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samedi 3 mai 2014

Maisie Dobbs

Jacqueline Winspear, Maisie Dobbs
Livre de Poche, 2012, 382 p.

Bon, j'avais prévenu: je termine ces vacances de Pâques en pensant anglais, en dormant brittanique, en réfléchissant insulaire. J'écoute Kensington Square de Vincent Delerm, pleure sur la mort du King Arthur de Purcell, j'infuse mon thé dans une théière, je ne jure plus en public, je soutiens Lady Edith dans son émancipation et je me tiens droite...


En plus, il me fallait un policier pour le challenge de Miss Léo et j'en voulais un qui soit dans l'ambiance Me, Darcy & I. J'avais LE livre ton-sur-ton avec le blog de Miss Léo: Maisie Dobbs de Jacqueline Winspear, offert (entre autres choses merveilleuses) par Valérie qui l'avait aimé.


Maisie Dobbs est une trentenaire des années 20' (what?) détective privée à Londres (Good!) . Oh my God! mais c'est du sur mesure pour la fan de l'entre-deux-guerres que je suis (c'est mon côté branché). 

En trois mots Maisie Dobbs doit enquêter sur une ferme qui accueille les défigurés de 14-18. Alors, on ne va pas se mentir, ce n'est pas l'intrigue qui fait le sel de ce roman, c'est tout le reste. 


On assiste aux atroces événements de la Première Guerre Mondiale, on observe la vie quotidienne des aristocrates et de leurs domestiques, on écoute à la porte d' un obscure cabinet  d'investigations londonien. Un peu de dialogue, quelques flash-backs, des considérations psychologiques (mais point trop n'en faut non plus). 

Tout y est, le compte est bon. 

Une lady qui veut se donner bonne conscience, une fille d'employée brillantissime, un médecin légiste qui fait de la psychanalyse à ses heures perdues, des histoires d'amour socialement impossibles, des passions brisées par la guerre, des éclats de Shrapnel, un assistant dévoué, des rescapés traumatisés, quelques amitiés féminines, des hommes défigurés mais pas seulement .... 

Ce premier opus de Maisie Dobbs c'est aussi et surtout ce qu'il reste d'une époque après de graves bouleversements. La plupart des continentaux ignorent les ravages d'une guerre même dans un pays qui n'avait pas ses frontières attaquées.


Je l'ai aimé Maisie parce qu'elle incarne une génération de femmes et le frémissement d'un nouvel ordre social. Contrairement à l'énigmatique Miss Marple de l'indétrônable Christie, Maisie Dobbs a un passé, des fêlures, des faits d'armes. Ce qu'on découvre dans ce premier opus, c'est comment Maisie Dobbs devient détective privée. 

Et c'est réussi, quoique je n'aie pas trouvé le style très brillant (ou bien la traduction...) ni l'enquête palpitante. Mais les rebondissements sont ailleurs. Il y a cette atmosphère que les fans de Downton Abbey adorent, cette période d'entre deux drames qui marque la fin d'un monde.  Je pense que ce premier tome servait à camper Maisie et les suivants devraient davantage se concentrer sur les enquêtes. J'attends donc avec impatience de lire le deuxième tome traduit en français, il en reste 6 autres derrière. 

Ma Britannitude va crescendo, je vous parle tout bientôt d'un authentique coup de coeur.  Du coup, je me suis carrément fait un logo personnel avec ma nouvelle lubie (j'aurais pu choisir de jeunes filles fraiches et pétillantes, j'ai préféré la comtesse douairière, on ne me changera pas) 

See you soon friends
Lady Galéa



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