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jeudi 4 juin 2015

Agatha Christie de A à Z

Anne Martinetti, Guillaume Lebeau
Agatha Christie de A à Z
Editions Télémaque, 2014, 499 p.
Agatha Christie a sauvé mon adolescence ombrageuse de l'ennui, puisque durant un interminable été entre deux classes  de collège, j'inaugurais (sans le savoir) "la fameuse panne de lecture", tout à fait raccord avec l'ado désespérante que j'étais devenue, qui ne s'intéressait à rien ni personne (si ce n'est aux sacs-à-dos Chevignon et aux baskets Nike Pump Air qui déjà attestaient d'une vie réussie ou pas).


C'est ainsi qu'au détour d'un supermarché (ouh que c'est vilain !! ) puis d'une fouille approfondie de la bibliothèque parentale, Dame Agatha sauva de justesse ce qu'il me restait de curiosité et d'entrain. Les quelques mois suivants, je n'ai lu qu'elle (que je mixais avec un peu de  McOrlan - pour des raisons obscures) devant mes parents qui n'en finissaient pas de me trouver bizarre et excessive.

Bref, c'est donc tout naturellement que ma binômette-poissonnette, la délicieuse et attentive Marjorie, m'a offert, pour mes 28 ans mon dernier anniversaire, l'encyclopédie Agatha de A à Z, d'Anne Martinetti et Guillaume Lebeau.  Avec Rayures, nous avons donc procédé à l'examen minutieux et critique de cet ouvrage qui nous promet "Tout l'univers de la reine du crime".

En gros, on y trouve à peu près tous les personnages et titres de notre romancière. Et c'est avec beaucoup de plaisir qu'on lit les notices de Poirot, Miss Marple, Mme Oliver, qui sont tout à fait passionnantes. Tout comme celle de Hastings (p.219) qui rappelle le personnage qu'Agatha en avait fait : un bel homme, plein d'éducation, sans doute un brin trop léger quoique séduisant. C'est aussi réjouissant de retrouver des figurants récurrents qui évoluent d'un roman à l'autre en arrière-plan (j'ai toujours une passion pour les figures secondaires), c'est le cas d'Albert Batt dont j'ai vraiment aimé la notice (p.57)

Concernant les romans, c'est vraiment un plaisir de se souvenir en quelle année ils ont été publiés, mais surtout de se remémorer qu'à l'époque c'était dans des périodiques que les chapitres étaient d'abord diffusés (ce que je trouve génial, et qui me rappelle, une fois encore, que je suis née au mauvais moment).  Un peu déçue néanmoins de ne pas y trouver La mystérieuse affaire de Styles, qui est quand même l'acte I d'Hercule Poirot qui fait écho au dernier opus du détective avec Poirot quitte la scène qui n'apparaît pas non plus.

En revanche, on a tous son Agatha Christie peu connu qu'on préfère aux autres, le mien c'est Mr Brown dont je garde un souvenir assez flou hormis une histoire de rideau que j'avais trouvé géniale et qui m'avait donné a posteriori la chair de poule pendant 2 jours (j'étais jeune et en mal d'émotions fortes). J'ai relu le résumé avec plaisir, retrouvé le couple Beresford avec bonheur, et redécouvert l'identité de Mr Brown avec gourmandise. 

Par contre, ce qui me gêne beaucoup dans cette encyclopédie, c'est la trop grande place laissée aux objets dérivés, inspirés ou copiés d'Agatha Christie. Pour moi tout ce qui est postérieur à son oeuvre n'appartient pas à son univers et ne m'intéresse pas vraiment. Les jeux vidéos (!!!!!!), séries télévisées, adaptations diverses et variées (qui parfois n'ont quand même plus rien à voir avance l'ambiance initiale) sont de mon point de vue beaucoup trop nombreux et récurrents dans ce livre.

D'autant que c'est au détriment d'entrées thématiques qui auraient toute leur place ou d'autres que j'aurais aimé plus développées. Ainsi, j'ai beaucoup apprécié l'article sur l'antisémitisme présumé d'Agatha Christie, tout comme celle des pianos. Je regrette néanmoins, l'absence de notices sur le "train" qui est très présent dans son oeuvre, et si l'avion apparaît, je déplore aussi qu'il ne soit pas davantage mis en perspective avec ses romans (combien de morts mystérieuses ou prétendue en avion a-t-elle mises en scène ?). 


Attention néanmoins c'est une encyclopédie qui déflore beaucoup (ne pas lire par exemple la notice de Brown, Mr, avant d'avoir lu le roman, au risque de ne plus avoir de suspens en le lisant). 


Le gros supplément d'âme reste le complément iconographique avec photo de notre Lady des polars de l'enfance à l'âge adulte ainsi que des images représentant l'hôtel des Dix petits nègres ou la maison qui servit de décor pour celle de Styles. Les livres d'Agatha auront toujours pour moi cette saveur, cette atmosphère, ces personnages qu'aucun film ni série ne pourra jamais reproduire comme dans mon imagination.

C'était la participation de Galéa à la journée polar du famous english month ;-) avec Marjo comme fournisseuse officielle ;-)

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