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| Daniel Glattauer, Quand souffle le vent du nord Le livre de Poche, 2010, 348 p. |
J'ai honte de l'avouer, mais j'ai ce livre depuis plus de 6 mois chez moi, je l'ai lu il y a 4 mois, et je ne l'ai pas chroniqué, alors qu'il ne m'appartient même pas. Il est à la Comète, qui a d'autres occupations en ce moment, mais ce n'est pas une raison.
J'ai donc reçu ce roman via Evalire, et je vais m'empresser de dire ce que j'en pense ou plutôt ce qu'il m'en reste, alors que je suis accablée de lectures qui ne m'emballent pas plus que cela en ce moment.
Daniel Glattauer nous raconte l'histoire de deux trentenaires (presque quadra en fait) qui se rencontrent virtuellement par hasard (suite à une erreur d'adresse électronique). Peu à peu, ils s'apprivoisent, échangent, se confient l'un à l'autre...et se désirent. Oserais-je dire qu'ils tombent amoureux l'un de l'autre à travers leurs adresses mail?
Oui.
Si je ne bloguais pas, je dirais que c'est hautement improbable de s'attacher à quelqu'un juste à travers un clavier d'ordinateur. Mais voilà, je blogue, donc je sais que c'est possible d'avoir l'impression de connaître une personne juste en échangeant des mails avec elle. De là à dire qu'on puisse tomber en amour d'une adresse électronique, je ne sais pas. Parce que mine de rien, la beauté intérieure ça compte, mais bon, pour être attirée par un éventuel partenaire, l'apparence ça joue aussi (oui, jetez moi la pierre, je suis terriblement superficielle, je sais, d'ailleurs mon Homme est une authentique bombe atomique ...et oui! la chair est faible)
Et justement, et c'est là que ça coince quand même, c'est que nos deux tourtereaux deux-point-zéro sont aussi très beaux. Ils le savent parce que petit à petit ils se décrivent, ils se croisent sans le savoir et que l'amie de l'une découvre le physique de l'autre. Bref, ils sont beaux, jeunes (ou presque), intelligents, cultivés et un peu portés sur l'alcool aussi (ce qui pour moi n'est pas nécessairement un défaut).
Mais quand même, c'est une drôle de coïncidence de jouer à Cyrano de Bergerac quand aucun des deux n'est moche ou avec un grand nez. Et ça, ça m'a un peu gênée, parce que c'est un peu facile de fantasmer sur quelqu'un qui est attirant voyez-vous. Je crie à l'improbable là. Si l'un d'eux avait été obèse, boutonneux, borgne ou sale, la partition aurait été très différente...
Mais après tout, pourquoi pas. Je l'ai lu d'une traite, et je me suis faite avoir, la montée du désir est drôlement bien écrite (traduite donc), c'est souvent drôle, j'avais hâte hâte de savoir la fin qui ne pouvait être différente finalement, bien qu'elle nous laisse sur notre faim justement. Ce n'est certainement pas un chef d'oeuvre, mais quand on est content de tourner des pages ce n'est déjà pas si mal...
Les avis enthousiastes de la Comète et d'Evalire...et d'autres un peu partout sur la Toile....
C'était Galéa (en plein dépression littéraire de janvier)
PS: ce livre voyage, si vous êtes intéressés faîtes moi signe, sinon il repartira chez notre Comète nationale.
