mardi 4 décembre 2012

Infiltration dans la blogosphère: 7 semaines

Bientôt 2 mois que j'ai ma vie parallèle sur la blogosphère.

Je tire donc mes premières conclusions (je ne garantis rien quant aux qualité et pertinence de ce billet)

1: Les blogs sont presque exclusivement tenus par des filles, femmes, mères. L'un dans l'autre, ça tombe bien, j'en suis une! Mais une question se pose néanmoins. Pourquoi? Davantage de temps que les hommes? Introspection permanente? Vide social sidéral ? En ce qui me concerne, bloguer me fait prendre l'air. J'erre, je ris, je me révolte...en fait je m'aère virtuellement entre le travail, les machines, les purées, le ménage, le rangement, la préparation de Noël, les sorties d'écoles, les activités des enfants!

2: Depuis que je blogue, je travaille plus lentement et je lis beaucoup moins. C'est un fait (et pas le meilleur). Le temps que je passe sur mon blog est assez restreint (2 billets par semaine ne prennent pas des nuits à écrire ...même pour moi). En revanche, le temps que je passe sur celui des autres est ahurissant. J'avais fermé mon compte Facebook, trop chronophage (et moyennement intéressant), pour finir dans les délais mon travail. Peine perdue! J'ai consacré des après-midi entières à déambuler de blogs en blogs. 

3: Aucune de mes amies réelles ne connait Sous les galets. Mais j'ai rencontré de nouvelles copines virtuelles avec lesquelles j'ai, ou pas, quelques points communs. On se découvre à chaque billet, on en apprend un peu plus, on correspond en off. Evidemment, je prends le risque d'en perdre à mesure que j'avance, que je montre mes failles (et mes vices). On craint toujours de blesser quelqu'un par un livre qu'on n'a pas aimé ou une blague mal venue...

4: Ce blog m'accompagne sur le chemin de la modernité. C'est un blog nourrisson qui manque encore de tout. Par exemple, j'aimerais répertorier les sites sur lesquels je perds mes précieuses minutes de travail, j'ai trouvé le gadget, mais à chaque fois, ma mise en page saute. Je dois donc encore, humblement, faire mon chemin vers la maîtrise de Blogger. J'ai déjà réussi à lister les livres que j'ai lus depuis 7 semaines, ce n'est pas si mal.

5 : Je suis devenue une grande "fauteuse" d'orthographe, je n'ai pas toujours le temps de me relire convenablement. Je suis omnibulée par les fautes que je laisse, je les traque mais il y en a toujours une qui m'échappe. C'est une honte mais c'est comme ça.

6: J'ai découvert les règles de la vie parallèle de la blogo. Il y a des challenge littéraires (je tente celui de Colette, on verra bien), des blogs qui notent les blogs des autres (des concours de blogs en somme), des jeux questions que les blogueuses se renvoient entre elles (que j'aime bien, ça révèle des aspects des blogueuses mystérieuses). Bref un monde à part, avec ses codes, ses lois, ses dominants...L'avantage c'est qu'on n'est pas obligée d'adhérer à tout, on peut rester une blogueuse solitaire (enfin pas trop quand même)

7: avoir son blog n'empêche pas de sous-mariner (il y a encore des blogs où je n'ose pas laisser de message). Avant d'avoir mon blog  à moi, j'avais mes petits chouchous, sur lesquels je me jetais fébrilement. Un sur deux a quitté brutalement la blogo (où s'est éteint doucement) quand j'ai créé Sous les galets. Je n'y vois aucune relation de causalité, mais ça m'a fichue un coup quand même. Etre blogueuse c'est voir l'envers des blogs. L'envers d'un blog, c'est sa blogueuse. Il y a des blogs sublimes tenus pas des blogueuses moyennement sympathiques. Inversement, il y a des blogueuses très populaires qui prennent le temps de répondre, alors que franchement, elles n'ont pas besoin d'un blog débutant dans leur liste de favoris...et pourtant, elles ne sont pas avares d'un mot gentil. Et puis, il y a les vipères de la blogo, vipères anonymes qui distillent petites phrases méchantes et leçons de moral sur les blogs des autres. Elles ne sont jamais venues jusqu'à chez moi, mais je les croise sur les blogs des autres. Comme dans la vie réelle finalement, il y a des gens plus ou moins sympathiques.


 8: Enfin, comme dans la vie réelle, je ne me suis toujours pas trouvé d'identité virtuelle. Qu'est ce que ce blog? Je ne lis pas assez vite pour faire un blog littéraire. Je ne suis pas assez douée de mes mains pour présenter des choses que j'aurais créées de mes 10 doigts, inutile donc espérer un blog déco-créa. Ce n'est pas le malheureux bonnet en crochet que je me suis épuisée à faire pendant 15 jours qui m'a décomplexée. Je suis quelqu'un trop incertain pour faire une blog d'humeur, mes convictions politiques et sociales sont fluctuantes, je suis influençable et je ne sais pas convaincre. Ce n'est pas non plus un journal intime, je ne suis pas assez constante pour ça et mon intimité a un intérêt tout relatif. Ce n'est pas un blog familial, j'en ai déjà un (prétentieuse que je suis, c'est le niveau zéro du blog, pas de texte, pas de mise en page). Il est destiné à la famille éloignée, j'y balance régulièrement des photos ensuite téléchargées et exposées dans le salon de mes beaux-parents.

Donc, je ne sais pas bien ce qu'est ce blog, mais il a quelques lectrices, je ne connais réellement aucune d'entr'elles, mais ça me suffit. C'était ce que j'étais venue chercher. 
Ma fenêtre à moi sur le monde.

lundi 3 décembre 2012

La Résistance en portraits...

Joseph Kessel, L'Armée des Ombres 
Pocket, 2012, 221 p.
(1ère édition: Plon, 1963)
Je suis fascinée depuis ma plus lointaine adolescence par la Résistance, par cette lutte en pleine illégalité où on remettait en cause la police, la justice et la loi. L'histoire est écrite par les vainqueurs, mais le Résistant de base en ignorait l'issue. Cette période m'inspire de l'effroi et de l'admiration. Je suis donc toujours très attirée par cette littérature.

Joseph Kessel a trouvé un titre magistral. L'Armée des ombres, c'est à la fois la lutte et l'anonymat dans lequel se dilue la propre identité des personnages. Plus qu'une histoire, l'auteur livre une galerie de portraits tragiques de résistants. On les découvre donc par le prisme du chef de réseau, un certain Gerbier, qui lui-même laisse à la guerre une partie de sa superbe et de son flegme. Quand on se souvient que Kessel a écrit les paroles du Chant des Partisans et que son personnage principal n'arrive pas à chanter la Marseillaise devant le peloton d'exécution, on devine le clin d'oeil qu'il fait à son lecteur.

Mais surtout, L'Armée des Ombres crée le fascinant personnage de Mathilde dont la résistance révèle la force et la caractère. Mathilde, mère de 6 enfants qu'elle ne parvient pas à nourrir, s'engage dans la lutte souterraine avec la rage du matriarcat. Mathilde, chef pragmatique, organisé qui maîtrise ses nerfs et ses hommes sans sensiblerie. Mais Mathilde reste une mère et Mathilde chute. Sa fin est tragique et splendide. Je rends d'ailleurs hommage au film qui sut faire de cette dernière image un moment fidèle aux dernières pages du livre. 

Kessel n'idéalise pas les patriotes, il lâche aussi le glauque, le peur, l'envie de sang. Il ne tait rien du nécessaire détachement, de la dureté obligatoire pour continuer de vivre malgré l'horreur, la banalisation du meurtre. On sacrifie des individus pour la cause. Nous qui sommes en paix depuis deux générations, comment comprendre qu'on laisse un enfant de 12 ans entendre les suppliciés de la Gestapo pour conserver un oeil chez l'ennemi?

L'Armée des Ombres est un beau roman mais surtout un document historique, la beauté du style et du mot en plus. Kessel l'a écrit en 1943 à Londres, la guerre n'était pas encore finie. Et comme il  le rappelle dans son avant-propos "Tout ce qu'on va lire ici a été vécu par des gens de France".


L'Armée des Ombres ne rassure certes pas sur la nature humaine, mais lire une valeur sûre de temps en temps, ça fait vraiment du bien. 

P.S: pardonnez-moi les fautes, je poste en urgence...(je passe à un autre livre et j'aime faire les billets à chaud!...et j'ai beaucoup de retard dans mon travail )


jeudi 29 novembre 2012

Le paradoxe du mercredi

Tous les mercredis c'est pareil.

Je mets un point d'honneur à être disponible le mercredi, pour être là, à l'écoute, emmener les enfants aux sacro-saintes activités, prendre le temps de discuter en déjeunant, faire correctement les devoirs, éventuellement même ranger les chambres et finir le repassage.

Bref, je me dis qu'une bonne mère, le mercredi, est là, souriante et détendue.

Sauf que ça ne se passe JAMAIS comme ça.

Hier il pleuvait des trombes d'eau (ici nous ne sommes pas habitués). Je suis arrivée en retard au rendez-vous de 8h30 chez le médecin, je n'ai pas retrouvé la paire de demi-pointes avant le cours de danse, j'ai perdu mon sang-froid pendant les devoirs (pourtant j'ai crochetté en même temps pour canaliser ma tension), j'ai couru comme une dératée entre la fin du cours de danse de l'une et le début du cours de natation de l'autre, je me fait disputer par le maître nageur, les enfants se sont chamaillés pendant tout le déjeuner et ont fait la grimace devant ma purée.

En encore, j'ai échappé au goûter d'anniversaire et aux cascades au parc qui se finissent souvent soit par une blessure soit par une dispute. 

Quand le mercredi se termine, je suis éreintée, excédée et trempée. Je ne peux pas dire que j'aie passé une bonne journée, et les enfants non plus. Sans compter leur père (qui n'est jamais en repos pendant les vacances mais toujours en automne) qui m'a plus encombrée que soulagée. 


Pour moi, le mercredi c'est une épreuve. J'aimerais avoir le temps et l'envie de profiter de cette pause au milieu de la semaine, et à chaque fois j'en sors rincée!

Franchement, pourquoi je m'inflige ça, et comment font les autres...celles qui y arrivent très bien?

lundi 26 novembre 2012

Un village moldu

Comment ne pas lire le livre pour adulte de celle qui inventa Harry Potter? Celle qui a imaginé cette géniale école Poudlard ne pouvait pas ne pas me séduire une fois encore. Elle manie si bien les symboles et le second degré.

J.K. Rowling, Une Place à prendre, Grasset, 2012, 679 p.
La traduction exacte de The Casual vacancy aurait du être plus proche "d'un poste à pourvoir" ou d'une "vacation fortuite". Une Place à prendre suggère même une certaine légèreté. Que Nenni ! C'est un livre d'une étonnante noirceur.

L'histoire débute par le décès brutal d'un certain Barry Fairbrother, membre du conseil paroissial du petit village de Pagford, au Sud-Ouest de l'Angleterre. Comme son nom l'indique, le conseiller Fairbrother défendait la veuve et l'orphelin des Champs, cité pagfordienne qui ressemble à toutes les banlieues négligées. Contrairement à ceux qui rejetaient le quartier "social", Fairbrother défendait et tentait de maintenir le centre de désintoxication des Champs. Son décès, et la place de conseiller qu'il libère, remettent donc en cause l'équilibre du conseil paroissial.   

J.K. Rowling amorce son roman comme un épisode de l'Inspecteur Barnaby et on se prend à aimer cette curiosité malsaine des petites communautés après le décès d'un des leurs. Elle le poursuit ensuite façon Ken Loach...So British. Sauf qu'il manque un peu d'humour, de tendresse, de solidarité et d'affection dans cette peinture sociale.

Mais loin d'être un roman qui revisiterait la lutte des classes, il s'agit plutôt d'une lutte des sexes. Les hommes agissent, les femmes subissent dans Une Place à prendre.

Dans les rôles masculins, pas de  bienveillant Dumbledore, ni d'un tourmenté au grand coeur comme Sirius Black, pas non plus de démon maléfique à la Lord Voldemort. Rien de tout cela. Juste des hommes laids d'apparence et minables d'âme. On découvre Howard, obèse libidineux, qui pense que le trou qui lui sert de village est le centre de l'univers. Simon, employé cupide et menteur,  cogne régulièrement sa femme et ses fils pour soulager ses nerfs. Miles, un vieux beau bedonnant à l'intelligence limitée, ne doute toujours pas de son charme. Colin, proviseur paranoïaque  lutte tous les jours contre ses tendances pédophiles tandis que Gavin, éternel lâche de 30 ans, n'a plus aucune chance de réussir sa vie sentimentale ni sa vie tout court.  Une part belle est laissée aux adolescents mâles avec Fats et Andrews, qui, en  attendant leur dépucelage, fument des joints et harcèlent leurs camarades. Le seul auquel on pourrait éventuellement s'attacher est le petit Robbie, garçonnet de trois ans, pas encore propre, qui ne maîtrise toujours pas le langage, qui a déjà touché la laideur du monde, mais dont on espère malgré tout qu'il sera épargné. 


Chez les femmes, ce n'est guère plus réjouissant. Pas d'Hermione surdouée, pas de Mme Weasley qui tienne une maison chaleureuse, désordonnée et réconfortante. Les femmes du roman, Samantha, Tessa, Maureen ou Shirley, souffrent toutes d'un physique ingrat et d'un dévouement inquiétant à leur moitié. Il y a bien Kay, une assistante sociale, plus ou moins féministe, qui tente de rester fidèle à ses idéaux mais qui ne parvient pas à garder un homme. Parminder, médecin généraliste brillant, pourrait presque nous redonner espoir si elle faisait autre chose qu'humilier sa fille. Je passe sur Terri la droguée qui se prostitue pour acheter de l'héroïne tandis que sa fille Krystal, banlieusarde cabossée au vocabulaire réduit, pleure le défunt (on suit la vie sexuelle -consentie ou non- dans le détail le plus cru).Terminons sur Sukhvinder, souffre-douleur du lycée, qui plie sous les poids du complexe et du désespoir, et qui se scarifie les bras à la nuit tombée. J.K Rowling a choisi d'en  faire l'héroïne de la fin du roman.

Le plus étonnant est que la fin ne répond pas au début : le drame final, glauque, serait sans doute advenu sans la mort de Fairbrother. C'est la victoire du déterminisme social et matrimonial : les pauvres n'ont aucune chance de s'en sortir, ni les mal-mariées d'avoir une autre vie. 

Certes, les sentiments humains sont remarquablement abordés, l'auteur décortique tout ce qui interfère dans les émotions et les agissements de chacun. En cela, bien sûr c'est assez brillant. Disséquer à ce point ce qui fonde les rapports humains est toujours agréable à lire. Et on ne peut pas dire qu'on s'ennuie parce qu'on brûle de connaître la fin.

Mais rien de ce roman ne permet de croire dans l'être humain: des foyers malheureux et sans amour, des mariages qui dégringolent, des amitiés qui n'en ont que le nom. Un livre sur la cruauté ordinaire finalement. Il n'y a pas entre tous ces personnages ce petit supplément d'âme qui pourrait nous les rendre attachants. On lit, un peu navré quand même, les manoeuvres des uns et la chute des autres. Le beau Vikram qui plaisante avec ses enfants est tenu à distance du roman. J.K. Rowling dénonce un monde moche et égoïste.
Ce livre n'est pas seulement triste, il est désespérant. Quand on le referme, surtout au mois de novembre, on a besoin d'être avec les siens, d'observer ses enfants, de marcher au bord de la mer.  Hier après-midi j'avais besoin de me dire que la vie n'est pas aussi sinistre que l'écrit J.K.Rowling. 

Je me doutais depuis longtemps que la créatrice d'Harry Potter avait peu de foi dans le genre humain et moldu. Je m'attendais quand même à davantage d'espoir.

Aux vues de mes deux dernières semaines, je pense maintenant me retourner vers les valeurs sûres pour me requinquer avant Noël. 

mardi 20 novembre 2012

C'était mieux avant?

Je fais partie des gens qui, tout le temps, trouvent que "c'était mieux avant". Je suis la mère qui, à la sortie d'école, se plaint du niveau de grammaire et orthographe des élèves. Je regrette en permanence que l'école ne soit plus l'ascenseur social d'autrefois. J'ai été l'enseignante horrifiée de voir qu'on pouvait ignorer le nom des grands auteurs classiques. Je me désole des incivilités et de la vulgarité en pensant que c'est un mal moderne. Je n'aime que les vieilles pierres, je n'ai jamais voulu habiter dans du neuf parce que je trouvais les plafonds trop bas et les salons trop petits. Je suis convaincue d'être née un siècle trop tard. Il y a 100 ans, ma ville était la plus belle d'Europe, elle est aujourd'hui défigurée. Je préférais Canal + avant. Je suis celle, qui pénible à souhait, se plaint en permanence du temps qui passe. Bref, je suis la copine ringarde qui collectionne les cartes postales anciennes et qui milite contre la pollution et les additifs alimentaires. 

J'ai conscience de mon immense mauvaise foi.

Ceci dit, de la modernité, je n'ai tiré aucun avantage. J'habite au troisième sans ascenseur, j'ai la phobie des avions, on m'a toujours posé la péridurale trop tôt ou trop tard. Des progrès de la médecine je n'ai connu que des accouchements déclenchés parce que j'avais dépassé le terme. L'informatique est pour moi une gageure, je ne compte plus les ratés professionnels à cause d'un PDF incompatible, ni les mails trashés par inadvertance. J'ai fermé mon compte Facebook et mis 6 mois à comprendre comment fonctionnait mon i-phone.

Mais ça c'était avant que je découvre You Tube.

Depuis petite, je suis catégorisée comme celle qui n'est pas "spécialement manuelle". Impatiente, brutale et un peu capricieuse. Ma grand-mère a renoncé à m'apprendre à coudre, ma maman à tricoter. Ce que l'Education Nationale appelle "motricité fine" est pour moi un Graal inaccessible. Contrairement à d'autres, j'ai toujours vécu très mal de ne pas savoir faire de jolies petites choses. 

Un jour, j'ai décidé de m'atteler au crochet. Et grâce à Internet, j'ai compris les bienfaits de la modernité. J'ai lutté pendant des jours, fait, défait, refait 100 fois. Je me suis repassée la vidéo sous le regard compatissant de mon mari et goguenard de mes enfants, jusqu'à ce que j'arrive à le terminer. Alphonsine m'avait conseillée de commencer par une écharpe pour poupée, elle avait raison. Le bonnet c'était vraiment un gros défi. 

 Et j'y suis arrivée. Il ne faut pas y regarder de trop près, mais c'est fini. C'est irrégulier, il y a quelques trous, bref, personne imaginera que je l'ai acheté aux Galeries Lafayette, et je ne suis pas bien sûre de le porter cet hiver. Mais je l'ai fini.

Donc non, ce n'était pas mieux avant. Avant je serais restée dans mon costume de "celle qui ne fait rien de ses 10 doigts". La route est encore longue pour faire quelque chose de correct et portable, mais ça y est, j'ai lancé la machine. Mon meilleur ami est maintenant You Tube qui me répète à l'infini ce que je peine à comprendre.

Alors non, ça m'arrache de le dire, mais ce n'était pas forcément mieux avant. 

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