vendredi 9 octobre 2015

LGL du 8 octobre : les orphelins, les femmes et un autre regard sur l'Histoire

- "C'est qui les invités ce soir?
- "Aucune idée, la semaine est passée vite, je n'ai pas creusé le sujet"

Voilà (comme dirait l'autre).
Il y a eu l'eau qui ne s'évacuait plus dans nos sols trop minéralisés, il y a eu mes varices qui n'en faisaient qu'à leur tête (et une contention force 4), il y a cette maîtresse qui chaque jour repousse l'élection tant attendue des délégués de classe de CM2, et puis il y a eu le tome 18 des Légendaires qui a traumatisé Numérobis. 

Du coup, on s'est retrouvé jeudi soir, sans aucune préparation préalable à LGL, l'Homme encore euphorique de son travail accompli sur les canalisations grâce à un furet de 7 m, nous voici tous les deux en mode touristes-incultes devant la télévision, à 20h45, sirotant péniblement un coca (à défaut de vin et de bière). 


On a réussi à manquer la présentation des invités, le nom des livres et le générique d'annonce. On arrive directement sur Carole Martinez et La Terre qui penche chez Gallimard. Carole Martinez, c'est une voix de fumeuse, un chignon relâché et une frange approximative. Pas de tenue à paillettes, pas d'esbroufe vestimentaire, bref elle a tout, absolument tout, pour me plaire. Au sujet de Martinez, je pense au billet d'Asphodèle (et pour situer Aspho à l'Homme je lui dis goulag, Fitz, anniversaire en août, vapoteuse et Vendée). 
-"Martinez est plutôt populaire sur la blogo tu sais" 
-"Et toi, tu l'as lu ?"
- "Non".


C'est l'histoire de la mort d'un enfant de 12 ans. l'Homme s'inquiète "ça va aller?", "oui oui".
On plonge dans le XIVe siècle, la toute fin du Moyen-Age avec la guerre de 100 ans et la Grande Peste.  Je sens l'Homme qui réagit, qui mastique moins vite, il adore le Moyen-Age et les médiévistes.

Martinez, elle, nous parle des grands fléau divins médiévaux, ceux dont on apprend qu'il marque le monde qui change. J'aime aussi cette période troublée et troublante d'autant que de l'histoire, ou plutôt des histoires , Busnel nous dit que "c'est au lecteur de trouver le lien". Comme dirait Attila, c'est chouette les auteurs qui parient sur l'intelligence de leur lecteur. Carole nous parle alors d'une  certaine Blanche, orpheline de mère, qui veut, au XIVe siècle, lire et écrire, signer de son nom, se rebeller face à ce qu'on impose à son sexe. L'Homme me dit "il a l'air pas mal" (Oui, à force de ne faire que des filles l'Homme devient de plus en plus sensible à la cause des femmes). Le moyen de se rebeller, c'est l'accès au Verbe. Merveilleux sujet d'actualité, et pas si moyenâgeux que cela. 


Khaddour intervient, Mabanckou acquiesce. On nous parle de se libérer par l'écriture. Et si la poésie au Moyen-Age avait été un moyen de domination? Un point de vue complètement à contrecourant de ce qu'on apprend habituellement, l'amour galant comme un moyen de pression, la femme cantonnée dans son rôle d'attente. Rajoutons à cela quelques secrets de famille et une figure que j'adore en littérature : le père. Le père dont la fille et héroïne "recoud" l'image. 


La Martinez touch selon Busnel, semble être une petite dose de surnaturel (l'Homme fait des bons sur le canapé), "le merveilleux est essentiel dans ma vie depuis que je suis toute petite" nous confie la romancière, et mon Homme de lui répondre via  la TV "mais moi aussi, c'est tout pareil" (oui l'Homme parle à la télévision et je ne rapporterai pas ici sa sa longue justification explicative au sujet de son arrière-grand-mère magicienne, car il m'en voudrait de dévoiler cette part de lui-même). Bref, si j'ai bien tout compris, La Terre qui penche, c'est une jeune femme au XIVe siècle, la volonté d'apprendre, l'ombre du père mais aussi une dame verte, une rivière, une terre qui penche...

L'Homme veut lire le dernier Martinez, je répète : l'Homme veut lire le dernier Martinez. Première fois de notre vie de couple qu'il fait la démarche de vouloir lire une romancière française. Cette soirée est totalement inattendue.

On passe alors à Alain Mabanckou et son Petit Piment au Seuil. Mabanckou c'est une expression orale débordante et des lunettes formidables. Une histoire qui commence dans un orphelinat, une sorte de prison d'enfants (ce qui vaut à Mabanckou d'être affublé de Dickens congolais - il y a pire comme référence). 

Et Mabanckou, d'une chose à l'autre, arrive à un sujet que j'ai fréquenté de près à un moment:  du tabou de la traite des noirs par les noirs. "Nous sommes tous comptables de la traite" nous dit-il, et il y a quelque chose la-dedans de vraiment grand, pour les historiens de la colonisation. Il nous parle de Petit piment comme d'un garçon puis un homme, ni du Nord ni du Sud, qui se réveille à sa propre conscience et qui grandit sur les terres congolaises. 

Mabanckou c'est un feu d'artifice d'expressions métissées (comme la "grosmotslogie"), du détournement des référence littéraire (les 3 moustiquaires), une mise en lumière de la langue congolaise, qui défend une autre sonorité, un autre rapport au verbe, aux mots et à leur fonction dans la vie et la société. 

La conversation est bonhomme et joyeuse, mais la gravité n'est jamais loin, "c'est un livre pour célébrer la rue africaine", le combat de la femme africaine, les prostituées qui nourrissent les orphelins congolais. Le bordel dans lequel se retrouve Petit Piment, dans la bouche de Mabanckou, est bienveillant et chaleureux. Petit Piment c'est un livre de pure fiction, selon François, et ça fait du bien.

Par conséquent, quand Hédi Kaddour prend la parole, on croit revenir à quelque chose de beaucoup plus classique. Avec son allure de professeur de fac (il a enseigné à l'ENS de Lyon), son absence totale de fantaisie vestimentaire, on se dit qu'on est en terrain connu avec les Prépondérants chez Gallimard. Mais on se trompe, déjà parce que l'action se déroule dans les années 20 (youhouuuuu Aspho tu as vu ça?) et dans une zone géographique non déterminée. Petit moment de flottement sur le canapé quand l'Homme me dit "tu vois "prépondérant "là comme ça, je vois à peu près, mais dans un titre, les Prépondérants, tu penses qu'il veut dire quoi exactement?". Alors que je tente péniblement de trouver une réponse intelligente, Kaddour vient nous explique que les Prépondérants sont des colons réactionnaires. 


Kaddour nous raconte finalement l'histoire d'une équipe de cinéma (américaine of course) qui va débarquer dans la petite société coloniale et remettre en cause un système. Dit comme ça, je suis déjà conquise, et encore plus quand l'auteur nous parle des femmes qui articulent le roman. Il cite particulièrement Rania, une veuve de guerre dont il nous raconte qu'elle s'est imposée à l'écriture, (on adore quand un auteur ne choisit pas tout dans son roman). Et quand Kaddour enchaîne sur Gabrielle Conti, géniale journaliste de l'entre-deux guerres, femme libérée et assumée, il se passe quelque chose...Parce qu'entendre un romancier masculin de presque 70 ans, qui a enseigné dans des établissements prestigieux,  nous mettre des femmes d'avant-garde sur un piédestal, c'est se dire que malgré tout, quelque chose a bougé à un moment. A quelques jours du 11 octobre, punaise que ça fait du bien. 


Sans compter que Kaddour, il paraît connaître parfaitement son sujet, la période et ses complexités. Il semble dénouer les subtilités de l'histoire (qu'on n'apprend pas spécialement dans le secondaire). Et quand il dit "je cherchais quelque chose de pas ordinaire mais qui reste vrai"...c'est exactement ce que je cherche en littérature: cette probabilité extraordinaire qui rend le lecteur heureux. Busnel conclut en demandant si Les Prépondérants constitue une chronique sur le désenchantement, mais peut-on raisonnablement ne pas lier le désenchantement aux années 20?...(et aux notres sans doute)

En transition, je me réjouis de la discussion entre les auteurs au sujet de leurs personnages: ceux qui s'imposent, ceux qui sont nécessaires, ceux qui mènent l'histoire, ceux qui sont les encadrent, et j'aime particulièrement le propos de Mabanckou sur l'utilité indispensable du personnage secondaire, sans qui le héros ne peut exister...des discussion comme celle-là, on en voudrait tous les jours. 

Enfin on termine avec James McBride, oreillette, chapeau mou, gros noeud papillon, anneau dans l'oreille et bouc soigné. Des yeux de petits garçons et une élégance irrévérencieuse... "un livre génial et magnifiquement écrit" nous vend Busnel (pour changer) au sujet de l'Oiseau du Bon Dieu chez Gallmeister. On notera l'effort de McBride de parler français (pas si fréquent et totalement respectueux), et même si on apprécie que Busnel lui conseille de repasser à l'anglais pour être compréhensible, on se dit qu'on est vraiment gâtés ce soir. Et oui, encore un orphelin et une histoire de ségrégation raciale. Un orphelin qui est en plus menteur, voleur, buveur, volage bref, un anti-héros du livre: et tout de suite forcément, surtout quand on se considère comme chef de loose, on se dit "pourquoi pas". McBride revendique un livre de caricatures des communautés noires-américaines qu'il critique autant qu'il les aime. La citation du livre par Busnel, nous laisse ahuris:  "la libération des noirs américains est-elle une invention de l'homme blanc?". C'est à la limite du croyable, tant c'est une autre voix, un autre point de vue...Mais que recèle ce livre si un extrait peut-être à ce point détonnant?

Un roman sur un enfant qui essaie de comprendre qui il est, et un auteur qui nous dit que "tout le monde doit faire des compromis ". C'est toujours étonnant et émouvant d'écouter les afro-américains parler de choses graves et profondes avec cette joie et cet humour qu'on pourrait prendre pour du détachement, alors qu'au fond c'est une posture pour supporter "que nous sommes tous victimes du passé".

Et puis, il y a ce moment de grâce avec les autres auteurs du plateau, fairplay et honnêtes, qui avouent avoir vraiment aimé ce livre décalé, cocasse et profond. Et pour une fois, François ne botte pas en touche, il a une nette préférence pour le McBride et ne le cache pas vraiment, sans que les autres ne semblent lui en tenir rigueur.

Fin en musique assez émouvante, qui met la joie en coeur avec McBride, son saxophone et son groupe. Bref, un air de gaieté, de franchise et de bienveillance ce soir...une bien belle émission...Heureux étaient ceux qui ont pu y assister en direct. C'était top. Rien à dire. Il n'y en aura pas cinquante d'aussi belles dans l'année, celle-là il ne faudra donc pas l'oublier trop vite.

Joyeuse semaine à tous. 

58 commentaires:

  1. bon, ben l'affiche ne m'attirait pas tant que ça, mais ton billet est tellement chouette, que je vais de ce pas visionner le replay!

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    1. oui je crois que celle là était vraiment chouette

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  2. J'approuve et j'applaudis des deux mains ce compte-rendu !
    Chez nous, il y a eu endormissement (côté masculin) après la prestation de Carole Martinez, mais réveil pour écouter Hédi Kaddour. Finalement Mr aimerait bien lire Carole Martinez et Hedi Kadour, et moi Mabanckou et McBride (parce que le Martinez, je l'ai déjà lu ! billet à venir, oui, oui)... mais cela risque d'être terrible pour le porte-monnaie si toutes les émissions de LGL se mettent à être aussi passionnantes !

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    1. Je pense que c'était vraiment un bon cru celle là, on avait envie de lire les 4...aurais-je manquer ton billet sur le Martinez, ou bien j'ai des trous de mémoire ?
      (entre temps, j'ai séché plusieurs semaines de suite LGL)

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    2. Non, tu ne l'as pas manqué, tu l'as même commenté... ;-)
      Dommage, tes compte-rendus me manquent (sauf quand il s'agit de celle d'hier soir, ou dans le même style) (mais tu nous referas des commentaires quand il reparlera de littérature ?)

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    3. Alors là vraiment pardonne moi Kathel, je n'ai pas ouvert l'ordinateur pendant 10 jours, je m'emmêle carrément les pinceaux à tout rattraper, et là je ne peux dire que : Mea culpa. Les deux derniers que j'ai lus sur le Martinez sont ceux de Tiphanie et Aspho, j'ai eu un trou de mémoire sur ceux que j'ai lus avant. Pardon, c'est vraiment inélégant de ma part.
      (oui, j'ai eu une petite baisse de régime, mais je m'y remettrai car en plus, il va attaquer des thématiques jeunesse et mon mari adore ça)

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  3. oui, je crois que c'est la seule que je vais écouter en replay : j vais m'y atteler ce week-end. D'abord parce que l'affiche est alléchante en auteurs et ce que tu en dis me tente encore plus. Bises (alors les élections de Pitchounette ?)

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    1. Tu me flattes Phili ;-) (elle a été élue, et ce n'est pas n'importe quoi pour nous)

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  4. Je vais peut-être lancer une OPA sur la télé jeudi prochain et ne plus me contenter de tes compte-rendus... Convaincre Mister T., ça va être "chaud patate" comme diraient mes filles.

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    1. Albertine, le mien a refusé depuis 3 semaines, surtout depuis qu'arts diffuse une série norvégienne un peu flippante.

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  5. Ah mais, pour l'amour courtois, ils auraient du m'inviter. J'ai étudié les troubaires à la fac et mon féminisme n'a fait qu'un tours. Mais bien sûr que sous couvert de poésie et de galanterie, il s'agit d'expliquer aux femmes quel est leur place, à la maison à attendre les hommes. Bref.
    Merci pour ce compte rendu de LGL que je ne regarde pas. Je suis bien tentée par le McBride.
    Sinon, il se passe quoi le 11 octobre ?

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    1. Bienvenue Paméla, oui je me souviens très bien de ce cours à la fac aussi, l'amour courtois ou comment cantonner la femme dans un rôle de muse et dans une posture d'attente.
      C'était un joke le 11 octobre, c'était la journée d'instruction des petites filles, ou un truc comme ça, et certains blogs avaient perdu toute figure en faisant un canular minable et honteux.

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  6. Je l'ai enregistrée et pour l'instant je n'ai écouté que Carole Martinez, c'est elle que j'attendais avec le plus d'impatience. Figure-toi que je pousse le vice jsuqu'à garder son livre précieusement dans ma PAL, parce que je pressens que je vais adorer et je veux faire durer e plaisir de l'attente ... pas jusqu'à Noël quand même, l'entendre hier soir va sûrement accélérer le mouvement. Voix de fumeuse peut-être, mais sur tout malade hier soir je pense. Et vu ce que tu dis, je vais continuer à me régaler. J'ai déjà rencontré Mabanckou deux fois, il est intarissable et super intéressant. Les autres je vais découvrir. (J'embrasse l'homme qui veut lire Carole Martinez !!!!)

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    1. oui c'était vraiment un beau moment littéraire cette LGL, je ne savais pas que Martinez était si populaire chez les blogueuses (en si je le savais mais pas à ce point là).
      Aifelle, je suis effondrée, je ne peux plus commenter ton blog, je lis tous tes billets mais je ne peux les commenter que sur FB c'est vraiment déprimant....

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  7. Les rares fois où je suis tombée qur la LGL, j'ai fui en courant, detestant entendre les auteurs se raconter et se mettre en scène. Mais tu veux que je te dise, chère Galéa, desormais je ne manque pas un seul de tes debriefings si piquants !!

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    1. Pour le coup Eliza, tu me ferais culpabiliser de ne plus être sur le coup ces dernières semaines ;-)

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  8. Très bonne émission en effet, d'un super niveau. Le seul problème c'est que ça m'a fait rajouter 4 titres sur ma LAL !

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  9. J'ai l'impression qu'il fallait bien ça après l'émission de la semaine dernière !!!

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  10. Bonsoir,
    Vos autres articles ne me donnaient pas plus envie que ça de regarder cette émission (j'aime beaucoup lire, je lis tous les jours, mais je n'aime pas spécialement ce genre d'émission), mais pour le coup, j'aurai bien regardé celle-ci !!
    En attendant, je note les livres... (Pour le Martinez, c'était déjà fait. J'ai lu "le cœur cousu" dont j'ai beaucoup aimé la 1ère partie, mais j'ai surtout adoré "Du domaine des murmures" il est magnifique !)
    Merci à vous et bonne soirée,
    Nathalie

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    1. Je crois que je vais commencer par celui-là, le "domaine des murmures" semble vraiment être l'entrée par laquelle découvrir Martinez.
      Merci beaucoup de votre visite et de votre commentaire Nathalie.

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  11. Je n'ose pas dire à l'homme "dans mes bras" parce que ça ne se fait pas et que c'est très blogo ça !!!! Mais le coeur y est ! Je suis heureuse qu'il ait au moins envie de la lire ! Je te préviens, prévois les 3 livres de cette auteure car s'il aime, il voudra tout lire !!! T'as vu Aifelle ? Elle retarde, c'est son dernier... Le merveilleux est vraiment sa "touche", c'est le parfum de ses livres, il nous suit à la trace. Je n'en dis pas plus ! Je n'ai pas pu faire mon billet cette semaine et encore moins aujourd'hui, la crève m'est tombée dessus, l'épuisement avec...mais ça va revenir ! Sinon j'adore comment tu me situes pour expliquer à l'Homme, je fais pareil avec ma mère qui se perd entre les prénoms et les pseudos ! Le McBride m'attire aussi et comme toi j'ai trouvé cette émission chouette, gaie, sans chichis ! Merci pour ce billet revigorant et je compatis pour les bas force 4 !!! Je te te fais de gros bisous♥

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    1. Si seulement, on en avait plus souvent des comme ça ;-)
      Moi aussi je te fais de grosses bises et je te tiens au courant pour l'Homme et Martinez.

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  12. J'ai survolé les interventions des deux premiers auteurs pour cause de discussion avec ma fille mais C.Martinez m'a vraiemnt donné envie de lire son livre. Il faut dire que j'ai un grand amour pour cette époque là. J'ai trouvé MacBride formidable que ce soit lorsqu'il a parlé ou lorsqu'il a joué.

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    1. Entièrement d'accord une Ribambelle. Et j'ai hâte de pouvoir regarder ça avec mes filles aussi.

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  13. On sent en effet que cette émission t'a plue, j'avais déjà noté le Carole Martinez dont j'ai beaucoup aimé les romans précédents, et après ton billet je retiens aussi Petit Piment qui m'a l'air intéressant, pour les deux autres je ne sais pas trop.

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    1. Le McBride a l'ait vraiment bien aussi (même si comme d'habitude, je vais attendre les pépites et les sorties en poche).

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  14. Ah, nettement mieux que la semaine passée !
    Bonjour à l'Homme

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  15. La semaine dernière je m'étais ennuyée. Ce jeudi je me suis endormie avant la fin :)
    Mais je voulais surtout voir Carole Martinez à cause de la déclaration d'amour d'Aspho et je n'ai pas été déçue.
    Tu en parles très bien, jusqu'à sa voix éraillée, cette femme a tout pour me plaire. Je vais lire ses romans.

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    1. Peut-être les lirons nous ensemble ma chère Louise ;-)

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  16. Quel bonheur on sent à la fin du billet, vous avez passé une belle soirée on dirait (avec des scoops!) Continue, parce que maintenant je suis accro à 'LGL chez Galéa'

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    1. C'est vraiment gentil Keisha, du coup je culpabilise un peu de m'être laissée aller ces dernières semaines.

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  17. Un conseil à l'homme qui veut lire Martinez, ne pas commencer par "La terre qui penche", mais par "Du domaine des murmures", sinon, on n'y comprend pas grand chose à la magie .... Et c'est une fan de l'auteure qui cause !

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    1. Oui merci Athalie, justement, je m'en doutais.....c'est dans cet ordre que je l'avais envisagé....

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  18. J'ai très envie de lire le roman de Carole Martinez, j'avais adoré "Le Domaine des murmures", mais j'ai déjà un autre roman d'elle dans ma PAL à lire avant...Le thème me parait passionnant en tout cas!
    Les autres me tentent moins...même si je suis intriguée par le roman d' Hédi Kaddour!
    Merci une nouvelle fois pour ce compte-rendu!

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    1. Avec plaisir Accalia....suis-je donc la seule à n'avoir jamais lu Martinez ?

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  19. Haha tes commentaires sur ton Homme me font bien rire à chaque fois. Hé bien voilà une émission que je regarderais bien en replay (notons que je n'ai toujours pas vu la dernière que je devais voir en replay aussi mais allons, c'est mon objectif de dimanche soir) !

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    1. Alors a girl ? Quel est ton verdict (6 semaines après, je sais, je suis ridicule dans mon temps de réponse)

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  20. J'ai trouvé que c'était la meilleure émission depuis le début de la saison. Oui, le McBride est bon et ce sera d'ailleurs une pépite pour moi.
    Cette émission m'a donné envie de lire le Mabanckou et le Martinez, dont les thèmes m'intéressent vraiment beaucoup. Bref, j'étais très enthousiaste devant ma TV jeudi soir !!

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    1. Oui et ton billet sur le Mc Bride était réjouissant ;-)

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  21. Alors moi c'est le Mabanckou que je retiens, pour le coup.
    (sinon, punaise, une grand-mère magicienne, c'est carrément génial ! )

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    1. Ah tu me diras alors...j'ai acheté Hhhh en pensant à toi ;-)

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  22. Bravo pour vos billets si détaillés , on peut lire tout le déroulement de cette émission que je n'avais pas le courage de regarder les années passées . Dorénavant je la regarde en replay sans m'ennuyer une seconde. J'avis beaucoup aimé cette de la semaine dernière , et pareil cette semaine. Merci beaucoup !

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    1. Merci à vous, ce sont des compliments qui me vont droit au coeur ;-)

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  23. Ah tiens, c'est hyper intéressant quand le présentateur sort de sa neutralité. J'ai du mal avec Gallmeister dont je salue pourtant la qualité mais ce n'est pas ma tasse de thé. Et Martinez, j'adore l'entendre mais ce côté surnaturel m'a rebutée dans le Coeur cousu alors que l'écriture est de grande qualité.

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    1. AH oui je comprends, moi je le supporte de temps à autre, avec Murakami par exemple, je finirai par me faire mon idée...;

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  24. Carole Martinez m'a bien plu dans une autre émission, en Belgique! Car je continue à bouder LGL :p

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    1. Je ne peux pas t'en vouloir Laeti , puisque moi-même je n'y vais plus depuis 3 semaines...

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  25. Mais dis donc ma petite dame, le coca c'est pas super recommandé pour your third ;)
    Bon, pour le Martinez, j'étais déjà convaincu, pas besoin de LGL pour me dire que ce sera une de mes lectures de cet hiver. Mais les Prépondérants, pourquoi personne n'en parle ? Ce roman a l'air absolument parfait ! Tout ce que j'aime !!
    Et pis cette fois, je connaissais tout le monde ! Alleluia !
    Et je l'aime bien Mc Bride. Je crois que j'ai lu un truc de lui il y a longtemps. Il faudra que je regarde.
    Bon, bientôt la prochaine émission, peut-être vaut-il mieux ne pas s'y préparer pour bien l'apprécier :)

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    1. Estelle si je t'écoute je ne mange ni ne bois plus rien, je pourrais faire un florilège des interdictions alimentaires que je découvre grâce à toi ;-)
      Dis donc tu as raison, les prépondérants passent un peu à la trappe en ce moment, alors qu'il était sur plein de listes de prix ;-)
      Des bises Estelle

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    2. Hahaha !! Tu sais que Facebook m'envoie des liens vers des publis sur les interdits alimentaires des femmes enceintes (surveillées par FB, non, jamais !). Nan mais sérieux, j'arrête ;^)
      (mais je m'aperçois que quand je suis enceinte, en fait, c'est une vraie obsession ! Il faudra que j'y pense la prochaine fois pour être moins stressée de l'assiette :D)

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    3. C'est marrant, plein de choses me stressent enceinte, mais j'ai toujours refusé cette psychose alimentaire, je ne m'interdis pratiquement rien de ce point de vue (certes j'évite les huîtres), j'ai sans doute tort, mais je ne peux pas supporter ça, c'est une chance d'avoir un bébé, et on se doit de passer cette période le plus joyeusement possible (tant qu'on peut évidemment). Ceci dit c'est de plus en plus répandu ces recommandations intempestives, plusieurs de mes copines, enceintes de leur premier en même temps que moi en ce moment, ne parlent que de ça.

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  26. Je n'ai pas pu encore voir l'émission et de tous ces auteurs sur le plateau ce soir-là, je n'ai lu que les livres de Carole Martinez, les trois ! Et ce dernier m'a comblé comme les deux autres, elle a l'art et la manière de m'emporter dans son monde si poétique, pourtant non exempte de violence, de sensualité, de revendication féminines dans un monde patriarcal. Et où l'écriture, le droit à l'écriture est si important et peut sauver une vie ! Quand elle nous a présenté son dernier opus à Caen et le "coeur" cousu" à Bayeux et "le domaine des murmures" à Saint Malo, à chaque fois j'ai été conquise !
    J'encourage vivement ton Homme à les lires, si il aime les contes, la magie, le surnaturel et me Moyen Age, bien sûr ! Le mien m'a enregistré l'émission, c'est déjà beaucoup !
    Bonne lecture à tous les deux, en chœur !

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    1. Décidément, Enitram, comment ai-je pu attendre aussi longtemps ?
      Des bises et merci de tes conseils

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  27. J'ai vraiment adoré cette émission. J'ai trouvé tous les auteurs intéressants. J'ai lu le Carole Martinez (très bon) et le James McBride (excellent) et j'ai été heureuse de découvrir deux autres auteurs :) Ils étaient tous respectueux du travail des autres, la meilleure émission depuis le début de cette saison :)

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