Me revoici sur la blogo, de retour sur mon canapé, avec un café, une cigarette, et la radio en fond sonore. J'ai retrouvé mes habitudes à défaut de la routine. Ce matin, entre deux choses utiles que je suis payée pour faire, j'ai déambulé sur les blogs des autres: Aifelle a récupéré son ordinateur, Alex est partie en vacances, 4 pts...s'est fait Belle-Ile en amoureux, Stiop a fait ses adieux à ses lecteurs et m'a gâché mon retour virtuel, Enitram manque de réseau, Asphodèle a eu des inspirations étonnantes, Sophie a fait un semi, Mme ZAP a enterré le terrible mois de février, Fransoaz a lu le dernier Blondel...et j'en passe.
Quant à moi, je rentre de mes inoubliables premières vacances en famille. Précisément en familles: cinq en fait. Quelques amis se sont finalement joints à nous. On s'est dit que c'était sympa sans doute de partir à plusieurs, et pour les enfants c'est plus joyeux d'être tous ensemble.
Evidemment, Rayures a été malade toute la semaine, je l'ai traînée passer son flocon à 39° de fièvre (deux ans qu'elle est malade en février, deux ans qu'elle ne peut pas le passer, cette fois j'ai décidé de casser la fatalité). Mère indigne devant l'Eternel, j'étais plus contente qu'elle quand on lui a donné sa médaille (avant de la coucher, de lui donner un doliprane et lui dire que maman était très fière d'elle). L'année prochaine, elle pourra skier avec des bâtons! Youhou, il faut se contenter de petites joies dans la vie.
Je n'avais pas skié depuis 10 ans, on m'avait assurée que c'est comme le vélo "ça ne s'oublie pas". Effectivement, je n'ai rien oublié, et mes souvenirs m'ont permis de me rendre compte que je n'avais plus le niveau d'autrefois, que j'avais mal aux cuisses. J'ai voulu faire la belle et j'ai failli me prendre un enfant qui avait l'âge du mien. J'ai préféré me gaufrer lamentablement plutôt que de le télescoper (devant son père); parce que je suis quelqu'un de bien et généreux.
Evidemment, j'ai attrapé le virus de Rayures, au pire moment, c'est à dire le jour de mon anniversaire. J'ai soufflé mes trente (et quelques) bougies entourée de mes amis et de leurs enfants (TRES majoritaires et bruyants), les yeux brillants, pâle comme la mort, avec une toux de tuberculeuse. J'ai reçu un einième livre de couture. Depuis que je me suis autoproclamée manuelle, on ne m'offre plus que ça...Pourtant j'avais bien insisté sur La Plume de l'ours...mais non; tout le monde veut que je progresse.
L'avantage d'être en vacances avec ses amis, c'est qu'on relativise, parce qu'on supporte les enfants des autres. Certains nous rassurent parce qu'ils chouinent autant que Boucle d'Or, d'autres sont si mal élevés qu'on se dit qu'on s'est pas si mal débrouillé finalement.
Et surtout on se dit que nos amis sont des vrais amis parce qu'ils ont supporté mes plaintes, (j'ai cru que j'allais mourir à 38,2°), m'ont embrassée pour mon anniversaire au risque de leur santé, ont participé aux courses, aux repas, aux sorties luges avec les enfants...Ils ont à peine fait la tête quand la conduite d'eau de la douche a lâché, inondant la salle de bain et le couloir, ils ont supporté avec beaucoup de politesse les réveils nocturnes et bruyants de Boucle d'Or, joué au Uno avec Rayures malade et implorante. Aucun d'eux ne m'a fait les gros yeux quand j'allais fumer sur la terrasse alors que j'ai la voix de Jeanne Moreau (ils ont tous arrêté il y a une dizaine d'années, je suis la rebelle du groupe, la rock'n roll du quartier)...bref j'ai des vrais amis, avec lesquels nous avons partagé salles de bain et toilettes avec civisme et bonne humeur.

Je me prépare à faire ma dernière intervention universitaire avant de passer à autre chose (non identifié à ce jour). A peine les valises défaites, je m'apprête à repartir seule, en train, avec escale à Paris, après avoir téléphoné à tous mes oncles, tantes et cousins de la capitale pour choisir celui qui aurait la chance de m'héberger (et de supporter mon trac). J'ai choisi celui qui était d'accord (et présent) finalement.
Malgré la neige dans l'arrière-pays, le printemps est revenu sur la côte, je soigne ma grave maladie pendant que l'Homme l'incube. Boucle d'Or attend que je sois en déplacement pour tomber malade à son tour (histoire de me faire culpabiliser quand je serai à l'autre bout de la France). Je reprends mes habitudes: lire avant de dormir, se coucher tôt, consacrer du temps à la blogo, courir le matin au bord de la mer...
Fidèle à moi-même je retourne à ma vie virtuelle...en attendant de chroniquer les mots des autres...
Contente d'être là...
PS: vu comment la newsletter est efficace, j'expérimente une page Facebook (inspirée parMalika)....suis dubitative mais je tente




