samedi 22 mars 2014

Sulak

Une fille de petits fonctionnaires peut-elle s'éprendre (littérairement)  d'un voleur?
Philippe Jaenada, Sulak, 
Julliard, 2013, 496 p.

Absolument; puisque j'adore Arsène Lupin. Donc j’aurais pu l’aimer ce Bruno Sulak, braqueur des années 80', auquel Philippe Jaenada semble vouer un culte. J'aurais pu l'aimer cette histoire d'un type surdoué qui devient brigand un peu par hasard. En plus, il est souvent question de Modiano, de ma ville et  de Hey You des Pink Floyd. Jaenada et moi avons les mêmes références.

Le problème c'est que je suis trop snob, parce que Sulak commence par braquer des Mammouths du Vaucluse quand Lupin volait des tableaux. Il m'a manqué un peu de glamour.

L'autre problème, c'est qu'en plus je suis old-school. La plume de Jaenada n’a pas grand chose à voir avec celle Leblanc. Le style est terriblement relâché, parfois un peu grossier, sans compter les quelques coquilles passées au travers des relectures. J’avais l’impression de lire un blog d’humeur, un long billet qui part dans tous les sens, avec jurons, doubles parenthèses, tirets, assertions et réflexions égocentriques…

Et puis pour être honnête, mon éducation rigide ne m'a pas permis d'apprécier non plus le parti-pris pro-gangster et sa nécessaire contrepartie: le mépris des petites gens (guichetiers de la Poste, comptables de provinces, gérants de supérettes, fonctionnaires de police). La plus belle part est laissée aux matons qui se font sévèrement écorcher. Ce doit être parce que je viens de ce milieu sûrement, mais je me suis sentie visée (j'avais l'impression de lire : "tu gagnes de l'argent honnêtement, tu paies tes impôts, tu économises pour tes vacances: bref tu as raté ta vie").

Et puis, il y a les assertions personnelles (souvent assez prétentieuses et sans grand intérêt) qui gâchent le rythme du livre qui aurait gagné à être plus court. Je n’ai pas apprécié non plus qu'il se répande sur les faits de banditisme les plus glauques des années 80’, sans doute pour établir un contraste qui ferait du héros un voyou au grand cœur (oui Sulak braquait des gens mais n'en a tué aucun...ceci-dit j'ai connu quelqu'un qui s'est fait braquer, qui a survécu mais qui en faisait encore des cauchemars 5 ans après...).

Tout n’est que répétition dans ce roman : Sulak a besoin d’argent, il braque, il mène la grande vie, il se fait prendre, il s’évade de prison, il a besoin d’argent…et retour à la case départ, avec à chaque fois, la marque de la voiture du casse en prime…(je ne suis pas très voitures en fait).

On sent bien que ce n’est pas une biographie, c’est juste une manière de raconter l’histoire avec des œillères, on se doute que Bruno Sulak était plus proche du milieu des affaires, du show business et de la politique que veut bien le dire Jaenada, par manque d’informations, de sources, ou par parti-pris.

Et finalement je n’y ai pas cru pas à cette histoire. Un type élevé dans une famille aimante et unie, qui réussit tout ce qu’il touche, brillant à l’école et performant en sport, bien noté à l'armée, ne finit pas par braquer des supérettes de province puis des bijouteries (même si je reconnais qu'il est monté en gamme). Pas besoin d’être né dans une famille d’énarques pour apprendre que voler c’est mal, que terroriser des gens avec une arme pour de l’argent c’est cupide, que voir sa fille 4 jours en 6 ans, ce n’est pas exactement la description d'un type attaché à sa famille.  

Surtout, j'ai eu du mal à croire qu’un type comme Sulak se fichait de l’argent, comme semble le croire Jaenada, parce qu’il avait des sacrés goûts de luxe ce braqueur : le ski en Suisse, les grosses voitures allemandes, les briquets de chez Cartier, le champagne (avec d'ailleurs un mépris récurrent pour le mousseux- bon, ça à la limite.... ). Cette vie inaccessible avec salaire médiocre, il n’en a pas voulue. 


Sans doute le personnage est-il fascinant, mais ce roman qui se veut sans doute subversif, est trop long, trop partisan, trop digressif pour m’avoir convaincue.

Je précise que Sulak côtoie Esprit d'hiver dans nos pronostics du roman lauréat du prix ELLE, c'est dire combien je suis raccord avec l'ensemble des jurées. D'ailleurs Jaenada a fait une forte impression à mes copines jurées hier au Salon, il paraît que c'est un type extra, et peut-être que si j'avais eu la chance de le rencontrer ce billet aurait été plus élogieux....ou pas.

78 commentaires:

  1. J'adore ton billet (bon, va falloir que je varie un peu mes commentaires)

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  2. Je suis une adepte de Jaenada, mais j'avais été un peu déçue par le roman paru avant celui-ci, La femme et l'ours, ce qui fait que je n'ai pas encore décidé de franchir le pas avec Sulak...
    Tu me refroidis encore un peu plus !
    Mais c'est vrai que j'ai aussi lu d'élogieux billets au sujet de ce titre, il faudra un jour que je me décide à me faire ma propre idée.

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    1. Globalement il faut l'unanimité Ingannmic, et c'est vrai qu'il se lit bien...mais ce doit être mon côté "petites gens" qui a dû mal réagir à sa groupie-attitude....

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  3. Je n'ai pas lu le livre, mis j'ai vu une émission où l'auteur parlait de son livre et j'ai eu "les mêmes agacements" que toi. Il n'y a rien d'héroïque d'aller braquer des épiceries, des bijouteries..
    Si un jour j'ai l'occasion de lire Jaenada, je le ferai car il y a toujours de bonnes critiques sur ses livres.
    J'aime ta sincérité dans le billet

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    1. Je crois Louise qu'il sait plaire et qu'il a suffisamment de rythme pour tenir son lecteur en haleine; mais moi je ne pense pas réitérer l'expérience.
      Merci de ton comm ma belle

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  4. Je lui ai justement mentionné la phrase sur l'employé des Postes? Humour m'a-t'il dit. Un type extra, je ne sais pas, sympathique oui. J'ai aimé ce roman mais on n'est pas dans la grande littérature, je te l'accorde. Et après ma rencontre avec l'auteure, je me rends compte que les digressions ne sont même pas du second degré. C'est décevant.

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    1. Moi j'avais bien compris qu'il n'y avait pas de second degré dans ses digressions (oui je suis extra lucide en fait)...il est sûrement sympa, ça se sent dans son livre, mais je le pense aussi assez prétentieux...c'est le premier roman de la sélection où nous ne sommes vraiment pas d'accord leader ;-)

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  5. J'en resterai donc à Maurice Leblanc et à Arsène Lupin que j'aime tant. La fois où j'ai voulu visiter la maison de Leblanc à Etretat, le musée était exceptionnellement fermé. Ce commentaire n'a aucun intérêt, mais j'avais envie de le partager !

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    1. Bien sûr que ça a de l'intérêt voyons Alphonsine...je suis aussi une grande fan d'Arsène (j'aime les bad boys des époques révolues)

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  6. Je n'ai lu que "Le chameau sauvage" du même Jaenada et suis devenue fan des doubles parenthèses !

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    1. Je suis étonnée de ton comm Sandrine, habituellement nous sommes d'accord sur tout ;-)
      Merci de ton passage

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  7. Et bien comme ça, c'est clair ! Merci !!!

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    1. oh mais de rien Sido....sachant que je suis quand même une exception, ce roman a largement trouvé son public...

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  8. Oh bah dis donc ! C'est dit !

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    1. avec beaucoup d'honnêteté comme toujours en ce qui me concerne hein Krol?

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  9. Je vais être aussi peu "politiquement correcte" que toi : j'ai détesté, j'ai trouvé ça mauvais... et j'espère sincèrement qu'il ne gagnera pas le prix de ELLE car j'ai préféré les 3 romans de ma pré-sélection c'est pour dire... J'ai trouvé les digressions et les parenthèse insupportables et l'idolatrerie imbuvable... J'ai relevé plein de phrases qui m'ont exaspérées... Bref... tu pourras lire ça le 26 mars chez moi ;-)

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    1. Toi, tu vas être pire que moi dans ton billet, je le sens!!!!

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    1. pour moi oui....mais je rappelle que j'appartiens à une minorité Zazie

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  11. Ton billet est extra comme d'habitude mais que je te plains d'avoir à lire de tels livres ! Ce sont ceux-là que j'évite en librairie justement ! Heureusement c'est bientôt fini non ? Allez courage Galéa ! :)

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    1. oui je termine ma dernière sélection Aspho...je dois dire qu'en romans, j'ai été vraiment déçue...

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  12. Clairement, Jaenada a écrit une hagiographie : il est sous le charme de son personnage. C'est évident et il me semble, complètement assumé. Bises

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    1. oui tu as raison Phili, je pense qu'il le revendique comme tel...mais ce n'est pas parce qu'il assume que j'aime le propos.
      Bises ma belle

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  13. J'avais abandonné La femme et l'ours...

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  14. Ce n'est pas parce qu'un auteur est sympa qu'il faut se laisser abuser pas un texte que l'on n'aime pas ... En fait tu as de la moralité ! Je n'ai jamais lu l'auteur, ses premiers livres semblaient faire presque l'unanimité sur les blogs, les derniers un peu moins. Je ne suis pas tentée, les personnages de gangsters me gonflent très rapidement. Sur ce, je me prépare à regarder Thé ou Café avec Pierre Rabhi, ce sera plus constructif ;-)

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    1. Je crois que les filles ont aimé le roman avant de rencontrer Jaenada (allez un peu d'honnêteté ne me fera pas de mal)...mais très clairement il fait l'unanimité ou presque Aifelle (et c'est là que je vois que je suis née à la mauvaise période)

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  15. Il ne donne pas envie en tous cas ce roman :-) J'aurais sans doute les même énervements que toi donc... je ne vais même pas essayer :-)

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    1. Bienvenue ici Yueyin, peut-être que c'est justement parce que les gens qui s'énervent vite ne lisent pas ce roman qu'il a autant d'avis dithyrambiques....

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  16. Snob, Old shool et éducation rigide...hé bien dis-moi tu cumules...hi hi . Ne sois pas si dure avec toi-même, tu as des ami(e)s , laisse-les s'en charger....hum hum.
    Je ne connais pas cet auteur, je suis allergique aux polars...mais non c'est mon coté psycho rigide et intolérant...en je suis plutôt young school...hé hé. Bon mais voila, mon commentaire parle de toi et de moi et pas du livre...je pollue...bonne journée !!

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    1. arrête tes bêtises, si on ne commentait que pour parler DU livre du billet, ce serait beaucoup plus succinct. La blogo sert aussi à se connaître entre blogueurs.
      belle soirée MTG

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  17. Il m'attend dans ma PAL, suite à de bons billets.

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  18. Bon, bon, bon :D Pas surprise de ton avis puisque je le connaissais un peu !

    Je ne savais pas qu'il était sympa, Jaenada. Je n'avais jamais entendu parler de l'auteur. Et j'ai vu ce que tu dis sur les petites gens. Moi J'ai adoré cette lecture. J'ai été emportée totalement et justement ton incrédulité devant le sujet, moi j'ai trouvé qu'elle portait le livre. Peut-être bien que si, peut-être bien qu'on peut devenir un braqueur juste comme ça, pour s'amuser.
    Et comme tu le sais, je trouve ça rafraîchissant qu'un livre comme ça puisse sortir. Justement parce qu'il agace, il titille, il est pas de la platitude des 75% des trucs que j'ai lus de ce prix. Il y a tellement de livres correctement écrits mais sans relief qui sortent, sans axe, sans angle, sans personnalité, que moi celui-là je l'ai trouvé entier. il existe, il se pose là, on aime ou n'aime pas, mais il a des partis-pris. Je sais qu'à la relecture on lui a dit, forcément, que ses digressions étaient énervantes, car elles le sont souvent, et qu'il les a laissées, les a retravaillées peut-être et a assumé le truc. Voilà. Je comprends totalement qu'on n'aime pas, mais au moins je trouve qu'il apporte quelque chose dans son originalité.
    On s'en souvient, même si on n'a pas aimé je pense. Il glisse pas comme si de rien n'était.C'est ce que j'aime dans ce livre.

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    1. Ah bon, tu n'étais pas à la rencontre vendredi Coralie?
      Mais moi, je l'ai trouvé terriblement répétitif et vraiment très très familier dans l'expression (quand il raconte qu'il "baise" avec sa femme parce qu'il n'y avait rien d'autre à faire dans sa maison de campagne où il devait écrire son nouveau roman, j'ai définitivement compris que je perdais mon temps et qu'entre lui et moi la rencontre ne se ferait pas), je ne l'aurais pas achevé si ce n'était pas un livre de la sélection...mais je sais que je suis seule la-dessus, et ce n'est pas grave.; je suis habituée...;-)

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    2. Si ! j'étais à la rencontre et il était très sympa. Mais je veux dire : quand je l'ai lu je ne connaissais rien de l'auteur.
      Si c'est un souci (et je le pense) cette tendance de préciser avec qui on couche pendant qu'on écrit un livre, Jaenada est un playmobill amateur à côté de Carrère, qui reçoit pourtant beaucoup d'éloges. Rahlala non, je ne suis pas encore en train de le défendre. Non, non.¯\_(ツ)_/¯

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    3. Mais l'écriture n'est pas la même Coralie. Et Carrere fait des digressions dont on sent bien le lien avec son sujet. Justement, je pensais que Jaenada faisait du second degré, se moquant un peu de Carrère mais non.

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    4. Bon, vu que je trouve ça beau une lectrice qui défend un auteur...je n'extrapolerai pas Coralie...ni le fond ni la forme ne m'ont plu et je crois que c'est irrattrapable entre lui et moi...:-)

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    5. (Dans mes bras, Coralie.)

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  19. J'adore ton billet, mais ce livre ne m'attire en revanche pas du tout (malgré les avis élogieux que j'ai pu lire ici ou là) !

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    1. Tu confirmes Léo ma théorie: ceux qui ont peu de chances de l'aimer ne le lisent pas...

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  20. J'en reste donc à Arsène Lupin.
    Maurice Leblanc se serait (le conditionnel est volontaire) inspiré d'un anarchiste, Alexander Marius Jacob, doté un sens de l'humour savoureux, qui savait se conduire en gentleman, bref, avait ce panache qui semble si cruellement manquer à ce pauvre Sulak.

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    1. Hum... Je ne suis pas d'accord ;) Je pense que Sulak a quand même de grands instants savoureux dans le bouquin.et le panache et l'humour, il n'en manque pas, tel qu'il est représenté du moins. Mais c'est le blog de Galea :) Je la laisse te répondre !!

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    2. je ne lui ai pas trouvé de panache (à la Cyrano ou à la Lupin), mais je vois ce que tu veux dire, c'est sûrement un personnage intéressant et je comprends qu'on puisse l'aimer. Mais ZAP est non seulement érudite, mais en plus c'est une puriste de la langue et de l'élégance...(Passe ton chemin, je ne pense pas que tu puisses aimer ...)
      Mais Coralie, je trouve vraiment attachante la manière dont tu défends ce roman, même si on n'est pas d'accord, j'adore cette idée...
      Comme quoi les militants littéraires sont drôlement plus sincères que les militants politiques (voilàààà, il fallait que je le sorte à un moment, c'est le côté lendemain d'élections...)

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    3. Disons qu'à la base braquer quelqu'un ce n'est pas se comporter en gentleman, ni avoir du panache, ni un sens de l'humour, pour moi c'est être cupide et vouloir de l'argent. Et c'est tout.
      ....(après si je n'avais pas dans mon entourage quelqu'un qui a vécu cela, je serais peut-être sous le charme d'un type qui a tenu des gens en respect sous la menace d'un flingue sans jamais en abattre aucun...)

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    4. Coralie, je suis certaine que Galéa ne voit aucun inconvénient à ce que nous tenions salon (littéraire) sur son blog ;)
      Evidemment, il faudrait s’entendre sur ce qu’on entend par « panache ». Pour en revenir à Marius Jacob, il cambriolait par idéologie, non par goût du luxe facile, d’une part ; d’autre part, et pour citer une anecdote connue à son sujet, un jour qu’il avait entrepris de cambrioler une dame de la noblesse, il s’était rendu compte qu’elle croulait sous les dettes, et il était reparti de chez elle en lui laissant de l’argent ! Voilà ce que j’appelle du panache !

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    5. Erudite, érudite… il faut le dire vite. Forcément, mon insatiable curiosité m’amène à fourrer mon nez partout, et comme il me reste un peu de mémoire, j’arrive à faire illusion… en tout cas je me fie à ton avis, Galéa, et n’inscrirai pas ce livre dans la liste de mes projets de lecture. ;)

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  21. C'est mieux qu'esprit d'hiver quand même, non ? Je dis ça mais en même temps je n'ai pas du tout l'intention de le lire ;)

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    1. oui c'est mieux quand même...mais bon, s'il gagne, j'aurais la mort hein?!

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  22. ...eh bien moi, à ma grande surprise j'ai aimé !
    Je me suis laissé embarquer avec Sulak , qui avait du panache à revendre , si si, et la "geste" de Jaenada et de son personnage a beaucoup de sincérité et de "fraicheur" (entre super-guillemets ;))
    Savoir être Edgar de la Cambriole pendant dix ans sans jamais verser le sang relève l'exercice à des hauteurs dignes d'intérêt, tout de même
    Et la peinture des années 80 n'est pas sans saveur .
    Ok avec vous pour le style relâché, oui, bien sûr... Mais alors là J'AI UNE QUESTION !!
    Pourquoi Jaenade est-il présenté en catégorie Roman (oui j'ai bien vu que c'est ce qui est écrit sur la couverture , son éditeur ne veut pas de procès , lol !) alors que c'est clairement un Document ??? (sujet pris ds la vie réelle,documentation digne d'une enquête, souci de véracité, même s'il y a parti pris , oui j'ai bien vu!)
    Et par la même occasion , pourquoi "Ailleurs" de Russo est-il LUI classé document alors qu'il appartient à la cause littéraire , et partant au roman ? (sinon Proust va en Document parce qu'il écrit son autobiographie , ah ah?!)
    Je m'en vais de ce pas râler auprès de ELLE !
    (mais là au moins , j'ai découvert un auteur que je ne connaissais pas , pour un bouquin que je n'aurais pas acheté , et qui m'a agréablement surprise; donc ils ont bien fait leur boulot, non?)
    bises
    Mior

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    1. Y 'a du vrai Mior dans ce que tu dis...je pense qu'il ne peut vraiment pas prétendre au document, puisque des pans entiers de la vie de Sulak sont écartés, je pense aussi qu'il se permet 2 ou 3 hypothèses qui pourraient mener au procès (en particulier sur le maire de ma bonne ville qui aurait aidé un voyou à s'enfuir d'un commissariat sur sa moto)...et surtout parce que je ne suis pas du tout certaine que Sulak ressemble à ce qu'en a fait Jaenada...
      Mais si tu as passé un bon moment, je pense que comme tu le dis, ils ont bien fait leur boulot chez ELLE
      Des bises

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    2. Moi mon hypothèse c'est que le bouquin est tellement béat avec sa seule source ou presque, qu'ils ont pas osé le sortir en document. ;) Ça évite des retours objectifs. Mais j'ai beaucoup aimé.

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    3. Complètement d'accord Coralie (sauf la fin hein!!!!)

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  23. moi c'est justement parce que je suis une jeune fille rangée issue d'un milieu tranquille et respectueux des lois (et aussi d'une famille de fonctionnaires;-))) que j'ai apprécié ce livre -qui est effectivement très hagiographique- sur Sulak... les réflexions de Jaenada ne sont pas toujours hyper pertinentes ou classes, mais elles donnent un côté très vivant au livre, que j'ai vraiment lu avec plaisir. ok, Sulak n'est pas vraiment un modèle de conduite, mais il a le mérite d'être (ou tout du moins d'être présenté comme) un personnage non-violent, intelligent et attachant. Ce n'est pas de la haute littérature, mais comme Mior, j'ai été agréablement surprise par un livre que je n'aurais pas acheté, voire même pas lu sans le Prix.

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    1. oui Maxi vav' je comprends, sauf que moi le côté "vivant" je le trouve sur les blogs d'humeur que je suis sur la Toile, où je me régale parce que j'aime les blogueurs qui les tiennes ...et là, le match de foot de son fils, ou l'anniversaire dans un garage m'intéressent nettement plus.
      Vous ne me convaincrez pas les filles, mais je vous aime quand même....

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  24. Ca ne me tentait déjà pas avant, mais après ton billet Sulak n'a plus aucune chance !

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    1. j'ai envie de dire: "tant mieux Malika" car je me sens très seule sur ce coup là!!!!

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  25. D'après ce que tu en écris, et surtout à la lecture de ton 5e paragraphe (je suis moi aussi fille de petits fonctionnaires) : http://www.youtube.com/watch?v=oLVqGevyzUI (je précise que l'effet est produit avec la bouche. Je ne voudrais pas que tu penses que je me permettrais une telle vulgarité.).

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  26. Hello Galéa
    Serait-ce la première fois (ou en tout cas une des très rares fois) que je me glisse chez toi ? !
    Mais j'aime suivre les avis éclairés de Miss Aspho et de MTG !
    Et bien, suis ravie, nous avons la même éducation !! Mind a dû penser la même chose aussi, sur mon compte !

    Tu es dans le Jury du Grand Prix des lectrices de Elle, wahou ! trop bien !
    Ce doit être une belle aventure même c'est contraignant et un peu indigeste pour certains livres.
    J'aimerais bien tenter, un jour, ce genre d'aventure.

    Quand à l'auteur, je ne le connais et ce qui tu dis du livre ne me tente pas à le découvrir, pour le moment.

    Bravo pour ton billet plein d'humour et pour ta plume alerte.
    Bises de Lyon

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    1. Soène, je pense que c'est la première fois que je te vois par ici, je suis vos échanges de comm chez Aspho et MTG...donc merci de passer. Et j'ai une tendresse toute particulière pour Lyon...
      Je file découvrir ton blog
      Bises

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  27. Zut, je viens de tomber dessus à la bibli ! Pas sûre que ce soit une bonne prise du coup :-) Les histoires de gangster peuvent m'amuser, mais si on en fait un style de vie "contre", ça me gave un peu. Bref, je le renderais peut-être plus tôt que prévu ;-)

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  28. tu sais Céline qui si j'étais honnête (ce qui est ma qualité principale), je rappellerais que ce livre a fait plus d'heureux que de râleurs...donc peut-être l'aimeras-tu...

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  29. Argh. Rude matinée pour moi (je reviens du blog d'Enna). Vous dites, Galéa, que vous vous sentez "très seule sur ce coup-là", j'aimerais bien vous croire, mais si oui, c'est que je n'ai pas eu de bol : tout à l'heure, j'ai tapé "Sulak Elle" sur Google (parce qu'on m'a demandé qui avait écrit la critique du livre dans le magazine en septembre et je ne m'en souvenais plus) : je ne tombe que sur des lectrices du Prix qui n'ont pas aimé le livre – mais alors pas aimé du tout. (Je suis au fond du gouffre – non, sans rire, ce n'est pas évident à encaisser, c'est un peu comme si on me disait : "T'es pas vraiment intéressant, comme type, tu sais, t'es un peu lourd, Philippe, et prétentieux, et pas drôle, et ennuyeux" ; mais c'est le jeu, je sais bien.) Bon, évidemment, j'accepte – bien obligé, cela dit – toutes les critiques sur le style, les parenthèses, la construction du roman, mon affection trop marquée pour Sulak. Mais je voudrais juste, parce qu'il y a plein de choses intéressantes dans la critique et les commentaires, ce qui est loin d'être toujours le cas ailleurs, je voudrais juste préciser objectivement, du moins j'espère, quelques points. Ce qui me fait surtout de la peine (sérieux) dans ce qui est dit au-dessus, c'est ce mépris que j'aurais pour les "petites gens". Non seulement c'est faux, mais c'est même pile le contraire. Je ne fréquente que ce que vous appelez des petites gens : des guichetiers de la Poste, des comptables, de province ou pas, des fonctionnaires de Police. Je passe mes journées, du moins quand je ne suis pas chez moi, avec eux (en plus, ça tombe bien, parce que vraiment, parmi ces gens qui sont les seuls que je côtoie régulièrement (au bar en bas de chez moi), il y a un guichetier de la Poste, un comptable et deux fonctionnaires de Police). Ce sont quasiment les seules personnes qui m'intéressent, dans la vie, les seules avec qui j'aime discuter. On ne peut pas dire que je les méprise, je vous assure. (Quand, à propos de la policière odieuse (elle l'était, croyez-moi (ou croyez Thalie, la compagne de Sulak), et je n'ai pas écrit tout ce qu'elle lui a dit, à Thalie), je parle du guichetier de la Poste amateur de maquettes, ce n'est pas que je "méprise" les guichetiers de la Poste ni les maquettes (je le jure), c'est que ce qui motive la hargne et la cruauté de cette femme, je suppose, c'est une sorte d'amertume causée par une vie monotone et triste, et d'envie, de jalousie à l'égard de ceux qui vivent de manière plus aventurière – c'est une hypothèse, bien sûr, mais on a le droit. Or, sans le moindre mépris, on peut quand même dire que l'existence d'un guichetier de la Poste qui passe son temps libre à faire des maquettes n'est pas des plus excitantes, si ? Il n'y a aucune condescendance là-dedans. J'aurais aussi bien pu parler d'un écrivain qui passe 23h sur 24 enfermé chez lui et l'heure restante au bar d'en bas.) Très sincèrement, je n'aime pas les gangsters a priori, et je suis personnellement le contraire d'un gangster – plutôt trouillard, rangé, casanier, vie plan-plan au possible.
    (Zut, il faut que je publie en deux fois, c'est trop long.)

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  30. Ensuite (désolé, c'est interminable), pourquoi dites-vous, Valérie, que les digressions ne sont pas du second degré (vous sous-entendez même que je l'aurais expliqué moi-même) ? Bien sûr, on ne peut pas dire que je moque de tel ou tel auteur (si ce n'est de moi), ou du principe de la digression (car la digression, pour moi, c'est la vie), mais on ne peut pas dire non plus que c'est du premier degré. Quand j'interromps les aventures périlleuses d'un gangster pour dire que j'ai mal au genou, quand je mets une parenthèse au milieu d'une tentative d'évasion pour dire que j'ai eu mon Bac, accordez-moi le crédit de ne pas imaginer que cela puisse être du premier degré...
    Enfin, Madame Zèbre à Pois, Sulak avait, oui, le même genre de panache que Marius Jacob. Si une vendeuse paniquait ou faisait une crise de nerfs, il partait aussitôt, sans rien prendre, expliquant qu'il y avait d'autres supermarchés, d'autres bijouteries, que ça ne valait pas le coup de mettre quelqu'un dans un état pareil. En voyant une jeune cliente effondrée de se faire braquer juste au moment où on allait lui offrir la bague dont elle rêvait, il lui a glissé discrètement le diamant dans la poche en partant. Il a donné à ses amis, à sa famille, la majeure partie de l'argent qu'il a volé. (Quand il est mort, il n'avait pas un centime caché où que ce soit.) Il ne fréquentait que des gens comme vous et moi. Il n'a jamais voulu se mêler au milieu des affaires, de la politique, du show-business (il n'a pas cherché à côtoyer Belmondo, ami de son complice, il s'est tenu soigneusement à l'écart de la famille Delon). Il n'aimait pas le luxe, Galéa, ce n'est pas vrai (et je m'en veux si c'est l'impression que donne le livre). Il aimait le ski, comme tous les autres sports, et s'il skiait en Suisse c'est parce qu'il était recherché par toutes les polices de France. Il achetait des voitures d'occasion (c'est d'ailleurs ce qui l'a perdu), des Mercedes parfois (c'est confortable et ça va vite), mais aussi des Renault ou des Lada. Il a dû boire huit verres de champagne dans toute sa vie. Il logeait dans des hôtels "normaux", ou de petits appartements. Bref, ce n'est pas pour le "défendre", encore une fois son principal défaut à mes yeux est qu'il ait été gangster – je n'ai pas écrit un livre pro-gangsters et anti-honnêtes, vous êtes injuste, j'ai écrit un livre pro-Bruno Sulak, ça c'est vrai –, c'est juste pour essayer de rétablir la vérité de sa vie. Bon, j'espère ne pas avoir saoulé tout le monde.

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    1. ...Quand même je pense que le livre donne l'impression tout de même à un moment qu'il aime le luxe, oui. J'ai même pensé qu'il avait eu une période bling-bling. Mais on comprend bien que ce n'est pas ce qui le fait avancer dans ses braquages en soi.

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  31. Rassurez-vous M. Jaenada, beaucoup de jurées ELLE/blogueuses ont aimé votre livre, et votre intervention au Salon du Livre m'a personnellement beaucoup plu (même si mon compagnon a moins aimé la dédicace "avec tout mon amour"!)

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  33. Qu'est ce que les lectrices sont "morales" voire moralistes ces temps ci ! Oui , c'est pas bien de voler, mais enfin, ce n'est pas de cela qu'il s'agit !! Jeanada conte, surprend, s'emballe , séduit ou exaspére c'est selon, laissez le vous toucher, cela ne vous oblige pas au passage à l'acte avec braquage dans la quinzaine à venir...merci Coralie pour ton argumentaire plus convaincant que le mien !

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  34. Cher Philippe Jaenada,
    Je suis à la fois flattée et mortifiée que vous soyez tombé sur mon billet. Flattée parce que jamais aucune auteur n'est venu se promener ici, et horrifiée parce que je me permets une totale mauvaise foi et partialité, justement parce ce blog est globalement peu connu du milieu littéraire.
    Je vous remercie d'avoir pris le temps d'écrire tout cela. Pour être honnête, je crois que l'amour d'un livre vient d'une rencontre entre un lecteur et un auteur à un moment donné. Peut-être que le moment n'était pas le bon, ou peut-être est-ce moi qui ne suis pas la bonne lectrice. Voyez-vous je me demande même si finalement, je n'ai pas quelque chose à creuser du côté de mes origines sociales (travail, honnêteté, ponctualité...enfin on essaie hein...), peut-être suis-je jalouse finalement de ceux qui choisissent de vivre autrement, avec danger et au mépris des règles de collectivités élémentaires.
    Il faut vous dire aussi que je suis une vieille dame, finalement un peu aigrie, très vieille école et passablement égocentrique (et vous savez bien qu'on reproche aux autres les défauts que l'on sait avoir; et je suis la reine de la digression, de la parenthèse et de l'allusion personnelle). Peut-être ne sais-je pas me lâcher et que c'est pour cela que je n'ai pas pu apprécier l'ensemble.
    Je dois aussi vous dire que j'ai révisé mon jugement (grâce à mes amies jurées): je ne pense pas que vous soyez prétentieux (je sais aussi que vous n'écrivez pas la même dédicace en chaîne à toutes vos lectrices et ça c'est rare). Malgré tout, pour moi les escrocs, les braqueurs, les voleurs d'argent restent des gens cupides, pour qui l'argent et la volonté d'en avoir envers et contre tout, est un moyen et une fin, et j'ai du mal à les trouver sympathiques (c'est mon côté fins de mois difficiles).
    Sachez Philippe (allez, à ce point on peut quand même tenter une familiarité), sachez que votre roman est aimé et même beaucoup ,par la plupart des jurées, je vous invite à aller lire les billets de Coralie, Eva, Mior ou Valérie (notre leader). Si moi je n'y ai pas été sensible (parce que je ne suis pas la bonne personne tout simplement), il a trouvé son public et vous avez des véritables groupies au sein du groupe. Aucun auteur ne fait l'unanimité (même Modiano...c'est dire...), ce qui ne remet pas en cause votre talent (je pense que vous l'avez compris en lisant les commentaires).
    Je vous souhaite donc une belle route avec Sulak, et je ne serais même pas malheureuse qu'il soit lauréat (peut-être même serais-je contente pour vous parce que vous m'êtes sympathique). Un livre existe parce qu'il est aimé, encensé et défendu...et le votre l'est largement (Enna et moi sommes des exceptions).
    Je vous propose donc de nous arrêter sur nos points communs (Modiano, PF, et nos digressions égocentriques) et de rester bons amis. Enfin, je vous présente mes excuses si je vous ai blessé, ce n'est en rien le but de ce blog.
    Une belle soirée à vous.

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  35. Oh, pas de souci, Galéa, je ne suis pas "blessé", je sais bien que c'est légitime quand on s'expose, je veux dire quand on donne quelque chose à lire (ou à voir, ou à entendre), c'est le principe, certains aiment, d'autres moins, d'autres pas du tout, donc aucun problème là-dessus. C'est juste que ça secoue, quoi, surtout quand vous avez écrit votre livre avec sincérité, en mettant dedans tout de vous, ou du moins tout ce qui est possible. Du coup, les critiques, quand elles sont un peu appuyées ou qu'elles paraissent injustes, c'est comme si tout à coup vous tombiez sur une vidéo de caméra cachée où des gens, lors d'un repas où vous n'étiez pas, parlent de vous : "Galéa, elle est prétentieuse, elle est vulgaire, elle se prend pour qui ? – Ah oui, je te le fais pas dire, je ne peux pas la supporter !" Ça secoue, donc. Mais bref, il est tout à fait normal que ce soit comme ça. Mes livres précédents n'ayant pas eu le même succès commercial (même si celui-ci reste très relatif), je n'ai pas souvent été confronté à ça. Mais j'ai des confrères, bien plus "gros vendeurs" que moi qui en prennent dix fois plus dans la tronche, de manière souvent violente, et je me dis qu'il faut quand même être sacrément costaud.
    Je comprends tout à fait vos réticences au sujet des origines sociales et des "règles de collectivité élémentaires". Je n'aime pas les voleurs, je vous assure (je suis même en ce moment en train de courir après l'un d'eux, sale type, pour essayer de le faire foutre en taule). Mais Bruno Sulak, justement, tout vient de là. D'où le début un peu long et peut-être fastidieux du livre (qu'on m'a d'ailleurs reproché quelques fois), car sa vie s'explique en fonction de celles de ses parents et grands-parents. Ses grands-parents travaillaient la terre et la fonte comme des bêtes et restaient pourtant extrêmement pauvres, avec le plus grand mal souvent à nourrir leurs enfants. Son père a perdu un bras pour les "intérêts de la France" (il a eu une petite médaille en échange), puis a bossé toute sa vie quinze heures par jour sans pour autant avoir de quoi s'acheter des cigarettes. Bruno a refusé ça. Ou a voulu les "venger", lui-même ne devait pas le savoir exactement. C'est très directement lié à cela. Et je sais que c'est pour cela que ses parents, qui sont toujours de ce monde, et qui sont l'honnêteté, la droiture et la notion de sacrifice incarnées, ne lui en ont pourtant jamais voulu.
    Sur un autre blog, vous parlez de mon style "relâché", et là, quand même, bouh, ça m'attriste. J'écris très lentement, deux pages maximum par journée de six ou sept heures d'écriture, je bosse énormément chaque phrase – je dis ça bien sûr en toute modestie. (Pour donner une impression de fluidité, de légèreté, parce que je ne supporte pas les phrases qui sentent l'effort, qui se veulent grande littérature, la "belle phrase" juste pour la belle phrase, pour épater le lecteur – "T'as vu comme je manie la langue, petite ?") Donc on peut dire, je ne sais pas, style ordinaire, parlé, liquide, simple, si vous voulez, mais relâché, ça fait le type qui ne s'est pas foulé – même pas vrai, j'te ferais dire.
    Bon, en tout cas, merci pour les bonnes choses, et sans rancune pour le reste.
    Ph.

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  36. Ha oui, Galea, j'ai tout lu! Tout cela reste courtois et c'est l'essentiel. Mon capital sympathie pour l'auteur est inentamé (je n'ai toujours pas lu Sulak) et mon capital sympathie pour toi aussi of course (je me souviens que tes hormones sont très high actuellement, donc restons prudents)
    (tu vois à quoi je passe les dimanches ensoleillés, lire les commentaires sur un billet de plus d'un an!)

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    1. Mais j'adore cette idée Keisha, ça rend le blog beaucoup moins consumériste punaise ;-)
      Et tant mieux pour ton affection intacte pour un auteur que tu aimes..;

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