus Yazdani.
J'avouerai aussi qu'au début j'ai été un peu gênée par la masse de dialogues dans l'album (et quand j'ai vu la tête de l'Homme lors de cette réflexion, je me suis dit qu'il fallait que j'évite d'émettre mes avis à voix haute à l'approche de la quarantaine masculine). Je crois que le fait que je ne sois pas encore bien familiarisée avec ce genre de littérature m'a empêchée d'entrer complètement dans l'histoire.
Je ne m'avoue pas vaincue pour autant, et je tenterai une nouvelle fois sans doute cette expérience. Finalement, je dois dire que j'ai plutôt apprécié cette lecture, bien que je n'aie aucun point de comparaison (hormis Tintin, Largo Winch et Papyrus).
C'était une lecture commune avec Valérie.
PS: quand vous lirez ce billet, je serai loin, dans un endroit sans réseau, ne m'en veuillez pas, je ne pourrai sans doute pas venir sur mon blog répondre aux commentaires, ni aller sur les vôtres...(mais je marque des points pour être une bonne mère).

