jeudi 24 août 2017

Mon immersion dans le service d'addictologie #2

Je m'appelle Galéa, j'ai 38 ans, et je suis addict aux réseaux sociaux.
Abstinente depuis 7 jours. 

C'est jeudi, le jour où je purge ma peine virtuelle dans mon groupe de parole. J'ai, pour l'occasion, décidé d'adopter une nouvelle stratégie en prenant la posture de la fille qui a compris son erreur et qui est prête pour une vie sans réseau. Pour faire crédible, j'avais opté pour un look zen, genre méditation, pour paraître débarrassée de la superficialité du monde (pantalon en lin et chasuble blanche; l'Homme m'a demandé pourquoi on avait l'impression que j'étais en pyjama).

A 8h45, nous attendons devant la salle des pestiférés, c'est un peu gênant, car en temps normal, nous aurions tous eu le nez dans l'Iphone, les pouces en action, mais bon, sevrage oblige, nous étions obligés  de rester comme des imbéciles les bras ballants et l'oeil éteint. Du coup, j'ai allumé une cigarette, c'était une mauvaise idée bien sûr, j'aurais pu me douter qu'on ne peut pas fumer dans l'enceinte d'un hôpital, j'ai passé un sale moment avec l'infirmière en chef.

Notre gourou est arrivé pile à l'heure (on a tous nourri l'espoir pendant 10 minutes qu'il soit empêché , mais non). Des 15 "patients" que nous étions la dernière fois, nous ne sommes plus que 8 (qui déjà regrettons d'être revenus).

Le gourou nous salue chaleureusement un par un, un peu comme un homme politique en campagne, et nous dit que le programme  démarre vraiment aujourd'hui.  Il nous informe que la règle est maintenant au tutoiement (Quelle horreur! déjà à 20 ans, quand je travaillais chez Mc Do, je ne supportais pas cela), et qu'il s'appelle Jean-Charles (alors que nous étions convaincus qu'il s'appelait Rahan).


Nous déposons sagement nos portables dans la petite corbeille, la fille qui avait été punie la dernière fois, a ostensiblement mis ses deux téléphones dedans. Il nous fait passer les papiers d'admission définitive à remplir chez nous. Au début, j'ai cru que c'était comme un dossier de cantine, d'inscription à la danse, au conservatoire, à la crèche etc ... (nom, âge, profession, n° de sécu...), mais ensuite je me suis demandée franchement si je n'étais pas chez les fous, avec 4 pages de questions complètement ahurissantes du style : "une discussion sur l'un des RS vous a-t-elle, à une ou plusieurs reprises, fait ajourner une tâche domestique, sociale ou administrative?"  (je ne vois pas le rapport) ou la très sympa : "vos enfants (ou quiconque sous votre responsabilité) ont-ils déjà été en danger suite à un manque de vigilance de votre part dû à une trop grande attention portée aux RS ? (accident de la route, chute de fenêtre, empoisonnement par produits ménagers?), comme si mes filles avaient besoin de ça pour faire des choses dangereuses...genre avaler des agrafes. A un moment je me suis demandée s'il n'y avait pas une caméra cachée.

Jean-Charles (je ne me fais pas du tout à son prénom qui ne correspond pas à sa coiffure) commence par nous demander comment s'est passée cette première semaine sans RS. Nous avons tous le nez dans la trousse, c'est le geek-expert comptable qui a le malheur d'être interrogé (ce type me paraît trainer une poisse extraordinaire, je l'envisage maintenant comme un éventuel paratonnerre). Il s'appelle Thibault mais par respect pour son anonymat, je l'appellerai Thierry. Il nous raconte que le matin il est désorienté au réveil (pareil), luttant contre le réflexe d'aller voir où en sont ses tweets subversifs (petits rires étouffés), que sa pause-déjeuner a été franchement triste toute cette semaine, il s'est retrouvé à lire la presse régionale pour agrémenter son repas, il a appris par coeur la carte des bus en attendant le sien, et est maintenant obligé de regarder par la fenêtre pendant ses 20mn de trajet. Dès qu'il a un moment de pause, il se retrouve démuni (tellement vrai, mes cafés- clopes sont d'une tristesse). Il est en pleine déclaration de TVA, avant il faisait des pauses Facebook pour se détendre, maintenant il fait d'une traite toutes les saisies, ce qui rend son travail encore moins supportable (pareil quand je fais le repassage).

Nous hochons tous la tête en coeur, solidaires dans notre désoeuvrement profond.

Jean-Charles nous regarde visiblement satisfait (ce type me fait peur):

"Merci Thierry de ta grande honnêteté, le but était d'identifier quels étaient vos moments dans la journée consacrés aux RS. Nous allons donc pouvoir attaquer le premier exercice de ce programme. 

Posture à la Busnel, jeu de cheveux, inspiration profonde.

"Je vous demande de penser à l'Acariâtre (silence de stupéfaction) , réfléchissez et visualisez-le: son ton, ses posts, ses photos. C'est celui de vos amis qui inonde les RS de ses plaintes, de ses mortifications, celui qui se plaint de la météo, de ses petits bobos, de la SNCF, de son voisin, de la Poste, de ses collègues, du prix du contrôle technique, du manque d'amabilité de la boulangère, pensez à cette personne qui vous n'avez jamais réussi à dégager de vos amis , et que Galéa, dans son courage immense, a sans doute masqué à un moment". Je fais comme si je ne savais pas qui était Galéa,  et lui réponds qu'on est tous à un moment ou à un autre "l'Acariâtre" de quelqu'un (j'appuie bien sur le mot pour lui faire comprendre à quel point je trouve cette appellation ridicule). Il ne me répond tout simplement pas (là tout de suite, j'ai envie de tirer sur sa queue de cheval). 

Il enchaine sur l'Autosatisfait. Là nous avons tous des yeux de bovins, on situe mal de qui il parle, la fille de 27 ans (qui, la pauvre, s'appelle Paméla), lui dit qu'elle n'en a pas dans ses amis. "Vraiment Paméla, tu n'as pas dans tes amis celui ou celle qui essaie en permanence de convaincre tous ses réseaux qu'il a mieux réussi sa vie que les autres ? Oh vraiment? Cherche bien. Une vague copine, ou un ancien fiancé qui publie 10 fois par jour des preuves qu'il a fait les bons choix, qu'il adore ce qu'il fait, qu'il est sur un projet de malade, qu'il rencontre des gens formidables, qu'il est archi bien dans son nouvel appartement, que ses enfants sont vraiment épatants, dès qu'il croise quelqu'un, il fait une photo où ça rigole, il clame partout qu'il est en accord total avec son moi profond ?". J'ai un peu le sentiment que Jean-Charles est dans la caricature, c'est le problème des gens qui parlent de ce qu'il ne connaissent pas. 

Il faut que je quitte ce programme au plus vite (d'autant que forcément, d'exemples en exemples, on finit bien par reconnaître un  "autosatisfait" dans ses "amis").

Jean-Charles qui a du hésiter entre être acteur ou travailleur social, prend une voix de plus en plus profonde, genre hypnotiseur du pauvre, et conclut, "enfin pensez à l'Inutile. Celui qui ne sert à rien. Là encore, on le regarde tous un peu inquiets. Il me fixe avec insistance, ce que je trouve tout à fait déplacé. "L'Inutile ne sait pas qu'il l'est évidemment, il pense vraiment que sa vie est intéressante, il publie 10 selfies par jour, nous raconte à quelle heure il va faire ses courses, ce qu'il va manger ce soir, s'il change de marque de lessive, il vous l'expliquera avec toutes les raisons adjacentes, s'il se met (ou pire s'il se remet ) au sport, il postera une photo, un détail de ses performances et un commentaire, sans se rendre compte que tout le monde s'en moque. L'Inutile prend les formules de politesse pour des marques d'affection.  Réfléchissez bien à la petite exaspération, certes bien vite passée, quand vous tombez pour la troisième fois sur son post. Rappellez vous ce soupir intérieur, destiné à vous même, quand vous perdez un temps précieux à lire cela. L'Inutile vous faire perdre votre temps. Et grâce à ce programme vous serez bientôt débarrassés de lui ou d'elle". 

Vu la manière dont il me fixe, soit Jean-Charles est subitement tombé amoureux de moi, soit il tente une expérience d'hypnose (cela m'est déjà arrivée avec l'anesthésiste qui gérait l'accouchement de Numérobis ce n'est pas un bon souvenir), soit il veut me faire comprendre quelque chose, mais vraiment, je ne vois pas quoi. 

Une espèce de silence pesant accueille cet exercice.
Jean-Charles est un repenti des RS, j'en suis sûre maintenant

"Vous êtes à présent débarrassés d'eux pour l'Eternité (je suis au bord du malaise, j'ai peur qu'il y ait de la drogue dans mon jus de pomme). Je vous demande de penser à ce que cette semaine de sevrage vous a apporté: Galéa par exemple? Ta maison est-elle mieux tenue ? (je ne vois pas bien pourquoi c'est à moi qu'il pose cette question ?), Paméla? as tu une meilleure qualité de sommeil maintenant que tu ne passes plus tes soirées les yeux rivées à ton écran de téléphone? 

"Pour la semaine prochaine, je vous demande de noter sur un carnet, tout ce que vous avez fait à la place de surfer sur Facebook, Twitter, Instagram, etc.... en notant les heures. Pour améliorer votre sevrage et le rendre supportable, il y a plusieurs astuces: discuter avec des vrais gens qui sont à côté de vous, faire des mots croisés, parler avec votre conjoint, vos parents, ou vos enfants, vous lancer dans des tâches ménagères, tricoter, crocheter, coudre (là il fixe une dame née dans les années 50 qui soutient son regard avec défi), faire vous-mêmes la vidange de la voiture, voire, pour les plus courageux, lire un livre. Bonne chance à tous, à dans 15 jours". (moment de joie dans l'assistance de savoir que ce ne sera qu'une semaine sur deux qu'on s'infligera cela).

Je murmure à Jean-Charles, parce que ça me turlupine quand même, mais en essayant de conserver un minimum de dignité, "Si je m'étais débarrassée de l'Inutile,  de l'Acariâtre et de l'Autosatisfait, j'aurais pu rester sur les RS sans problème finalement". Mme-Années-50-Qui-Ne-Raffole-Pas-DU-Crochet
m'approuve.

"Le problème Galéa c'est que l'Inutile, l'Acariâtre et l'Autosatisfait ne le sont pas en permanence, ils sont parfois  pertinents, drôles et cultivés, on s'y attache, c'est sans doute pour ça que tu ne les as pas dégagés, alors qu'ils te ramollissent le cerveau autant qu'une publicité de TF1. 

"Et la vraie question que tu dois te poser c'est: es-tu sûre surtout de n'avoir jamais été aucun des trois pour personne?"

Fin de la première vraie séance, il est 10h du matin, trop tôt pour se saouler (quoique). Je suis à la limite de me passer L'envie d'avoir envie de Johnny.

Ce qu'il ne comprend pas Jean-Charles, c'est que même s'il y avait un petit peu de vrai dans tout cela, il n'en reste pas moins que mes joggings n'ont plus la même saveur qu'autrefois,  je rentre en boitant chez moi dans l'indifférence la plus totale, je ne peux plus "partager" mes petites anecdotes ni me plaindre qu'il fait trop chaud (à plusieurs reprises je me suis dit "tiens ça je vais le dire sur Facebook, ah non, c'est vrai je suis punie), et surtout je me retrouve sans nouvelle de personne: ni de ma copine qui est sur le point de repartir vers Paris, ni de celle qui enchaine les trails avec des temps hallucinants, je ne sais pas ce que mes amis blogueurs ont acheté en librairie, je ne peux plus suivre l'actualité des uns et des autres par Facebook, je suis en manque de photo d'enfants prêts, propres et coiffés pour la rentrée. Je veux voir des cartables, de retours bouchonnés sur l'autoroute, de nouveaux canapés dans les salons, je veux voir les paysages des Pouilles, le concert de Cali, et les photos de plats flous et moyennement appétissants, et surtout je loupe le début du concours de celui-qui-a-reçu-le-plus-de-SP. 

Je ne suis plus au courant de rien, vu que Twitter était ma seule source d'info (pas de journal TV chez nous, et pendant les rares flash info sur France Culture, j'en ai toujours une qui beugle, et vu que je ne suis pas bienveillante, en général on est plusieurs), je ne suis donc plus LivreHebdo ni ActuaLitté, je n'ai aucune idée de l'actualité des auteurs,  c'est par Messenger que j'ai appris l'attentat à Barcelone, tout comme le tremblement de terre italien, je n'ai même plus accès à mes propres phobies.

J'ai l'impression d'être enceinte et d'avoir arrêté de fumer, au début on trouve ça tout à fait gérable et 15 jours après, on tuerait père et mère pour une cigarette et une bière.

J'en suis à ce stade et à mon avis je ne suis pas la seule  (Paméla avait très mauvaise mine en sortant, Thierry semblait au bout de sa vie et la petite dame baissait les yeux comme une malheureuse).

Très clairement nous sommes tous en manque.

A dans 15 jours (si tout va bien)

24 commentaires:

  1. Je ne sais plus si je dois dire :"Quelle imagination !" au vu de la photo ! :) En tout cas, bravo pour ce sevrage, tu as de la chance de ne plus avoir de nouvelles de l'Acariâtre (hi hi) ni de voir de photos d'enfants proprets et de cartables, je t'assure !
    Beaucoup plus modestement, j'ai fermé FB sur mon téléphone et IG sur mon ordi, ça fait déjà un peu moins de nouvelles redondantes... J'hésite sur l'étape suivante, parce que franchement, j'y perds encore bien trop de temps !

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  2. Courage ma belle, je suis de tout coeur avec toi! Tu as le droit aux mails quand même ? Plein de bises de la montagne où les reseaux sociaux me sauvent quand mes loulous de 10 ans décident d'aller jouer dans un parc pour petits et que j'ai bien sur oublie mon bouquin!!!

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  3. Tu es courageuse ; tu tiens ! Ces questions que tu soulèves et que tu partages pourront servir à beaucoup.

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  4. Merci pour cette bonne tranche de rire ! Et je compatis, sincèrement ;-)

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  5. Mais du coup.... Pardonne ma question mais... pourquoi fais-tu ça, exactement ? (c'est une vraie question, hein)

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  6. J'ai développé une nouvelle addiction ! La lecture des billets sur ton sevrage. Quoi !!! Il va falloir attendre quinze jours avant le prochain. Je ne tiendrai jamais :-(. Je dis ça, je dis rien, mais tu as l'art de la chronique humoristique. Je suis certaine que tu as sous le pied (référence subtile au jogging) de quoi écrire un roman. Et je ne plaisante pas.

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  7. Chère Galéa,
    Me voilà de retour de vacances. J'ai été très peu connectée, mon ordinateur ayant été envoyé en réparation, et l'ancien tardant à charger les pages. Je viens donc te lire et j'avoue avoir eu une pensée très méchante en me disant que les prochaines semaines allaient être très agréables le jeudi. Las, seulement tous les 15 jours...
    Dis-moi, saurais-tu si les 7 qui ont quitté le groupe ont été guéris dès la première séance ?????!!!!!!
    Bises et bon courage, j'espère que tu tiendras le coup, simplement parce que j'ai très envie de connaître la suite de l'histoire !

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  8. Là, tu vois, tu m'inquiètes. le #1, j'ai sérieusement cru que tu commençais une fiction à épisodes.
    Au #2, ici présent, je me dis que c'est juste pas possible d'adhérer à ce genre de désaddiction collective et programmée.
    Certes, je ne te connais que virtuellement (merci les réseaux sociaux et les addictions), mais elle est comment ta dépendance ?
    Rien que ce que tu racontes me donne envie de fuir loin loin loin de ce genre de truc ! Je trouve ça complètement ahurissant !
    Courage ma belle ! Va plutôt faire une balade sur la Prom (une balade, j'ai pas dit une course) en regardant la mer et en respirant tranquillement (pas trop profondément, tu risquerais de devenir addict aux gaz d'échappement des voitures et je sais pas s'ils ont un programme contre ça). Je suis même sûre qu'ils n'en n'ont pas !

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  9. Tu as toujours ton sens de l'humour, et nous derrière l'écran on se régale.
    (je connais parfaitement les intonations de Jean Charles, je déteste ça)

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  10. C'est très drôle, cela dit j'espère que c'est vraiment très (très) romancé car, comme le disait Jérôme sur le post précédent, le "gourou" Jean-Charles me paraît un peu... particulier tout de même. Enfin, que ce soit fictif ou non, ces billets sont très addictifs (hé hé hé, va-t-il falloir créer un groupe de thérapie destiné à tous ceux et toutes celles qui sont devenus accros ?) et on en redemande. J'ai la chance de n'avoir jamais été l'esclave des RS (pas mon truc du tout), mais sans jamais avoir eu de blog, il m'est arrivé de passer un temps fou sur ceux des autres (les blogs littéraires ont remplacé mon abonnement à Lire puis au Mag. Littéraire, que je n'achète plus que de temps en temps).

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  11. Je reste persuadée que tu nous fais marcher Galéa, et même que tu nous fais courir. Mais j'ai quand même un doute, finaude que tu es ! J'espère que tu ne paies pour ça, ce serait un scandale :-))))

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  12. Morte de rires ..mais je ne suis pas prête au sevrage ...
    Ton experience est tellement amusante ainsi racontée que j'aurais l'impression de voir en personne "ton Jean-Charles " si l'envie m'en prenait je ne pourrais que rires..
    Merci pour ce bon moment ..Vrai ou faux ..
    Bonne fin de journée
    Bises

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  13. Mais.... qu'es-tu donc allée faire dans cette galère ?!?!?! :-D

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  14. J'ai une nouvelle idée (que tu as le droit de trouver toute pourrie...) pour ton sevrage : écrire un livre qui raconte tes aventures, ou comment allier le lucratif au désagréable ;-) Je suis sûre qu'il marcherait bien.
    Et puis, j'ai eu peur quand le gourou propose, en dernier lieu, de lire... Hips ! Et après je m'étonne que les élèves poussent de grands soupirs dès qu'on évoque une possibilité de lecture :-( Mais bon, je sens que je vais faire l'Acariâtre là.
    Courage Galéa, on est à fond avec toi !!!

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  15. Pffff mais il est taré ce type. JAMAIS je ne pourrais supporter un tel truc ! (Et sinon, comme Aifelle, je me demande quel est le vrai du faux dans ce que tu nous raconte là)

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  16. J'ai loupé un épisode avec mes 5 loupiots en vacances à la maison. Pourquoi t'infliger un tel supplice ? J'aime tellement tes chroniques... Non, soit tu veux écrire un livre sur le sujet, soit ta vie en dépend !
    Pas du tout envie de te suivre sur ce coup-là. Maintenant, je fais ce que je veux quand je veux, NA !

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  17. Ah que tu es fortiche et merci de partager punaise je ris et g peur à la fois : et si cela devait m'arriver ?! Misère ....

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  18. Je vois que nous sommes plusieurs à y avoir penser : écrire un livre sur ton sevrage (avant, pendant, après) ! Je suis certaine que cela marcherait (et on en ferait la promo sur nos blogs, avec ou sans SP).
    Hâte à dans 15 jours, moi aussi !

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  19. Samedi matin... en manque de Galea. Je suis passée à l étape suivante : souvenir de tes photos, de tes mots. J ai cru à une necrologie. Ça m a pas plu du tout. Alors je suis revenue oar ici, sur le blog parce que tu as disparu des RS et qu il y a un manque. Tu n es pas que celle que tu décris galinette. Tu es NOUS. Tout simplement. Tu es celle qui ecrit la vérité, celle qui nous fait rire, pleurer avec ou sans gourou. D ailleurs un gourou qui s'appelle JC c est louche. J imagine bien in looser type Michel Blanc version Bronzés.
    Je ne dirais pas de revenir ce serait plutôt con de ma part de ne pas t'encourager mais sache que je/qu on pense à toi, que tu restes notre galet préféré.
    Voilà. C etait ma minute peace and love amour gloire et beauté. Je t embrasse fort Galea et on t attend pour les prochains feuilletons litteraires sportifs et cures thermales des RS (d ailleurs ils boivent quoi comme eau de vie ?)

    Des bisous Sabine alias the little yellow carré

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  20. En te lisant je retrouvai sans problème l’Acariâtre, l'Autosatisfait et l'Inutile dans mes "amis" FB. Mais je serais incapable de les enlever, pq c'est la diversité qui est intéressante. Quand je vois que l'Acariâtre a fait un post, je me dis "ah, tiens, sur quoi elle va râler aujourd'hui ?" C'est son caractère, et ce n'est pas pour ça qu'elle ne sera pas mon amie ! Bon, je ne t'aide pas dans ta detox là ! Bon courage.

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  21. Un billet ? Cela veut dire que tu as survécu à ta semaine et à ton RDV. Bravo !

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  22. Roh la galère ! je lisais d'un œil halluciné ton premier post, et le second me fait frémir... on a l'impression que le gourou a finalement bien loupé sa vie et son diplôme de psy, et donc qu'il finit par se rabattre sur les accros des réseaux sociaux pour cracher son venin et se sentir puissant... j'angoisserais à ta place, et je me sauverais en courant
    Je te souhaite bien du courage, et tiens le coup. Ne te rends pas malade pour ça non plus, à dans deux semaines :)

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  23. Le « Rahan » m’a fait glousser pendant 5 mn :-D

    Alors autant j’ai plusieurs « acariâtres » dans mes contacts (mais ça ne me gêne pas) autant je ne pense pas avoir d’ « autosatisfait » –enfin plus, puisque la seule que j’avais je me suis engueulée avec elle pendant les élections et elle a dégagé (yeaaaaah ^^). J’ai aussi deux ou trois « inutiles » mais je les aime bien et leurs statuts ne m’ennuient pas (d’autant que oui, ils sont intelligents, cultivés et souvent drôles).

    Quant à moi je pense être le boulet à qui il arrive toujours des trucs pas possibles (au point qu’il y a des gens qui pensent que j’invente mes statuts alors que non ^^) / la Cosette dépressive – mais comme je fais apparemment marrer la populace, celle-ci a la grande bonté de me tolérer et de rester dans mes contacts :-P

    Sinon en lisant le premier billet, j’ai pensé que tu souhaitais réellement réduire ta présence sur les réseaux sociaux mais que la thérapie de groupe était fictionnelle, que c’était une sorte de catharsis pour t’aider dans ta démarche. Puis j'arrive sur celui-ci et je vois la photo du document. Là je me dis "mince alors mais ça existe vraiment les programmes de désintoxication numérique ?".

    Puis comme Aifelle, je me demande si tu ne nous ferais pas un peu marcher... Au point d'aller fabriquer une fausse fiche de renseignements (#ThéorieDuComplot) ? *générique de X-Files* XD
    En tout cas le logo est bien celui du CHU de Nice où il existe effectivement un service d’addictologie… Puis il est deux heures et demie du matin, je suis crevée mais cette squatteuse d’Insomnie ne veut pas me laisser dormir, et du coup je raconte n’importe quoi (et je me vais me sentir bien bête si la thérapie de groupe est réelle).

    Quoi qu’il en soit, fiction ou réalité, je m’amuse bien en lisant tes billets sur le sujet :-)

    Courage pour la détox ! (et je plussoie l'idée d'écrire un livre !)

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  24. Bonjour Galéa, merci pour tes deux premiers(?) billets sur cette thérapie de groupe pour s'abstenir aux réseaux sociaux. Comme je l'ai déjà dit plusieurs fois, je ne suis inscrite nulle part, je n'ai pas d'"amis" sur la toile sauf les blogueurs qui me suivent sur mon blog. Je ne comprends pas comment on peut être sur un réseau social déjà que l'on n'arrive plus à communiquer en "présentiel". En tout bravo pour ton initiative et merci pour cette prose qui me divertie beaucoup. Je ris toute seule devant mon écran et ça fait du bien. Bonne fin d'après-midi.

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