dimanche 18 mai 2014

Yeruldelgger

Ian Manook, Yeruldelgger
Albin Michel, 2013, 400 p.
J’aurais pu l’aimer, et peut-être même l’adorer, ce policier. Mais non en fait. 

Pourtant, il surfe sur une tendance historique importante : the global history qui, même si elle appartient à mon ancienne vie, me tient encore à coeur. Manook réfléchit à  l'histoire à parts égales entre Orient et Occident, avec chacun ses monstres et ses héros mal connus de l’autre. Comme point de départ c'est louable. 

Donc vouer un culte à Hitler en Mongolie, c'est aussi et surtout ignorer l'entendue de l'horreur qu'il a déclenchée en Europe (avec un petit parallèle avec Gengis Khan). Et là, je me suis dit "punaise, c'est du lourd, là, le type il est solide". En plus, tout en mesure, il nous rappelle que certaines traditions sont nécessaires pour garder son identité profonde mais que le nationalisme reste un principe dangereux. Bien bien bien. 

Il dénonce la manière dont on saccage des terres et des usages ancestraux pour le loisir (d’ailleurs, j’espère que le livre ne sera pas traduit en Corée, parce que les Coréens pourraient vraiment mal le vivre. Manook, les Coréens il les déteste.)

Yeruldelgger est bien ficelé, sans être surprenant: page 116 j’avais compris qui était le premier policier corrompu, j’ai eu une petite surprise pour le second, mais aucune sur le fin mot de l’histoire. Les grands thèmes du polar sont bien tenus ; les pires bourreaux ont été des victimes qui ont perdu une part d’humanité, le cours de l’histoire échappe aux hommes, les gens bêtes sont pratiques pour que les gens intelligents arrivent à leurs fins, une famille ressort fracassée par un crime, avec en prime un petit laïus sur les ressources naturelles et la cupidité des hommes…

Pas mal, pas mal

Seulement voilà....

Moi, je suis une chochotte et mon seuil de tolérance à la violence littéraire a été dépassé dès la page 28 : le cadavre d’une enfant (qui a l'âge de la mienne), trois corps lacérés et mutilés post-mortem avec les descriptions détaillées de tout cela ; déjà, j'ai failli vomir. J'ai cru que c’était terminé,  mais non, 10 pages plus loin, on assiste à la description (qui dépasse la limite du supportable, la preuve: l'enquêteur Yeruldelgger vomit lui) de deux nouveaux corps suppliciés dans une mise en scène hideuse. 

Mais surtout, il y a dans ce livre une violence envers les femmes, les jeunes filles et les fillettes qui dépasse l’utilité littéraire, et que je n'ai pas trouvée forcément nécessaire. Entre les viols décrits sur plusieurs pages, ceux qui sont racontés, ceux qui sont suggérés, le lecteur doit se rendre à l’évidence : dans ce roman les femmes sont à la merci des hommes. Aucune figure féminine qui ne soit pas une potentielle victime. Et la seule femme courageuse et vaillante du livre, Oyun, prend très cher avec des détails qui ne peuvent être inventés que par un homme qui se complait quand même dans cet exercice.  


Ian Manook (qui serait le frère d'un juré d'une émission musicale populaire reconverti en animateur radio sur Inter) est pour le coup l'Homme qui n'aimait pas les femmes. Et franchement, bien que je ne sois pas spécialement féministe (ce qui désole ma mère) cette part-là a été trop envahissante pour que j’en aime le reste.

Participation aux challenges d'Asphodèle A tous prix (prix des lecteurs 2014 quais du polar, prix 20 minutes), et de Liliba Thrillers et polars. 

63 commentaires:

  1. Je pense que je risque de trouver ça difficile aussi... la violence - très décrite - doit avoir sa raison d'être sinon bon... je ne peux pas. Pourtant, les themes auraient été tentants...

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    1. Bon moi même quand elle est utile j'ai du mal , j'ai failli arrêter les Rois Maudits au premier tome à cause de cela...heureusement, je suis passée outre.
      Merci de ton passage Karine.

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  2. Je suis tout à fait d'accord avec toi... Comme je l'avais écrit dans mon (court) billet de février, la violence à l'encontre des femmes va vraiment trop loin, beaucoup plus loin qu'il n'est nécessaire dans ce roman... J'ai eu mal physiquement pour Oyun. Quant on voi l'air sympathique et tranquille de l'auteur (je l'ai vu en vrai aux QDP) on a du mal à le croire capable d'écrire ça... En plus, l'idée s'était insinuée en moi que cette violence était là pour plaire aux lecteurs... Je me trompe sans doute, mais j'ai eu du mal à m'en défaire et j'ai terminé le livre sans plaisir. Et le personnage du grand-père, il est vraiment inimaginable, non ?

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    1. Oui c'est vrai Kathel le personnage du grand-père est à la limite de la crédibilité, mais je pense qu'il est là aussi pour incarner les horreurs orientales et les dégâts humains de conflits, dont nous, Occidentaux, n'avons qu'une vague idée.
      Moi aussi j'ai eu mal pour Oyun...oh punaise!!

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  3. Ben je passe mon tour... Et je te bise ma chère Galea :)

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    1. Je ne t'en veux pas ma petite Comète, vu tes préoccupations du moment, ça me parait plus sage...

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  4. Haaa ? Les billets favorables à ce livre (avant qu'il ne soit connu et primé d'ailleurs) ne faisaient pas état de cette violence inutile, du moins pas au point de vomir ou de laisser à penser que l'auteur lui-même serait misogyne !!! Il n'est toujours pas dans ma PAL, du coup je ne sais plus quoi en penser, c'est ballot !!! ;)

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    1. Il voyage si tu veux je t'ajoute à la liste Aspho. Ceux qui l'ont aimé, l'ont aimé vraiment beaucoup tu sais...

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  5. Bon je sais déjà que je n'ai pas le coeur assez bien accroché pour cette lecture. Il y a certaines horreurs dont je connais l'existence sans avoir envie qu'on me les décrive en détail.

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    1. Oui Voilà, c'est aussi ce que je me dis Céline, même si le point de vue de Manook se défend aussi. En union de chochotisme alors ;-)

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  6. C'est du polar...alors la violence, ça fait partie du programme.
    J'ai beaucoup aimé ce livre.

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  7. Les commentaire divergent (parce que 11, cela ferait trop !!)
    OK, je sors
    J'attendrai que ce livre vienne à moi

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  8. Violent et en plus j'ai trouvé la description de la Mongolie assez artificielle... Comme s'il avait listé toutes les choses dont il faut parler quand on parle de la Mongolie... Je n'ai pas du tout été emballée...

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    1. Je dois dire que j'ai plutôt aimé la description de la Mongolie pour être honnête...

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  9. Je ne suis toujours pas capable de lire un livre violent et sanguinolent. Surtout pas celui-ci !

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  10. Sur ce livre là, on ne sera pas d'accord, moi je l'ai trouvé bien fait et certainement très bien documenté sur la situation en Mongolie (ne pas oublier que l'auteur est un grand voyageur). Alors il y a sans doute des outrances dans certaines situations, mais c'est commun à pas mal de polars, comme la violence. Pour moi ça a été largement compensé par la description des traditions mongoles, du contexte politique et des interrogations sur l'avenir. Quant aux violences, je suis sûre qu'elles sont très grandes à l'égard des femmes dans pas mal de pays, et les mafias en tout genre ne sont pas regardantes sur les moyens.

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    1. Oui Aifelle je sais que tu l'as aimé...et je comprends très bien tes arguments, d'ailleurs tu as vu, il rafle tous les prix ce Yeruldelgger....;-)

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  11. Je ne comprends pas cette violence à outrance dans les polars et comme toi j'ai HORREUR de cela. Quand je lis un roman qui évoque la guerre, je comprends et admets les descriptions des horreurs relatées. Mais dans un polar, non.

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  12. Déjà j'arrive pas à prononcer le titre, ça commence mal... Blague à part, je lis plusieurs avis sur ce titre et pour l'instant je ne suis pas convaincue je dois dire... (en même temps tu ne l'es pas non plus ;-) )

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    1. Non Noukette, mais d'autres le sont carrément, et il est très primé comme livre, il a donc trouvé son public.

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    1. Sacrée Malika....(bon en même temps, les polars c'est moyennement ton truc aussi)

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  14. Curieusement, moi qui déteste violence et détails gore, le livre m'a tellement emportée que mon oeil est passé dessus sans encombres.

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    1. Je peux le comprendre Keisha et je crois que tu n'es pas la seule...

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  15. ça ne me tente pas du tout!

    (moi aussi je suis une chochotte!)

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    1. ah oui, dans ce cas là...vaut mieux passer ton tour Tiphanie

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  16. Galéa, bien sûr, je peux, et je dois en tant qu’auteur accepter toutes les critiques, et c’est ce que je fais. Mais laisser croire que « détails (des viols) ne peuvent être inventés que par un homme qui se complaît quand même dans cet exercice », c’est un peu dur à laisser passer.

    Bien sûr encore les descriptions sont horribles, et ce qui fait la violence d’un viol est le viol lui-même, et non la violence avec laquelle il est commis. Et bien sûr enfin quand j’ai écrit ces passages, j’ai pris le temps de la réflexion comme lorsque j’ai abordé le parallèle entre les nazis d’hier ici et les néonazis d’aujourd’hui là-bas. Seulement voilà, je ne suis pas de ceux qui pensent qu’il doit exister un « criminellement correct » comme nous sommes déjà lessivés au « politiquement correct ». Le viol est une horreur et ce serait une trahison de ne l’évoquer que par allusion. Si les mots que j’ai choisis font vomir, y compris mon héros, alors tant mieux. Le viol est à vomir. Prétendre que j’y prends plaisir au motif que je ne cherche pas à cacher ce crime derrières des allusions et des non-dits pudiques est un raccourci qui me désespère un peu.

    Surtout quand il induit que ma complaisance viendrait un fait que je suis un homme. Ce qui sous-entend que la même scène écrite par une femme aurait au contraire valeur de témoignage. C‘est oublier que le viol est une relation non consentante obtenue par la force sans distinction de genre. Il existe des viols commis par des femmes, voire entre femmes, beaucoup plus nombreux qu’on ne veut bien le dire. Je ne vois pas ce que l’argument féministe du « genre » de l’auteur me semble un peu partisan. Très honnêtement, je préfère que les mots que j’ai choisis vous fassent horreur et vous pousse à abandonner ce livre, plutôt que d’admettre l’idée que la même scène, décrite dans des termes plus « acceptables », vous aurait moins dérangée. Parce que le crime aurait été le même. Seul votre confort de lecture aurait été épargné. Et dans ce cas, en tant qu’auteur, j’aurais eu en travers de la gorge le sentiment d’avoir participé à la banalisation d’un geste ignoble.

    Un autre mot me dérange dans votre critique que par ailleurs j’accepte. C’est le « surtout » de l’avant-dernier paragraphe qui fait que c’est « surtout » la description de la violence faite aux femmes qui vous chagrine. Personnellement je me refuse à établir une échelle dans l’horreur. Un crime est un crime. L’idée que certains seraient plus graves que d’autres au motif qu’ils frappent une communauté plus qu’une autre m’est insupportable. De la même façon que je refuse de jouer le jeu du « criminellement correct », je refuse celui du « communautairement correct ».

    Donc oui j’assume pleinement le choix des mots. Non ils n’ont pas été choisis pour « plaire aux lecteurs » et encore moins par complaisance. Tant mieux si ma façon d’évoquer les violences vous fait vomir, car elles sont justement à vomir. Et contrairement à ceux qui se servent du viol dans leur intrigue en en édulcorant la violence par un vocabulaire criminellement correct, je suis de ceux qui préfèrent déranger que plaire. Même au prix de perdre des lecteurs.

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    1. Bonsoir M. Manook (c'est vous n'est ce pas?), je crois que vous avez raison. Je suis une terrible chochotte littéraire (je l'ai dit) et je reconnais que si la scène terrible dont est victime Oyun avait été édulcorée, elle m'aurait moins gênée (ça vaut aussi pour les autres, mais c'est la pire). Je suis entièrement d'accord avec tout ce que vous dîtes: le crime aurait été le même. Je me reconnais une vraie lâcheté de lectrice sur ce domaine.

      Mais vous, reconnaissez malgré tout que les femmes sont souvent victimes dans votre livre: quand Gantulga s'en sort à peu près, la fille de Yerul est camée jusqu'aux yeux. Les hommes sont les personnages forts de votre roman: le grand-père, les policiers, Yerul, et même Gantulga mènent la danse et la narration. La galerie de femmes ne rassemble que des victimes (passées ou à venir), il n'y a pas de femmes de pouvoir qui compenseraient la mère folle, l'enfant assassinée, la fillette enterrée vivante, l'adolescente maltraitée, la policière violée, la prostituée menacée. Seule la femme médecin légiste échappe aux agressions, mais elle reste de côté, et apparaît comme un refuge tendre pour votre enquêteur. Elle est d'une certaine manière en marge de l'action.

      Ceci dit, il n'y a pas que des lectrices comme moi dans le jury et dans le lectorat des polars en général, celles et ceux qui ont aimé Yeruldelgger, l'ont aimé entièrement, et le défendent avec passion. Et j'ai été, je l'ai dit au début du billet, vraiment séduite par votre parti-pris historique (vous avez compris que cela me tient à coeur).

      J'espère que ce sera sans rancune de votre part, ce blog ne met en avant que mon avis, avec toute la subjectivité et la mauvaise foi dont je suis capable (et je peux vous dire que j'ai des réserves de ce côté là).

      Je souhaite donc une belle route à Yeruldelgger (qui je crois continue ses aventures dans un tome 2).
      Bonne soirée à vous.

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  17. Si les blogs littéraires servent à quelque chose de nouveau dans le paysage de l'écriture, c'est bien à des échanges comme le nôtre et j'en suis sincèrement très heureux. A mon tour de reconnaître de la valeur à votre argument. J'ai écrit dans une réponse sur un autre blog que je préfère reconnaître que je suis sûrement machiste malgré moi, par conditionnement culturel ou social, plutôt que d'affirmer péremptoirement que je ne le suis pas, me dispensant ainsi d'y réfléchir. Cela me donnel'occasion de chercher à m'en corriger chaque fois que je m'en rends compte. Votre réponse vient de montrer par quel biais je l'étais cette fois : l'absence de personnage féminin de pouvoir. Je le reconnais volontiers, même si Oyun et Solongo ont, à leur façon, un caractère fort elles aussi. Il est trop tard pour m'en corriger dans la suite des aventures de Yeruldelgger qui sont déjà écrites. Mais je vous promets d'envisager dans mes romans à venir des caractères féminins plus étoffés même si cela doit les pousser à prendre le pouvoir par des moyens aussi cruels que ceux utilisés par les hommes. Merci pour votre blog et votre franchise. Nous aurons peut-être l'occasion d'en débattre de vive voix à l'occasion de la remise du prix.
    Bonne soirée à vous aussi
    Ian Manook
    (je pensais que ma signature était visible sur le commentaire. Je n'ai pas cherché à avancer masqué!)

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    1. Alors là, M. Manook, je suis bien d'accord avec vous, les femmes de pouvoir peuvent être plus cruelles et sans merci que les hommes (c'est sûrement pour ça que je suis moyennement féministe en fait).

      Ce que vous dîtes de mon blog (et de la blogosphère en général) me flatte et me touche, c'est très gentil à vous.

      Malheureusement, je suis la mère de famille typique coincée dans sa province reculée un soir de semaine en juin, je ne monterai pas à Paris pour la remise des prix (en revanche, vous verrez mon amie Dominique qui a adoré Yeruldelgger), mais peut-être descendrez vous au Festival du Livre du 13 au 15 juin...

      Merci pour cet échange en tous les cas, car quand les blogueurs n'encensent pas les livres, généralement ils se font sévèrement tancer par les auteurs, j'ai de la chance d'être tomber sur vous ;-)

      A bientôt

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  18. J'aime bien ces échanges argumentés et cordiaux avec l'auteur. J'ai eu ma part plus d'une fois et c'est toujours enrichissant je trouve. Maintenant, ne lisant pour ainsi dire jamais de polar, il n'y a quasiment aucune chance que je lise celui-là un jour.

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    1. Oui je me sens très chanceuse Jérôme...d'autant que c'était un échange argumenté et respectueux (donc un échange quoi, pas un monologue)

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  19. Etrangement, ce sont toujours dans les romans masculins que j'ai lus les scènes de viol les plus affreuses. Hasard? Je suis sceptique.

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    1. Oui Val moi aussi, même si l'argument tient la route: la description plus light n'enlève rien à l'horreur du fait.

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  20. C'est étonnant comme on sent, chez certains auteurs de polars, une complaisance dans le morbide qui dépasse le simple cadre de l'utilité narrative... C'est pour cela que je suis en "pause polars" en ce moment, il y a eu le polar de trop !

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  21. Ce livre a reçu beaucoup d'avis positifs à sa sortie et depuis qu'il a obtenu le Prix, j'ai l'impression de ne voir que des avis plus mitigés. Je ne pense pas qu'il y ait de lien de cause à effet mais je m'interroge. du coup je l'ai acheté, quand il a eu son prix à Quais du Polar. Comme dirait Asphodèle, c'est ballot!

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    1. Honnêtement Anne, il a vraiment rencontré son public, il peut te plaire, en plus tu aimes ce genre, ce qui n'est pas mon cas. Vas-y en confiance.

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  22. Bonjour Galéa, c'est violent certes mais pas plus que certains autres polars (suédois par exemple). J'ai surtout apprécié le fait que l'histoire se passe en Mongolie. C'est plutôt original. Après, chacun son ressenti... Bonne après-midi.

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    1. oui, Dasola, je pense que j'étais dans une phase où la violence m'a gênée plus que d'autres, et je l'ai lu en urgence à cause du prix, il est possible que le moment coince...Et la Mongolie est comme tu le dis un décor original...

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  23. J'ai lu l'echange avec l'auteur et je le trouve interessant sur un point particulierement : la place de la violence des femmes dans notre société. As tu remarqué que l'on parle souvent (très) des violences faites aux femmes mais rarement (trop) des violences commises par les femmes ? Les femmes sont souvent (quasi toujours) considérées comme des victimes même lorsqu'elles sont auteurs ...pour moi c'est aussi la resultante d'une vision machiste de la société : la femme donne la vie ...elle ne peut l'enlever ...et si elle le fait c'est qu'elle a une bonne raison ..... et ça m'enerve !!! ADH

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  24. Je me demande si je ne préfère pas lire (ou entendre) les auteurs qui s'expriment sur leurs livres que lire les livres eux-mêmes... ^^

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    1. Il faut dire que là on a la chance de tomber sur un romancier qui sait écouter, répondre et argumenter aussi. N'est ce pas Zap?

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  25. Je VEUX lire ce roman !!!! Et plus encore après avoir lu les commentaires de l'auteur, si ouvert à la discussion et aux critiques !

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  26. Oui, chapeau à l'auteur pour cet échange passionnant (et à toi aussi Galéa, bien-sûr !).

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    1. Merci Sylire, oui je me sens très chanceuse avec ce billet...

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  27. On dirait le JT ce livre là...mais pourquoi pas...il en faut pour tous les goûts !!

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    1. Le Journal Télévisé tu veux dire MTG?
      Je ne le regarde jamais, ce doit être pour ça ;-)

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  28. Je note ce titre, ça ne me dérange pas de lire quelque chose de violent. Ce qui ne veut pas dire que j'aime la violence ou que je suis violente.

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  29. J'ai lu l'échange passionnant avec Ian Manook. La violence peut être aussi un exutoire pour l'auteur, voire pour le lecteur... C'est ce que disait, entre autres choses passionnantes, Leonora Miano à une rencontre hier soir. Certains soirs où mes élèves m'ont bien agacée, j'accepte peut-être plus facilement de lire des actions violentes "sur le papier" ! ;-)

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    1. Oui Kathel, je crois que tu as raison, on ne reçoit pas la violence pareil selon le moment où on la lit....

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  30. Peut-être inutile de te le redire mais je n'aime pas les polars !!!
    Beau vendredi à toi !!! Ne fais pas de mauvais rêves

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    1. J'ai envie de dire que ça ne m'étonne pas de toi Enitram....

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  31. La grande classe si en plus maintenant il y a des dialogues avec les auteurs sur ce blog !!!

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    1. Oui je dois dire que je me considère là comme très privilégiée Isis

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(je plaisante!! La modération est activée pour échapper aux vérifications diverses et variées dont tout le monde sature ;-)