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lundi 8 juin 2015

Prix ELLE des lycéennes (by Val)

L’idée de participer  à ce prix avec des élèves a germé quand j’ai rencontré cinq jeunes filles enthousiastes dans la file d’attente de dédicace de Maylis de Kerangal au Salon du livre de Paris en 2014. Comme j’étais alors moi-même membre du jury adulte, une conversation passionnante a eu lieu entre ces jeunes filles et moi, enfin passionnante pour nous. J’ai donc fait ma demande en fin d’année scolaire et attendu septembre pour apprendre que nous étions prises dans l’aventure.

Deux élèves avaient déjà donné leur accord en juin, trois ont été partantes en septembre. Deux d’entre elles le faisaient pour visiter le magazine Elle, elles veulent être journalistes de mode. Ce seront deux des plus motivées, elles me rendront toujours des commentaires étoffées en temps et en heure. Comme quoi, la passion de la mode peut avoir des conséquences étonnantes.

Pendant l’année scolaire, mes élèves ont lu les huit romans sélectionnés par le jury adulte du prix Elle chaque mois. La première sélection était composée des Douze tribus d’Hattie, de L’exception et de Flora. Elles ont aimé L’exception et Flora restera jusqu’au bout le préféré de J. (et le mien).  Dans le deuxième arrivage, elles ont toutes trouvé leur bonheur avec Prières pour celles qui furent volées, dont elles souhaiteront la victoire jusqu’au bout. Constellation ne les a pas emballées mais elles l’ont préféré à L’homme de la Montagne qui les a toutes déçues. Dans le dernier colis, elles n’ont pas aimé Les grands mais ont beaucoup apprécié Une constellation de phénomènes vitaux.

Le jour J, elles étaient excitées comme des puces, moi aussi mais c’était plus intérieur. J’étais seule avec elles et il fallait que je me concentre sur le chemin à prendre à l’arrivée à la gare Saint Lazare, puisque comme le savent mes proches, le sens de l’orientation n’est pas ma première qualité. Plan vigie pirate oblige, le lycée nous avait demandé de  prendre le bus et non le métro, ce qui allongeait notre temps de transport.

Sur le carton, il était précisé que la remise des prix aurait lieu à midi pile. Nous sommes arrivés cinq minutes avant, juste derrière un mannequin blond. On a vérifié nos cartes d’identité et nous nous sommes installées au premier rang pour moi et au second pour mes élèves, ce qui fait que sur la photo de groupe, elles sont juste derrière la lauréate. A 12h30, la cérémonie a commencé avec un discours d’Olivia de Lamberterie présentant l’équipe de journalistes littéraires de Elle (ce que j’ai apprécié), remerciant les jeunes de leur investissement et expliquant que ce prix prenait de plus en plus d’ampleur. La gagnante, Jennifer Clément pour Prières à celles qui furent volées fut annoncée, ce qui ravit bien sûr mes élèves et moi aussi dans la mesure où pour une fois, mon flair n’avait pas failli. Elle a précisé aux élèves de ne pas hésiter à aller à la rencontre des auteurs présents ainsi que des journalistes pour répondre à leurs questions.


Vînt le moment tant attendu (par moi, visiblement moins par mes élèves) du buffet, tout à fait digne de la réputation du magazine. Du chaud, du froid, et seulement du délicieux. Les filles se sont fait dédicacer leur exemplaire de Constellation par un Adrien Bosc très souriant, puis celui de Prières à celles qui furent volées par Jennifer Clément et nous avons fait une photo avec elles. Je lui ai parlé un peu (elle ne parle pas français). Entre les deux dédicaces, j’ai retrouvé J. en pleine conversation avec Olivia de Lamberterie qui était venue lui poser quelques questions sur la façon dont elle avait vécu ce prix. Je les ai laissées vivre leur vie pendant que je discutais avec la très charmante Clotilde qui s’était occupée de nous toute l’année. J’insiste sur sa gentillesse parce que nous en avons bénéficié et aussi parce qu’ayant été deux fois membre du jury adulte, je peux faire la différence entre une relation cordiale et une relation chaleureuse. J’ai aussi eu le plaisir de discuter avec Lisette de la Maison des écrivains qui fut mon tout premier contact dans cette aventure et qui fut tout de suite chaleureuse elle aussi, bien que je ne sois ni documentaliste, ni prof de lettres.

On nous a ensuite fait faire le tour de la rédaction Elle. J’ai vraiment apprécié ce moment, même s’il m’a fait rater le gros du buffet sucré, c’est dire si c’était bien. Voir les piles de livres sur les bureaux, je peux vous dire que ça donne envie. Alix Girod de l’Ain travaillait à son bureau et a dit deux mots aux élèves qui ne la connaissaient pas. La stagiaire qui nous accompagnait travaillait plus précisément sur les 70 ans du magazine qui aura lieu en novembre (question de mon élève M. à la stagiaire : « Mais c’est comme Carrefour, vous fêtez vos soixante-dix ans plusieurs années de suite ? »).

Comme tout a une fin, nous avons quitté la rédaction alors qu’il ne restait plus qu’un autre groupe mais d’abord, les filles ont tenu à aller discuter avec Olivia de Lamberterie qui leur a accordé toute son attention. Je me suis jointe à la discussion sur la fin. Les filles ont récupéré leur cadeau (emballé dans un grand sac, on avait l’impression qu’elles sortaient d’une journée shopping dans le bus).
Et je ne vais pas manquer de postuler à nouveau pour revivre ce beau moment.

A l’auteure qui me lira peut-être et qui s’étonnera que j’ai réussi à mener seule un groupe d’un point A normand à un point B parisien, sache que 1) j’ai été aidée par une dame très gentille et un chauffeur de bus qui l’était tout autant 2) le seul moment où je me suis perdue et ça ne t’étonnera pas, c’est quand j’ai voulu aller aux toilettes et que je me suis retrouvée dans une salle de projection (heureusement vide).

vendredi 29 mai 2015

En finir avec Eddy Bellegueule (audio)

 En 2014, entre Val et moi, il y aura eu (entre autres choses et gens) Edouard Louis. Son livre, son intervention à La Grande Librairie, le symbole qu'il pouvait représenter, la polémique de ses origines, le traitement de son homosexualité, son parcours universitaire et la Picardie...donc une fois n'est pas coutume, c'est chez moi qu'elle vient parler littérature avec la version audio; parce que si Val devait en finir avec Eddy Bellegueule (d'une manière ou d'une autre), c'était logiquement chez moi qu'elle devait clore cette affaire.

(PS: pardon pour la police fluctuante de ce billet...)

La parole à Val 

En février 2014, je lisais ce roman en version papier et j'ai mis des mois à décolérer. Ce billet va être un mélange de ce que j'avais écrit à l'époque et de ce que j’ai ressenti à l’écoute.

 Je n'avais pas été mise aussi mal à l'aise par un livre depuis Rien ne s'oppose à la nuit. Il y a dans ces livres qui dénoncent d'autres personnes ou un mode de vie, quelque chose d'insupportable pour moi, lié à l'impossibilité pour les autres de répondre aux attaques. Je sais que ceux qui ont aimé ce livre que je ne peux qualifier de roman puisque tout y est vrai, vont rétorquer qu'il ne dénonce rien, qu'il se contente de décrire. Je crois que ce ton qui se veut objectif m'a encore plus agacée. Dans sa description du milieu populaire dont il vient, personne n’est épargné : ses parents, sa grand-mère chez qui ça sent le chien sale mais encore pire, les ados qui soit le battent tout en s'attachant à lui ou le sodomisent dans la scène la plus glauque qui m'ait été donné de lire depuis très longtemps. 

Il y a une valeur qui est importante pour moi, c’est le respect. Edouard Louis ne respecte rien. Il n'y a aucun élément positif dans ce milieu. Dans le milieu d'où il vient, personne ne se comporte comme vous (enfin je le suppose) et moi et c'est finalement ce qui m'a le plus dérangée. J'ai eu l'impression qu'il nous englobait dans son monde, celui qui l'a sauvé de là d'où il vient et qu'il pointait du doigt l'autre, celui qui est si éloigné de notre quotidien, en nous disant : vous m'avez sauvé, vous qui connaissez le pouvoir des mots, vous qui aimez lire, d'un monde dont vous n'avez aucune idée et dont je vais vous ouvrir la porte. ! Il se trouve que mes origines picardes me mettent entre deux chaises, je suis à la fois du même monde qu'Eddy Bellegueule sans avoir oublié mes racines et les gens simples qui sont mes aïeux.                             

Je n'ai pas toujours été d'accord avec ses analyses. Par exemple, il explique le fait que son père et d'autres hommes refusent d'aller chez le médecin par un désir de paraître viril. Pour avoir côtoyé de près ce refus, je pense plutôt qu'il est dû, entre autre, à un manque de confiance envers les médecins et à une lutte des classes : le médecin, très à l'aise financièrement sans faire grand chose (je traduis d'autres pensées que la mienne, j'ai beaucoup d'admiration pour mon médecin) représente l'ennemi. Et si bien sûr, je ne peux expliquer les coups, je comprends tout de même que de trouver son enfant dans la situation dans laquelle sa mère le trouve alors qu'il n'a que dix ans peut faire perdre les pédales à de nombreux parents. D'ailleurs, cette scène m'a été insupportable. Je lui accorde le sens de la formule: 

Dans la chambre flottait encore l'odeur du cri de mon père.                  

Et j'ai aimé l'idée que ce qui le fait venir à la culture est sa différence et son besoin de se trouver une autre famille que la sienne, dans laquelle il ne se reconnaît pas. Dans cette autobiographie, certains passages ne m'ont pas paru crédibles.

J’ai depuis rencontré et écouté Edouard Louis, je comprends que l'auteur, dans son extrême jeunesse, ait eu besoin de faire ressortir son mal-être. Ca ne me rend pas plus à l'aise avec le roman. Ce qui est incroyable, c’est qu’en commençant cette écoute, je pensais que je pourrais enfin l’appréhender sereinement. Et il a suffi d’une conversation  à la piscine avec une amie que ce roman a autant agacée que moi et d’un mail d’une copine qui n’était pas d’accord avec mon avis publié sur Babelio (mais qui me le faisait savoir gentiment) pour que je comprenne que ce roman restera gravé en moi comme une blessure et que la colère reste là, enfouie. Ce roman n’est pas pour moi un plaidoyer contre l’homophobie mais un brûlot haineux contre une certaine simplicité.

Je n'ai pas été emballée par la lecture (un peu rapide à mon avis) faite par Philippe Calvario. Ce billet ne pouvait qu’être chez mon amie Galéa parce que nous avons tant parlé de ce roman, qu’elle a été très à l’écoute de ces moments où je devais faire sortir mon trop plein de colère.

Date de parution : 14 Mai 2014 Durée : 4h42


mardi 7 avril 2015

Very inspiring blog award

Quand Val parle littérature, elle se rend chez des blogueurs littéraires (normal quoi), mais quand Val parle d'autres choses, c'est-à-dire d'elle ou des gens qu'elle aime bien, c'est chez moi qu'elle s'installe,  un peu comme les stars le faisaient chez Mireille Dumas du temps de Bas les Masques (j'envisage sérieusement une bonne permanente pour être crédible). Il fallait un certain courage, alors qu'elle n'a plus de blog (personnel j'entends), pour en citer 10 qui comptent un peu plus que les autres. Je tiens à préciser que je n'ai influencé aucun de ses choix  (sauf bien sûr que j'ai exigé de m'y trouver, vous pensez bien) et je me suis retenue de tout commentaire ou remarque, parce que quand je prête ma machine à café, je laisse libre de prendre n'importe quelle capsule.

Je vous laisse donc avec Val et ses chouchous (Kathel, ne t'inquiète pas je reviens parler de livres tout bientôt avec L'Exception).

Very inspiring blog award

C’est Jérôme qui le premier, m’a décerné cette récompense et ce n’est vraiment pas de la fausse modestie de dire que ça m’a à la fois touchée et surprise. Merci à toi, Jérôme et à Mo’ qui m’a aussi nominée. Comme il me décrit comme cash et directe (et j’ai l’impression que je dois le prendre comme un compliment, ce qui le différencie de ma mère qui pense qu’il faut avant tout sauver les apparences), il me faut être fidèle à ma réputation et comme je trouve courageux de la part de Jérôme d’avoir publiquement fait des choix, je vais faire de même et je vais même le faire avec un grand plaisir. Et puis en lisant les billets de Jérôme et de Mo’, je les ai trouvés beaux et pudiques et je me suis demandée si les blogueuses/ blogueurs qui comptaient un peu plus pour moi que les autres le savaient. Mes 10 blogs incontournables, ceux dont je rentre l’adresse de façon quasiment automatique et sans réfléchir chaque jour ou presque sont indéniablement (dans l’ordre alphabétique) :

Mo’, c’est ma comparse du loto BD mais c’est bien plus que ça. C’est quand quelqu’un n’est pas là que vous vous rendez compte à quel point il compte pour vous. Quand Mo’ a fait une petite pause, elle m’a manqué et j’ai attendu son retour avec impatience. La dernière session du loto BD nous a prouvé qu’à l’écrit, nous étions toutes deux des bavardes impénitentes. Je crois que pour elle, je serai capable de chanter du Nougaro (sans l’accent) et peut-être d’aimer Toulouse, même si elle se moque de mon temps normand. Je te précise Mo’, mais tu le sais, que j’ai écrit ce texte avant de lire le tien.

Canel fut ma première copine de blog, la première blogueuse qui m’a donné envie de franchir le pas de la rencontre IRL, celle à qui j’’ai envoyé des mails pendant des mois avant de la rencontrer, une fois à Paris et une fois à Nantes devant une crêpe. Mon premier souvenir d’elle tourne autour d’un désaccord amical concernant Max et les Maximonstres (le film) que j’avais adoré. Elle est drôle, un peu coquine et très taquine (et elle n’aime pas les photos). Nos filles ont partagé un swap et ce fut un très beau moment. Et nous nous sommes souvent envoyé des petits cadeaux.

Jérôme n’est pas dans cette liste parce qu’il m’a nominée. Il n’est pas non plus ici parce que nous sommes allés dans le même lycée, moi avant lui, ou qu’il vit dans une ville qui fait partie de mes racines et à laquelle je suis attachée. Il n’est pas là parce qu’il fallait bien un homme dans ce top, ni parce qu’on s’est souvent envoyé des paquets dans le cadre du loto BD (ou pas). J’ai presque envie de dire que pour moi, Jérôme est une blogueuse comme les neuf autres nominées, et je ne pense pas que ça le vexerait. Jérôme est là parce qu’il m’a fait connaître Ernest J.Gaines, parce que sa passion pour une certaine littérature américaine, assez virile ma foi, me plait beaucoup, parce qu’échanger avec lui est toujours intéressant, qu’il me parle de livres, de Charlotte, du métier de sa femme ou de l’évolution du sien ou qu’il me dise tout le bien qu’il pense de Moka et fasse l’entremetteur en vue d’une rencontre (en fait, je crois que Jérôme parle très bien des femmes de sa vie). Parce qu’il est simple et ne se pavane pas comme un coq dans son poulailler. D’ailleurs Jérôme n’est pas un coq mais un vrai papa poule et c’est aussi pour ça qu’il nous touche.


Philisine, c’est un cœur gros comme ça et on le sent très vite. Ca se sent sur son blog et ça se sent dans ses messages. Mais Philisine, c’est aussi une tête bien faite. Je suis ravie d’avoir pu faire sa connaissance (un peu trop brièvement) au salon du livre.


Marjorie et moi nous sommes rencontrées lors du Prix Elle. Notre vraie rencontre eut lieu au salon du livre lors de la rencontre du jury et des auteurs et le courant est tout de suite très bien passé. Nous n’avons cessé de nous revoir dès que l’occasion s’est présentée et elle a même répondu présent au dernier moment parfois. Nous ne boudons pas notre plaisir devant les auteurs charismatiques (Christophe Ono-dit-Biot ou Philipp Meyer) mais surtout, je crois qu’on pourrait papoter des heures. Marjorie, c’est une fleur sauvage qui s’ouvre en tête à tête et c’est un vrai coup de foudre amical pour moi. C’est elle qui m’a prouvé que la différence d’âge n’entrave en rien l’amitié.


Laure, c’est aussi une copine du Prix Elle. Il faut croire que ce jury 2014 était un excellent cru. C’est une première rencontre au salon du livre, une seconde à Vincennes, une troisième… et nul doute qu’il y en aura d’autres. Laure est une femme pétillante et passionnée, c’est toujours un plaisir de la revoir.


J’ai rencontré Tiphanie lors du swap anniversaire de Herisson. Et nous n’avons cessé de fêter nos anniversaires depuis (avec quelques péripéties dues à mon étourderie). J’aime sa douceur et sa modestie. Nous partageons le même métier mais quelques années nous séparent. Nous ne nous sommes jamais rencontrées et je pense que son départ en Alsace va me priver de cette rencontre. Je le regrette profondément.

Je pense qu’on a tous une blogueuse ou un blogueur de cœur, notre sœur de blog pourrait-on dire. C’est le prix Elle qui nous a liées, notre affection pour Adèle et moi,  Lady Hunt et Gilles Kepel, notre agacement devant la K. nous ont rapprochées, nous défendons nos chouchous avec la même ardeur et descendons en flèche ceux qui nous agacent avec la même mauvaise foi. Des liens se créent qui dépassent la littérature, elle fut mon oreille et mon épaule dans la pire période de ma vie et ça, je ne pourrai jamais l’oublier. Nous partageons des discussions futiles mais aussi des questions existentielles. Il ne nous reste qu’une étape à franchir et je l’attends avec impatience.
Ce ‘n’est bien sûr pas un hasard si ce billet si personnel est publié sur ce blog.

Impossible de faire ce top sans y mettre une bretonne quand-même ! Ma bretonne à moi, c’est Sylire avec qui j’échange régulièrement sur les lectures que nous partageons. Nous nous sommes rencontrées à l’occasion du Prix Audiolib. C’est bien sûr l’une des organisatrices du Blogoclub.

Pour moi, Malika sera toujours associée à Lisbonne puisque c’est là que je l’ai rencontrée et que nous avons mangé de la morue ensemble. C’est aussi son mari, le mien, ses enfants et ma fille. Une bien belle rencontre et une bien belle soirée. Une femme qui ressemble à son blog, souriante et ouverte. Et c’est un blog entre parenthèses que je ne veux pas voir disparaître parce que j’aime ses avis tranchés, dans lesquels je me suis souvent retrouvée.

Je vais faire comme Jérôme en trichant un peu parce que si j’avais pu, j’aurais choisi douze blogs. Difficile pour moi ne pas mentionner ma Rouennaise préférée, que j’ai rencontrée deux fois autour d’un thé pour elle et d’un jus d’orange pour moi, je parle bien sûr d’Aifelle. Et je reste fidèle à Kathel dont j’ai toujours apprécié les avis tranchés.

Bien sûr, il y a de nombreux autres blogs que je lis, des blogueuses dont les mails m’ont touchée. Mais ce billet est surtout pour moi une déclaration un peu plus appuyée à celles (et celui) chez qui je commence toujours mon tour des blogs. J’en profite pour rappeler que notre attachement aux blogueurs/ blogueuses qui nous entourent nous fait connaître parfois l’inquiétude face au silence soudain de l’une d’entre nous. C’est mon état d’esprit du moment. Je croise les doigts pour que l avenir proche m’apporte de bonnes nouvelles.

PS: je ne suis pas bien sûre que les liens sur les images fonctionnent, mais je remercie Miss Léo, Maxi Vav et Mina Merteuil pour leurs conseils. 
PS2: l'avantage avec Val c'est qu'elle répond aux commentaires dans les temps, j'espère que mon blog va s'en remettre.

lundi 29 décembre 2014

Our 2014

J'avais renoncé à faire un bilan de 2014  qui aura gardé un peu de ma légèreté (mais faut bien grandir un jour non ?). Mais Val tenait à faire le sien, et vu qu'il n'aura échapper à personne qu'elle est maintenant sans blog fixe, nous avons finalement décidé de le faire ensemble. Je voulais échapper au palmarès littéraires (depuis que j'ai quitté l'enseignement c'est un exercice qui ne m'enthousiasme plus), alors j'ai proposé au leader de suivre le principe du délicieux rendez-vous chez Moka, en essayant de faire aussi bien qu'elle quand elle met en mots et en livres son "Moi après mois" (ce qui donnerait aujourd'hui un "nous après an" , qui ne serait pas très heureux).

Bref, on n'allait pas manquer une bonne occasion de s'étaler et de se plaindre non ? Surtout dans un interminable billet fleuve qui mêle littérature, événements personnels, météo, amitié, famille...bref la vraie vie quoi...

Alors, de 2014, on garde quoi ?

(honneur à l'invitée, c'est Val qui commence)

Go leader !


Le pire mois de ma vie : Amiens et les blouses blanches, des larmes, beaucoup, des trajets rythmés par A la recherche du temps perdu et la colère après la lecture d’Eddy Bellegueule, une confidente qui sait trouver les mots qui apaisent et des liens familiaux forts, souhaiter une bonne année à mon élève syrien et espérer de toutes mes forces la paix en Syrie, l’apparition de son sourire en même tant que celle de sa confiance/ Le diagnostic qui nous assomme, les blouses blanches, toujours, les vraies et celles de Réparer les vivants, la claque des mots et du sujet, ne pas le finir trop vite- son retour, enfin- poser pendant des heures pour un photographe italien- préparer son colis d’anniversaire et stresser- se diviser autour de Passion Arabe de Kepel et d’Esprit d’hiver dans le jury Elle/ De l’émotion autour Du parfum de ces livres que nous avons aimés, des moments de partages, des larmes, encore, être à fleur de peau puis aller mieux- une inspection qui fait beaucoup de bien, première rencontre avec le jury du Prix Elle, le sérieux, l’érudition de Gilles Kepel et mes élèves et collègues ravies de leur premier salon du livre/ Retrouver Au revoir-là haut, mon coup de coeur audio, vivre un championnat un peu particulier à distance et se sentir l’âme d’un supporter / Londres, cette capitale que j’aime tant, le studio Harry Potter et lecture du premier tome avec Galéa, Hermione et ses mimiques dans le film- découvrir Mon ami Dahmer envoyé par Laure et en faire mon coup de cœur BD/ Envie de me lancer un défi, le commencer avec Edith Wharton et savourer Le temps de l’innocence, Valentine Goby lisant Kinderzimmer au festival Terres de Paroles, moment délicieux partagé avec Martine- la déception devant les résultats du Prix Elle, ne pas y être mais tout suivre grâce à Marjorie, recevoir le carnet Elle et retrouver Zelda- faire passer des oraux de bac dans une chambre d’internat mal rangée/ 

Wharton encore et toujours, apprécier les moments présents, le bac, la mention et mon ado amoureux, un mois joyeux, dire au revoir mais pas adieu à ma classe chouchou, être ravie de leurs résultats/ La Bulgarie et les restes du communisme, une excellente nouvelle liée au travail  et un immense cri de joie, les grands espaces et Philip Meyer/ Blues de rentrée sans mon fils pour m’accompagner, la chance incroyable d’avoir des classes toutes sympas, le Festival America, prendre le temps de découvrir Laure et Marjorie, sentir qu’une amitié est en train de naître avec Philip Meyer en toile de fond, être touchée par Edouard Louis, si fragile, un très beau colis swap ponctué de Waow ! à n’en plus finir et être très gâtée par mes copines blogueuses pour mon anniversaire/ Un colis d’anniversaire en retard mais si généreux avec une pépite, Meursault contre-enquête, noté grâce à Marilyne, écriture sublime et quel courage ! - Remise des prix Audiolib, papoter des heures avec Sylire, trinquer avec Leiloona et complètement se planter sur le nom du gagnant/ facebook, mon portable et moi, une blouse blanche et un bureau – « On s’était dit des choses, que l’on ne tiendrait pas » - un rendez-vous de dernière minute avec Marjorie, toujours le même plaisir, sa sollicitude, son sourire, savourer Le puits grâce au billet de Jérôme, le garder grâce à Nathalie, et avoir envie de l’offrir/ rideau mais pas fin, pas encore- « On me veut forfait du combat, moi je veux me battre avec toi », se surprendre soi-même et en éprouver du plaisir – ma maladresse et mon portable les fous rires de Noël autour des livres, de l’Albanie et d’un stylo – des chouettes- finir l’année avec une lecture commune avec Marjorie- Et ne pas savoir du tout de quoi l’année 2015 sera faite.

Et avoir partagé presque tout ça avec Elle.  


Et dans un registre tout aussi joyeux, 2014 sous les galets:

Dépression littéraire de janvier/ Les jurées et le leader ELLE: mon beau cadeau de 2014/ Une maison qui porte malheur/ Mais vendez-là punaise!/ En même temps toute la terre et tout le ciel: mon lauréat du Prix ELLE/ Une amitié de 10 ans qui s'éteint : "On ne devient pas tous adulte de la même manière tu sais"/ Remise du prix Elle : le triomphe du K. / Plus humble que Manook tu meurs!/ Marjo : notre envoyée spéciale / L'affaire Edouard Louis, la colère de Val et le rejet picard/ "En finir avec Eddy Bellegueule", la claque qui fait mal, le bord de la nausée / Quelque part entre Bourdieu et Winterson  finalement/

Sale année pour les blogueurs que j'aime/ Solomons, Aifelle et moi/ Le mois anglais et la découverte tardive de Jane Austen (grâce à ma libraire de l'ombre)/ Mon classique étranger chez Miss Léo/ Juin où le mois de l'incontournable sociabilité/ Galas de danse, gouters d'école, anniversaires en pagaille / Le Confident ou le débat d'une clique/ Attila, MTG, Mior, Malika et Val: les sales gosses de la blogo (je vous aime les amis)/ Marlboro-Despérados-tapenade: des valeurs sûres en ces temps sombres / "Du pancréas? tu es sûre, c'est le pire de tous non?"/ Une réconciliation qui n'aura jamais lieu / Au revoir la-haut  sous les grêlons de juillet avec l'Homme/ "Il est touchant le père Péricourt, tu ne trouves pas?"/ Perdus en foret sous un orage violent/ "Mais maman, appelle Papy pour qu'il vienne nous chercher, sinon on va se prendre la foudre" / La Reine des neiges: en sortirons-nous indemnes? / Une rentrée des classes éprouvante / Blogueuses-coureuses : un moment de concorde bloguesque / Courir au bord de la mer, ça change tout/ Miossec, Biolay, Muse et Pink/ Passer (parfois) sous les 5'40 le Km/
"Tu as fait de la loose ton image de marque finalement"/ En anglais ça ne veut pas dire ça, mais la "perditude" ça n'existe pas en français non plus, si ?! / Le mois américain avec Mailman  offert par Jérôme/ Le portrait d'un looser qui me fait penser à un certain Barnabé qui me poursuit depuis 6 mois / Les Bibliomaniacs: 10h de train, deux jours avec moi/ Elles m'ont fait lire Beigbeder!/ Mais Zenatti aussi/ Et ça c'est chouette/ Quel titre quand même, "surtout pour nous" rajoute l'Homme/ La générosité des blogueurs dont je ne me sens pas toujours à la hauteur/ Val évidemment mais aussi Marjo, MTG, Clémence, Miss Léo, Jérôme, Aifelle, Aliénor, Alphonsine, ma Mirabette, Dominique.../Je suis une chanceuse-chouineuse/ Des blogs qui baissent le rideau/ Des blogueurs qui partent en claquant la porte / Des pauses qui s'éternisent/ Parfois j'ai peur de me retrouver toute seule / "That's life", dixit ICB / Décider d'arrêter les billets polémiques/ Thé à la menthe et tartines au beurre salé/ Peiner à rédiger des billets littéraires/Un vingtaine de livres non chroniqués/  Parler des poux/ Et si c'était ça mon créneau ? /
Réparer les vivants: une lecture magistrale et  deux nuits d'insomnie /  Qu'aurais-je fait, moi , du corps de celles qui sont sorties du mien? / "Tu ne voudrais pas lire du plus léger quand même, déjà que Noël approche, c'est pas la peine d'en rajouter..."/ Ce n'est pas toi que j'attendais/ Une autre vision de la paternité / "Mais c'est qui ce Jérôme au juste ?" / L'Homme converti à la blogo / J'espère assurer autant que ma mère dans 25 ans / Mon père, ce héros / Je nierai avoir écrit ça (car je tiens à mon rôle de psychorigide-râleuse de ma famille) / Le Nobel de Modiano / L'impression pendant 12h d'être quelqu'un d'important/ Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier: un testament épuré / Ma petite soeur quitte le continent/ Dans une fratrie, ce n'est pas celui qu'on pense qui soutient l'autre / Les Légendaires colonisent la famille/ Pointé-dégagé-chassé / Echec et mat / multiplications à trous / Rendez-vous avec la maîtresse qui fait peur / contrôle technique de la voiture /  La fin de l'année aux forceps / C'est dur d'être une grande personne /


Ne pas appartenir vraiment à la blogo littéraire, mais avoir trouvé sa place quand même / Etre terriblement proche de gens qu'on n'a jamais vus / "Tu deviens flippante avec ton Iphone"/ Réflexions existentielles sur Facebook / Addiction aux réseaux sociaux / Renoncer à l'anonymat total / 30 heures de travail sur le costume de Jadina / L'antivol sur une bouteille de champagne et un pneu crevé le 24 décembre / "Tu vois je l'avais dit"/ Mettre en scène les petits soucis pour ne pas parler des grands / Mes filles et leurs grands yeux bleus "nous on a passé une année merveilleuse tu sais maman"/ Arrêter de se regarder le nombril en 2015? / En suis-je vraiment capable? / Prendre de la hauteur et se mettre au vert  / Avec Confiteor dans ma valise...et Messenger dans ma poche.

Que cette fin d'année vous soit douce amis blogueurs et visiteurs
(il paraîtrait que la conjonction astrale de 2015 est prometteuse #jdcjdr)

La Quadrature des Gueux : Le sens de la fête

Nouveau point d'étape de la quarantaine : le sens de la fête.  Que reste-t-il de nous quand il s'agit de faire la fête ? Je parle d...