Bientôt 2 mois que j'ai ma vie parallèle sur la blogosphère.
Je tire donc mes premières conclusions (je ne garantis rien quant aux qualité et pertinence de ce billet)
1: Les blogs sont presque exclusivement tenus par des filles, femmes, mères. L'un dans l'autre, ça tombe bien, j'en suis une! Mais une question se pose néanmoins. Pourquoi? Davantage de temps que les hommes? Introspection permanente? Vide social sidéral ? En ce qui me concerne, bloguer me fait prendre l'air. J'erre, je ris, je me révolte...en fait je m'aère virtuellement entre le travail, les machines, les purées, le ménage, le rangement, la préparation de Noël, les sorties d'écoles, les activités des enfants!
2: Depuis que je blogue, je travaille plus lentement et je lis beaucoup moins. C'est un fait (et pas le meilleur). Le temps que je passe sur mon blog est assez restreint (2 billets par semaine ne prennent pas des nuits à écrire ...même pour moi). En revanche, le temps que je passe sur celui des autres est ahurissant. J'avais fermé mon compte Facebook, trop chronophage (et moyennement intéressant), pour finir dans les délais mon travail. Peine perdue! J'ai consacré des après-midi entières à déambuler de blogs en blogs.
3: Aucune de mes amies réelles ne connait Sous les galets. Mais j'ai rencontré de nouvelles copines virtuelles avec lesquelles j'ai, ou pas, quelques points communs. On se découvre à chaque billet, on en apprend un peu plus, on correspond en off. Evidemment, je prends le risque d'en perdre à mesure que j'avance, que je montre mes failles (et mes vices). On craint toujours de blesser quelqu'un par un livre qu'on n'a pas aimé ou une blague mal venue...
4: Ce blog m'accompagne sur le chemin de la modernité. C'est un blog nourrisson qui manque encore de tout. Par exemple, j'aimerais répertorier les sites sur lesquels je perds mes précieuses minutes de travail, j'ai trouvé le gadget, mais à chaque fois, ma mise en page saute. Je dois donc encore, humblement, faire mon chemin vers la maîtrise de Blogger. J'ai déjà réussi à lister les livres que j'ai lus depuis 7 semaines, ce n'est pas si mal.
5 : Je suis devenue une grande "fauteuse" d'orthographe, je n'ai pas toujours le temps de me relire convenablement. Je suis omnibulée par les fautes que je laisse, je les traque mais il y en a toujours une qui m'échappe. C'est une honte mais c'est comme ça.
6: J'ai découvert les règles de la vie parallèle de la blogo. Il y a des challenge littéraires (je tente celui de Colette, on verra bien), des blogs qui notent les blogs des autres (des concours de blogs en somme), des jeux questions que les blogueuses se renvoient entre elles (que j'aime bien, ça révèle des aspects des blogueuses mystérieuses). Bref un monde à part, avec ses codes, ses lois, ses dominants...L'avantage c'est qu'on n'est pas obligée d'adhérer à tout, on peut rester une blogueuse solitaire (enfin pas trop quand même)
7: avoir son blog n'empêche pas de sous-mariner (il y a encore des blogs où je n'ose pas laisser de message). Avant d'avoir mon blog à moi, j'avais mes petits chouchous, sur lesquels je me jetais fébrilement. Un sur deux a quitté brutalement la blogo (où s'est éteint doucement) quand j'ai créé Sous les galets. Je n'y vois aucune relation de causalité, mais ça m'a fichue un coup quand même. Etre blogueuse c'est voir l'envers des blogs. L'envers d'un blog, c'est sa blogueuse. Il y a des blogs sublimes tenus pas des blogueuses moyennement sympathiques. Inversement, il y a des blogueuses très populaires qui prennent le temps de répondre, alors que franchement, elles n'ont pas besoin d'un blog débutant dans leur liste de favoris...et pourtant, elles ne sont pas avares d'un mot gentil. Et puis, il y a les vipères de la blogo, vipères anonymes qui distillent petites phrases méchantes et leçons de moral sur les blogs des autres. Elles ne sont jamais venues jusqu'à chez moi, mais je les croise sur les blogs des autres. Comme dans la vie réelle finalement, il y a des gens plus ou moins sympathiques.
8: Enfin, comme dans la vie réelle, je ne me suis toujours pas trouvé d'identité virtuelle. Qu'est ce que ce blog? Je ne lis pas assez vite pour faire un blog littéraire. Je ne suis pas assez douée de mes mains pour présenter des choses que j'aurais créées de mes 10 doigts, inutile donc espérer un blog déco-créa. Ce n'est pas le malheureux bonnet en crochet que je me suis épuisée à faire pendant 15 jours qui m'a décomplexée. Je suis quelqu'un trop incertain pour faire une blog d'humeur, mes convictions politiques et sociales sont fluctuantes, je suis influençable et je ne sais pas convaincre. Ce n'est pas non plus un journal intime, je ne suis pas assez constante pour ça et mon intimité a un intérêt tout relatif. Ce n'est pas un blog familial, j'en ai déjà un (prétentieuse que je suis, c'est le niveau zéro du blog, pas de texte, pas de mise en page). Il est destiné à la famille éloignée, j'y balance régulièrement des photos ensuite téléchargées et exposées dans le salon de mes beaux-parents.
7: avoir son blog n'empêche pas de sous-mariner (il y a encore des blogs où je n'ose pas laisser de message). Avant d'avoir mon blog à moi, j'avais mes petits chouchous, sur lesquels je me jetais fébrilement. Un sur deux a quitté brutalement la blogo (où s'est éteint doucement) quand j'ai créé Sous les galets. Je n'y vois aucune relation de causalité, mais ça m'a fichue un coup quand même. Etre blogueuse c'est voir l'envers des blogs. L'envers d'un blog, c'est sa blogueuse. Il y a des blogs sublimes tenus pas des blogueuses moyennement sympathiques. Inversement, il y a des blogueuses très populaires qui prennent le temps de répondre, alors que franchement, elles n'ont pas besoin d'un blog débutant dans leur liste de favoris...et pourtant, elles ne sont pas avares d'un mot gentil. Et puis, il y a les vipères de la blogo, vipères anonymes qui distillent petites phrases méchantes et leçons de moral sur les blogs des autres. Elles ne sont jamais venues jusqu'à chez moi, mais je les croise sur les blogs des autres. Comme dans la vie réelle finalement, il y a des gens plus ou moins sympathiques.
8: Enfin, comme dans la vie réelle, je ne me suis toujours pas trouvé d'identité virtuelle. Qu'est ce que ce blog? Je ne lis pas assez vite pour faire un blog littéraire. Je ne suis pas assez douée de mes mains pour présenter des choses que j'aurais créées de mes 10 doigts, inutile donc espérer un blog déco-créa. Ce n'est pas le malheureux bonnet en crochet que je me suis épuisée à faire pendant 15 jours qui m'a décomplexée. Je suis quelqu'un trop incertain pour faire une blog d'humeur, mes convictions politiques et sociales sont fluctuantes, je suis influençable et je ne sais pas convaincre. Ce n'est pas non plus un journal intime, je ne suis pas assez constante pour ça et mon intimité a un intérêt tout relatif. Ce n'est pas un blog familial, j'en ai déjà un (prétentieuse que je suis, c'est le niveau zéro du blog, pas de texte, pas de mise en page). Il est destiné à la famille éloignée, j'y balance régulièrement des photos ensuite téléchargées et exposées dans le salon de mes beaux-parents.
Donc, je ne sais pas bien ce qu'est ce blog, mais il a quelques lectrices, je ne connais réellement aucune d'entr'elles, mais ça me suffit. C'était ce que j'étais venue chercher.
Ma fenêtre à moi sur le monde.








