jeudi 14 août 2014

Nymphéas noirs

Michel Bussi, Nymphéas Noirs (2010)
Pocket, 2013, 493 p.
Entre le journaliste D. Caviglioli et moi, il y a Michel Bussi, que j'avais défendu sans connaître un jour de février. Ce n'était pas tant l'auteur populaire attaqué qui m'avait interpellée que le fait que je sois lassée qu'on puisse considérer qu'il y a de bons et de mauvais lecteurs, et des de bons critiques parisiens et des blogueuses bas-de-gamme.

Et puis Caviglioli m'avait répondu fort courtoisement, en me faisant quand même remarquer que non seulement je n'avais pas lu Bussi, mais en plus, à voir mon blog, je ne lisais pas beaucoup de thrillers sentimentaux ou autre policiers grand public (ce qui atteste de ma snobitude finalement).

Caviglioli: 1 - Galéa: 0

Il fallait donc que je m'y colle, sachant que les titres de Bussi m'inspiraient peu ( des formules comme  Ne lâche pas ma main ou Un avion sans elle, me transportent- par association de pensées- immédiatement dans les années 90 à écouter Seul sur la plage de Roch Voisine, avec mes copines collégiennes, ou pire ma soeur, en gloussant comme des dindes et en attendant le grand amour). Et vingt-cinq ans après, on n'assume pas forcément...

De tous les titres de Bussi, donc,  Nymphéas noirs était celui qui me tentait le plus, d'autant qu'une blogueuse qui n'en est plus vraiment une, un dimanche après-midi s'est déclarée soufflée de la performance. J'ai donc programmé cette lecture juste après Valérie et juste avant Clémence, une sorte de lecture en trinôme en somme...

Dans Nymphéas noirs une vieille dame, un peu flippante quand même, nous raconte comment un corps est repêché dans un ruisseau à Giverny. Alors vu que c'est Giverny, on trouve des évocations de Monet à chaque page. Vu que c'est un village, il y a une école, une institutrice et des élèves. Et vu qu'il y a un cadavre, il y a une enquête avec le duo classique des inspecteurs que je trouve plutôt réussi.

J'ai englouti Nymphéas noirs en quelques jours (pour moi c'est de la LGV), avec frénésie et bonheur, et pourtant, je ne lui trouve presque que des défauts.

De mon point de vue c'est mal écrit. Mais je lui pardonne à Bussi, c'est le problème des universitaires qui se mettent au roman, formés pendant trente ans, à ce que nous appelions "la culture du non-synonyme", qui consiste à dire que deux mots n'ont jamais la même signification et qui entraîne invariablement redondances et lourdeurs. Les dialogues sont aussi un peu convenus "putain" pour la surprise et "bordel" pour l'exaspération, je trouve qu'on peut faire mieux.

Il y a quelques facilités sur l'intrigue et le choix des prénoms me paraît aussi anachronique que tiré par les cheveux, mais ils sont nécessaires et pardonnables.

Et ça passe.

Ca passe parce que :


1: Mettre en filigrane Aurélien et des vers d'Aragon suffit à me convaincre que Bussi est un auteur qui mérite qu'on le respecte.  J'ai d'ailleurs toujours l'impression qu'il s'agit d'une dédicace personnelle comme si la terre entière connaissait ma passion pour Aurélien. Et puis Bussi, sous son air d'écrivain grand public, nous dispose, ça et là, mine de rien de petites références littéraires, et figurez-vous que lui et moi, avons les mêmes. L'allusion page 134 à l'Elégance du hérisson m'a vraiment fait plaisir.

2: Ensuite, l'avantage quand un géographe écrit, c'est qu'il sait restituer magnifiquement les lieux et leur évolution et je trouve splendide ce qu'il me montre de Giverny. Cette espèce de village-musée, colonisé par le décorum et la volonté de faire vrai, est extrêmement réussie. Et j'aime aussi la manière dont il parle du temps qui passe et des traces qu'il laisse dans l'espace. Bussi m'a donné envie d'aller à Giverny dans la foulée  (sachant que je ne m'y suis jamais rendue, et je peux vous dire que pour convaincre mon breton d'homme d'aller passer des vacances en Normandie, il faut s'y prendre dès le mois mai dernier pour avoir une chance d'y aller l'été prochain).

3: Et enfin, le dénouement est une véritable prouesse littéraire, qui ne se refuse pas et qui mérite des applaudissements (je n'en dirai pas plus mais: bravo). J'adore quand un auteur retourne la situation de cette manière, j'adore n'avoir rien vu venir, j'adore me faire avoir en littérature.

Je lui pardonne donc l'erreur de la page 403 (trouvée par Clémence, rendons à César....), qu'il faut à mon avis corriger pour une réédition :
"Stéphanie Dupain se retourne vers ses élèves. 
-Fanette dit l'institutrice. Qu'est ce que tu fais debout?". 

Je lui pardonne aussi bien sûr la dernière scène, terriblement trop romantique à mon goût. Comme dirait l'Homme, je suis irrécupérable de ce point de vue là (il est loin le temps de Roch Voisine dans ma chambre de collégienne avec mes posters de Patrick Bruel et Vanessa Paradis: mes idoles).

Je me permets aussi de rappeler que nous avons besoin (et pas seulement pour l'économie du livre en fait) de ces livres avalés en quelques jours, voire quelques heures, de ces bouquins plein de défauts mais qui plaisent au plus grand nombre. Nymphéas noirs fait partie de ces romans qu'on engloutit, qui ravissent, de ceux qui nous ferrent jusqu'au dénouement, et dont on a vraiment besoin, ne serait-ce que pour penser à autre chose. Il est de ces livres qui font aimer la littérature à ceux qui ne lisent pas ou peu, et qui font aimer la littérature populaire à des trentenaires de province qui se croient plus malignes que les autres.

Et toute snobinarde que je suis, je ne boude pas mon plaisir.

Caviglioli: 0- Bussi:1

73 commentaires:

  1. Je ne sais plus exactement à quand remonte ce dimanche, ce qui est sûr, c'est que je sortais d'une épreuve difficile, et que c'est le seul livre qui ait réussi à ce moment-là à m'en distraire. Je peux rajouter autre chose aujourd'hui: je me souviens très précisément de cette lecture, des personnages, de l'histoire, du cadre, et de la façon absolument incroyable dont l'auteur m'a trimbalée. Je le répète ici, oui, le style n'a rien d'inventif, et si l'auteur avait su, ou pu (je ne sais pas si cette écriture plate et linéaire est voulue, ou résulte d'une incapacité de l'auteur) nous bluffer autant par la forme que par le fond, ce roman aurait été un grand livre, tout simplement. DOMMAGE, en tout cas moi je le regrette vraiment, mais "moi", ce n'est pas le lectorat fidèle de Bussi, tant mieux pour lui et pour ses lecteurs s'ils semblent s'en contenter. Dernière chose: j'ai adoré la fin, j'assume ce côté midinette, mais je comprends qu'elle puisse en agacer beaucoup. Signé: "la blogueuse qui ne l'est plus vraiment"...mais l'a-t-elle été un jour? ;) Bravo au passage pour ton logo "blog indépendant", ça a toujours été ma façon de faire également, mais tu connais mon avis sur la question, n'en rajoutons pas! Bonne continuation Galéa, quoiqu'il en soit, je reviendrai parler avec toi du dernier Modiano!

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    1. Je crois que je garderai toujours le souvenir du Nymphéas associé à toi. Je me souviens de ton chagrin et de ce post, je suis allée l'acheter dans la foulée (à la FNAC, un dimanche ouhhhh, je sais c'est mal).

      Je ne sais pas si c'est voulu cette écriture. Je pense qu'il veut écrire vite, publier à un rythme soutenu, et mise tout sur le twist. Il a beaucoup de boulot par ailleurs, est habitué à balancer du texte, donc bon, il ne fait pas spécialement d'efforts, et visiblement ça ne gène ni son lectorat, ni son éditeur. Mais quel dommage. Comme tu le dis, ce serait vraiment du roman hyper haut de gamme si la plume était plus soignée, parce que l'idée de départ est généralissime. Je me suis régalée quand même.
      Rendez-vous le 2 octobre Sophie!

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  2. J'ai beaucoup aimé ce livre et je l'assume, j'ai adoré la façon dont l'auteur m'a bluffée. J'aime les lectures faciles de temps en temps ! et même Musso et j'assume aussi ! D'ailleurs il faut que je lise Central Park ;-)

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    1. Moi aussi Sandrine, je suis souvent très preneuse de lectures populaires, quand elles sont bien ficelées....

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  3. J'ai lu " Un avion sans elle" avec beaucoup d'a priori... je pensais que c'était du Marc Levy... Et en fait, j'ai passé un très bon moment, même si comme toi, j'ai trouvé à ce livre plein de défauts. (et une écriture assez moche)

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    1. Je n'ai jamais lu de Lévy, mais je crois vraiment que Bussi c'est la catégorie au dessus (mais bon dans le fond, je n'en sais rien vu que je suis blindée d'a priori), quel dommage Comète qu'il ne soigne pas davantage sa plume. C'est ce qui me retient d'en lire d'autres.

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  4. Hola, mais c'est que tu me donnes envie de le lire (Valérie avait parlé des prénoms, sans rien vouloir dévoiler, et ça me titillait)(j'ai abandonné Kinderzimmer juste à cause du prénom Mila, je crois) Bon, encore quelques jours de pluie, et c'est emballé pesé (mais j'ai peur car j'ai abandonné Un avion sans elle, là l'écriture et le suspense artificiel ne passait pas!)

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    1. Attention Keisha, Caroline DS. l'a abandonné au bout de 30 pages à cause du style , donc il y en a qui ne vont pas au delà des premières pages, si tu en as déjà abandonné un, je dis "prudence". Très honnêtement, je trouve ça dommage, parce que j'adore me faire balader.
      j'attends la suite de tes aventures alors .

      Pour Kinderzimmer, je vais devoir m'y coller, j'en ai des fourmis dans les doigts d'avance.

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  5. J'apprécie ta critique ! Effectivement, c'est bien les livres qui savent emporter le lecteur avec des histoires prenantes, qui se lisent facilement. On ne recherche pas toujours le style mais l'action ;)

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    1. Moi l'action ne n'est pas trop mon truc non plus, mais là il y a un beau twist littéraire, du genre de ceux qui m'enchantent...

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  6. Il y a bien des blogueurs/blogueuses qui valent mieux que bien des journalistes littéraires appointés. Il n'y a qu'à écouter Le Masque et la Plume (ce que je ne fais plus, ils ont eu raison de mon intérêt) : si un blogueur justifiait son avis de la même façon qu'ils justifient les leurs (et je dis bien "ils", pas "elles" car ces dames sont beaucoup plus professionnelles), il se ferait citer en exemple d'incompétence et vouer aux gémonies.
    C'est comme ça : il y a deux poids deux mesures. Mais les lecteurs à qui sont destinées les différentes critiques ne s'y trompent pas. C'est d'ailleurs pour ça que certains journalistes littéraires prennent le temps de critiquer les blogueurs littéraires en général, parce les journalistes qui paradent et amusent la galerie travaillent aussi à les éloigner d'un public que le cirque médiatique et les renvois d'ascenseur n'intéressent pas.

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    1. Ne me parle pas du Masque, je me sens m'énerver dès le matin. Cette émission a perdu pour moi absolument toutes ces lettres de noblesse, par son manque absolu de professionnalisme et son mépris à peine déguisé d'une certaine littérature. Bref, ils vomissent sur Musso, mais ne lisent pas Cabré, c'est devenu le degré zéro de la critique, et Garcin qui vend ses collègues de Gallimard en tapant sur ceux d'Albin Michel. Voilà. C'est ça la critique professionnelle.

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  7. Quand j'aurai (enfin) terminé la lecture de mon pavement ( oui, c'est pas un pavé mais tout le dallage des Champs en granit du Sidobre que je me tortore en ce moment avec "sa" naissance ) de Yann Moix, tu me formuleras une petite ordonnance de Bussi, Levy et confrères que je dévorerai volontiers sur fond de Casser la Moix…voix, pardon….voix.

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    1. Mon Dieu!!!!! Tu te farcis Naissance!!! Alors là, hâte d'avoir ton verdict, je n'aime pas trop Yann Moix

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  8. Ils me tentent bien ces nymphéas noirs... Ce qui m avait énervé dans l'article de Caviglioli ce n était pas tant la critique de Bussi que ce ton méprisant au sujet des lectrices ...

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    1. On est d'accord (mais c'est la mode de mépriser ceux qui vendent des livres), mais en l'occurrence, il aurait mieux fait de le lire avant.

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  9. Et bien et bien... Voilà que je vais commenter un billet littéraire, moi l'inculte de province! Il se trouve que j'ai lu Bussi pour la première fois cet été, en quelques heures à Copenhague... C'était un avion sans elle, mais qu'importe. je n'avais pas encore lu Bussi, vois tu, parce que je lis très peu, et comme je suis snob, je ne lis pas les auteurs populaires, ou alors 10 ans après. Sauf que là, Bussi est un ancien coreligionnaire de la fac (il se trouve que je suis aussi géographe, et formée à Rouen... ) et une collègue me l'a prêté en me disant "tu verras, c'est pas mal".
    J'ai pris plaisir à lire ce bouquin sans faire vraiment gaffe au style, et l'intrigue est bien ficelée, même si contrairement apparemment à Nymphéas noirs, j'ai anticipé la fin... Je partage ton avis sur la "littérature populaire", même si j'ai pas envie de lire Marc Lévy. Je suis heureuse que mon fils dévore les Agatha Christie et Jules Verne, qui faisaient eux aussi de la littérature populaire. Ne boudons pas le plaisir d'une histoire bien construite, quels qu'en soient ces petits défauts.
    Sinon, s'il te faut un an pour convaincre ton coéquipier... Je suis Normande, et Rouen est une fort belle ville. On peut même y croiser des profs de géo à l'université... Y a de la place à la maison... Et pas de casiers pour classer les gens!

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    1. Ca c'est un comm qui me touche beaucoup Fanny, l'Homme est breton mais fut géographe aussi, je pense qu'on pourrait donc s'entendre (reste plus qu'à le convaincre). Et tu as raison de rappeler que 'Agatha Christie et Jules Verne faisaient partie des auteurs populaires.
      Et Bussi est typiquement le romancier qu'on lit en voyage.
      Merci de ton comm, merci beaucoup

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  10. Merci pour tes clins d'oeil et surtout tes reco lectures !
    J'aime beaucoup tes analyses !

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    1. Rho merci à toi, c'est toi qui a relevé la grosse faute qui me ferait dire que ça ne tiendrait pas sur une relecture....

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  11. Mince, c'est snob de pas lire de thrillers ? Je suis mégasnob alors, tu m'en apprends des choses !

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    1. Non, ce qui est snob c'est de de pas lire de thrillers POPULAIRES, si tu lis des trucs bien sombres ou hyper violents ou très dans le vent, c'est hype...;-)

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  12. De Michel Bussi, je n'ai lu que Un avion sans elle (qui me rappelle plutôt Charlélie Couture) et je l'ai dévoré, même si j'ai noté quelques petites choses qui m'ont agacé, notamment des personnages un peu caricaturaux, et N'oublier jamais (je déteste ce titre, pourtant) qui m'a fait passer un bon moment de lecture aussi... et en Normandie qui plus est !
    Par contre, je ne dois pas être réveillée, (ou je n'ai pas les références qu'il faut) je n'ai pas trop compris ce qu'est "la culture du non-synonyme" ni où est l'erreur de la page 403 que tu cites... ;-)

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    1. Alors la culture du non synonyme, chère aux universitaires, consiste à dire que deux mots ne veulent jamais dire exactement la même chose (j'ai des souvenirs de corrections de mémoires), le ru et le ruisseau par exemple ce qui donne par conséquent lieu à de fréquentes redondances et un style sec et dénué de toute poésie (la scène de découverte du corps est, je trouve, particulièrement redondante) Et typiquement Nymphéas noirs est dans cette veine.
      Pour la page 403, je ne peux rien dire à moins de déflorer le dénouement.
      Mais comme toi Kathel, j'ai vraiment passé un très bon moment de lecture.

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  13. J'avais lu Omaha crimes, envoyé par une blogueuse normande lors d'un swap, avant que Bussi ne soit connu. malgré des maladresses c'était plutôt pas mal, mais " un avion sans elle " m'avait déçue...

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    1. Je ne sais pas Mathilde si j'en lirai d'autres, mais quand même il sait retourner son lecteur Bussi.
      Merci de passer par là ;-)

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  14. Je n'en ai lu aucun (le même problème avec les titres LOL ) mais tu vas me faire changer d'avis ?
    (super le logo "Blog libre", je peux te le piquer ?)

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    1. Tu sais, il fallait que je me fasse mon idée, et Bussi est plutôt bien accueilli sur les blogs, je pense qu'il souffre aussi de l'amalgame avec les Lévy et Musso...

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  15. J'aime toujours autant tes critiques. J'aime la façon dont tu donnes ton avis sans jamais dévoiler l'intrigue du livre. C'est fort...

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  16. Tiens, nous avions les mêmes posters ! ;-)
    Sinon, je n'étais pas hyper tentée par cet auteur (je suis snob, et je l'assume), mais ton billet est sur le point de me faire changer d'avis.

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    1. Franchement Miss Léo, c'est très bien trouvé, et la référence à Aurélien et les allusions à Monet ont fini de me convaincre, si on part du principe qu'il a beaucoup soigné le fond au détriment de la forme, c'est un très bon moment de lecture....

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  17. Tu as raison, on a besoin de ces romans de temps en temps.

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  18. Permets moi de te preciser que la chanson de Roch à pour titre "Hélène" et non "seul sur le sable...".......et de te dire que jusqu'à mon dernier souffle j'assumerai avec une forme de bravoure qui confine à l'héroïsme que Roch Voisine fût mon premier amour ....ma chambre d'ado est encore aujourd'hui recouverte de poster du québécois au menton en galoche ...et je pousse le vice jusqu'a acheter, encore aujourd'hui, chacun de ses albums parce que, comme dit Francis : quand j'aime une fois j'aime piur toujours !!!! Et la devise du quebec reste "souviens toi" !!!!!!!
    Allez je vais me remettre un petit air d'Hélène ....sinon Bussi :pas lu, pas d'avis ....

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    1. Non, mais c'est bien aussi de parler de Roch, et je salue ta fidélité !!
      Merci Attila (MTG avait raison, tu es l'alibi "pertinent" pendant son absence)

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  19. Je lis peu de thrillers (toujours un peu l'impression de perdre mon temps - je suis snob moi aussi) mais si je lis un BUSSI ce sera celui-ci. La référence de Giverny me séduit bien toute Bretonne que je sois.

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    1. Tu sais que nous sommes pareilles là dessus, deux chochottes du polar gore et sanglant.
      je pense qu'il te plaira Sylire

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  20. Ca ne me tente pas vraiment mais j'adore cet article ahah

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    1. Bon je n'ai pas dit non plus que c'était le chef d'oeuvre du siècle , mais franchement, c'est pas mal ;-)

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  21. Décidement, je ne me décide pas. Je n'arrive pas à lire Bussi. J'ai lu ses deux premiers, mais les suivants (pourtant meilleurs), je n'y arrive pas. Je n'y crois pas, je vois Bussi sous mes yeux et je ne peux pas le détacher de sa fonction première à mes yeux : collègue de travail. Peut-être un jour...

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    1. pour moi il était DR au CNRS et donc une sorte de type génial qui a touché le graal tu vois...donc bon, je m'attendais à cette écriture très peu travaillée. Honnêtement, il a réalisé une petite prouesse quand même, ça vaut le détour de mon point de vue.

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  22. Ce n'est pas de la grande littérature mais qu'est ce que cela fait du bien ce genre de livre, une part d'oxygène avant de replonger dans ce que l'on appelle de grandes lectures. Tu dois absolument aller à Giverny même s'il faut trainer l'homme

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    1. Ah mais oui petit lapin, j'y compte bien
      Mecri de ton passage

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  23. Bussi, jamais lu, mais c'est bon, tu as réussi à me donner envie de le lire ... En plus, j'ai un Marc Levy chez moi ... On me l'a offert avec en dédicace : "Tu sauras enfin ce qu'écrit celui que tu conspues sans l'avoir lu". Et toc dans le mille de ma mauvaise foi (ceci dit, je ne l'ai pas lu encore ...)

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    1. Ma tante m'a offert un Lévy pour mon anniversaire, et conseillé par mon libraire (qui devrait changer de profession je pense), je l'ai échangé contre la plume de l'ours à l'époque. Je ne méprise pas Lévy mais ce n'est pas ce que j'ai envie de lire en fait....

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  24. Bon moi je n'ai pas aimé "Un avion sans elle". C'est en relisant mon billet que je m'en suis souvenue parce que je n'en ai pas vraiment gardé le souvenir mais comme je n'aime pas les jugements tout faits, je mets celui-ci à mon programme (enfin je le note quoi). Il se peut que j'aime beaucoup, pourquoi pas?

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    1. pourquoi pas?
      Après voilà, est ce que la belle prouesse littéraire du dénouement trouvera grâce à tes yeux ..;

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  25. Un polar qui se déroule à Giverny, je ne pouvais pas le rater, moi qui n'ait besoin de convaincre personne pour y aller quand je veux ... C'est surtout pour le contexte Giverny-Monet que je l'ai lu, j'ai marché dans le suspense, tout en trouvant le style très faiblard et l'enquêteur souvent imbuvable. Je n'ai pas été tentée d'en lire un autre de l'auteur. (je l'ai croisé dans Rouen le soir de la fête de la musique, personne ne le reconnaît ..)

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    1. Moi non plus Aifelle, je ne crois pas que j'en lirai d'autres, mais je me suis assez régalée quand même (avec tous mes bémols que tu rappelles aussi)

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  26. Jamais lu non plus mais drôlement envie tiens !! Et puis j'ai l'histoire de l'avion dans ma PAL je crois, c'est parfait ! Et puis je ne dis jamais non à un roman qu'on engloutit d'une traite... Et puis j'adore ton billet.... (et puis surtout j'avais moi aussi des posters de Roch dans ma chambre. Et de Patriiiiiiiiick. Et de Vanessa. Même du Grand bleu... Fichte...

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    1. Voilà, nous sommes à peu près de la même génération Noukette

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  27. Je l'ai offert à une collègue en juin, et une copine hier me disait que c'était un récit bien fichu qui accaparait pas mal ... Je suis certaine que je l'aimerais ... parce qu'il y a un temps pour tout. Celui-ci se place parmi les livres divertissements !:)

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    1. Ah oui Leiloona très clairement, mais ça fait du bien le divertissement parfois

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  28. Le genre de roman que j'apprécie entre deux lectures plus "snobs" :-) Dans l'ensemble je pense être plutôt bon public.

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    1. Moi aussi, Céline, généralement, je suis assez bon public sur la bonne littérature populaire.

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  29. " Un avion sans elle " moi ça me fait penser à la chanson de Charlélie Couture que je me mets à fredonner chaque fois que je croise le livre en librairie. Mais la référence à " Hélène" de Roch Voisine m'a fait rire parce que Roch fut également un grand amour d'enfance ^^

    Jamais lu Bussi et pas vraiment envie de. Faut dire que je lis très peu de thrillers et que je n'aime que les thrillers psychologiques bien écrits, est-ce que ça fait de moi une snob ? Bah tant pis si c'est le cas :-)

    Mais j'ai bien envie d'aller à Giverny un jour !

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    1. Moi non plus je ne suis pas très thriller...mais je ne l'ai pas tellement lu dans cette optique non plus. Par contre, je suis snob et j'assume complètement et comme toi, j'aimerais découvrir Giverny....

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  30. Je me souviens de cet article sur Bussi qui m'avait bien agacée ! On est bien d'accord sur le style de Bussi qui n'a rien d'éblouissant ni d'envoûtant mais ce n'est pas si grave et ça ne mérite sûrement pas un tel mépris !
    J'avais un "Un avion sans elle" avec "Les nymphéas noirs" et y a pas à dire c'est tout de même un auteur honnête, qui écrit des polars populaires sans se prendre trop au sérieux et c'est plutôt sympa à lire de temps en temps.

    Néanmoins, Les nymphéas m'a laissée perplexe. Giverny, Monet, les personnages et l'intrigue, tout ça très bien mais je ne marche pas sur le dénouement !! Sans rien révéler à ceux qui ne l'ont pas lu, j'ai trouvé que ça ne tenait pas vraiment la route ( en imaginant qu'on relise le roman en connaissant la fin !!!).

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    1. Oui Malika, c'est le problème de la page 403.
      Mais moi, en ce moment, les gens qui ne se prennent pas au sérieux, j'en ai super besoin en fait....

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  31. "La culture du non-synonyme", oui, je vois bien ce que tu veux dire. Mais on en guérit avec le temps. Enfin, je crois.
    Tu te rends compte que sans toi, je n'aurais jamais entendu parler du Bussi?
    Pour moi, comme un avion c'est sans ailes et c'est Charlélie Couture. On fait c'qu'on peut.

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    1. et moi sans sans le Nouvel Obs que je n'en aurais jamais entendu parler...comme quoi!
      Contente de te revoir parmi nous Aliénor

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  32. Si malgré ses défauts tu as bien aimé c'est que c'est un bon polar! C'est le premier que j'ai lu ( livre offert par Sandrine ) et je suis allée à Giverny au début de l'été... Par contre les autres romans perdent de la saveur car c'est le même schéma

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    1. Oui, d'ailleurs MrsB, je crois que c'est toi qui avais mis dans dans un comm que le Nymphéas était l'un des mieux.
      Merci de ton passage

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  33. Tu n'avais pas besoin de me convaincre, j'avais déjà envie de lire ce roman à cause du sujet et du billet de Val ... Cela dit, maintenant je suis encore plus curieuse. Je vais me le réserver pour un voyage en train ou bien un moment où j'aurai besoin d'une lecture facile !
    Et toi ? vas-tu te laisser tenter par un autre titre ?

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    1. Pourtant Val était plus mitigée dans mon souvenir, ce qui montre bien que même un avis plus tiède peut donner envie. Je ne sais pas si j'en lirai un autre, rapport au comm de Mrs B, mais par contre j'ai hâte d'avoir ton impression ferroviaire pour ce roman Mrs Figg
      A tout bientôt

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  34. J'ai lu quelques livres de Bussi que j'ai bien aimé, Un avion sans elle reste mon préféré! :) "Nymphéas noirs" est toujours sur ma liste de livres à lire...

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    1. Je ne sais pas encore si j'en lirai d'autres.
      Merci de votre passage Camilla.

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  35. MErci beaucoup pour cette analyse de ce roman que je termine seulement. Surtout,je vais vous dire comment j'ai atteris sur votre page ! Ca va vous paraitre loin, loin, vu que vous l'avez lu il y a plus de 3 ans : Je viens de terminer le livre. Or, en reparcourant les pages pour réaliser la performance d'ecriture de Michel Bussi (attention spoiler) de faire cohabiter deux époques avec les mêmes personnages, je me suis appercu de l'erreur de la page 403 ! Tout coincidait, comme dans le film 6éme sens, sauf ce tout petit passage ! Ca me chiffonnait ! Je desepserais déjà de ne jamais toruver la réponse. Alors j'ai tappé sur google "michel bussy nymphéas noirs" et je suis tombé sur votre page où vous faite part de cette erreur !! MERCI !

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    1. Merci Laurent, je dois néanmoins reconnaître que comme je le dis dans le billet, c'est une amie qui a repéré l'erreur de la page 403, j'étais totalement passée dessus et ça m'a fait confortée dans le fait qu'il n'y ait qu'un temps narratif, du coup c'est vrai que cela invalide le reste, mais je pense que cela peut-être corrigé, j'espère que c'est le cas .
      Merci de votre commentaire

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    2. Je ne peux pas commenter votre blog, mais vos photos sont très belles.

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Les commentaires sont modérés car je n'accepte que les remarques qui encensent mes billets ou qui crient au génie.
Merci de votre passage
(je plaisante!! La modération est activée pour échapper aux vérifications diverses et variées dont tout le monde sature ;-)