vendredi 23 octobre 2015

L'émission qui me retourne comme une crêpe : LGL du 22 octobre


Pas de visuel pour LGL cette semaine (y'en a qui sont en vacances visiblement) et une Galéa remontée comme un ressort. Je m'étais dit que j'allais m'amuser à tout dézinger quand j'ai vu l'affiche, d'autant que l'Homme préférait de loin regarder La Soupe aux choux  ou un film de guerre, et je l'avais emporté de justesse parce qu'il y avait McEwan en auteur étranger. 

C'est donc un François au top de sa forme qui parlait dans le poste hier soir, avec des invités qui allaient déballer leur douleur qui flattent les sujets de prédilection de l'animateur : les histoires de famille, les morts, les blessures... Du lourd de chez lourd, tellement lourd que l'Homme est parti sur le balcon avant même la fin du générique. 

Le temps qu'il revienne sur le canapé (en embaumant cette odeur de tabac froid qui me donne des envies de divorce), et c'est Yann Queffélec qui ouvre le bal avec L'Homme de ma vie aux Editions Guérin. L'histoire d'un père qui n'a jamais aimé son fils (je me demande si finalement on ne va pas passer sur la Soupe aux choux tout compte fait). 

Silence de mort dans le salon, quand Queffélec parle des deux écrivains de sa famille (son père et lui), et de celui qui est de trop. Queffélec a la distance et la retenue des Bretons, l'élocution caractéristique de ceux qui ont fait des études et qui viennent d'un milieu cultivé. Notre problème c'est que Queffélec parle pour le coup d'un modus vivendi qu'on connaît bien (le droit d'aînesse qui reste dans le coeur de certains parents, les fils qui ne doivent pas faire mieux que leur père et tellement d'autres choses). A chaque fois, j'ai l'Homme qui acquiesce à côté de moi " on peut pas dire, il en parle bien". Et Bim : le constat du romancier est sans appel : "mon père ne m'aimait pas, c'est comme ça". Il revendique malgré tout vouloir faire "quelque chose de beau de la douleur" et étrangement, j'ai du mal à trouver cela indigne, c'est peut-être parce Queffelec nous raconte qu'il a souhaité mettre un cadre romanesque à son livre, que ça s'est imposé. 


 Et quand Busnel lui demande "est ce que c'est un règlement de comptes? ", Queffelec  lui répond que c'est un "hommage". Là l'Homme bondit  :"oh punaise, il n'a pas tout réglé quand même Queffelec". "Attends d'avoir passé la soixantaine va" lui ai-je répondu. Et pourtant c'est indéniable, il y'a quelque chose de triste et de pathétique dans la manière dont Yann parle des humiliations que lui a fait subir son père depuis toujours, tout en affirmant "je ne voulais pas d'autres pères que lui". Dans cette loyauté posthume à un père qui l'a éduqué sans l'aimer, Yann Queffélec, droit dans son siège et sa chemise bien repassée, paraît avoir 12 ans. J'aimerais en dire du mal, mais honnêtement, ce serait de la posture, parce qu'il a été juste et touchant.

Je m'étais donc dit que j'allais me venger sur Noëlle Châtelet, en tant que "soeur de" j'avais un boulevard devant moi, d'autant qu'il y avait la sortie du film tiré de son livre d'il y a 10 ans, ça sentait la promotion à plein nez. En plus paye ton titre  : Suite à la Dernière leçon au Seuil, ou comment réchauffer un vieux sujet qui avait bien marché à l'époqueChouette, tout était réuni pour passer mes nerfs. Noëlle Châtelet a l'allure des copines de ma mère: brushing flou, collier ethnique, gilet bariolé et sans doute artisanal.  Avec son éloge du droit de mourir, moi je pense fort à Emmanuèle Berheim et son Tout s'est bien passé qui avait bouleversé la plupart des jurées Elle en 2014. Et puis, rebelote, elle m'attrape. C'est quoi ce bazar ? Même l'Homme écoute avec attention. 

Je découvre le terme de "défusion mère-fille", la nécessité de couper le cordon entre celle qui choisit de mourir et celle qui va continuer à vivre. Son militantisme désintéressé est assez émouvant : "pour partir dans la joie il faut choisir quand on part". Et peut-être a-t-elle raison quand elle dit que ce n'est pas mourir le problème, c'est mal-mourir. 

Difficile aussi de l'attaquer sur le film, dont elle parle comme d' "une trahison consentie", pour que le débat soit le plus public possible. Evidemment, j'aurais pu me moquer un peu du passage de la clarté qui apparaît dans la maison et qu'elle considère comme l'apparition de sa mère qui lui envoie un message, mais bon, une fois encore j'aurais été malhonnête, parce que quand elle évoque son "renoncement à sa propre histoire" pour faire avancer la cause du droit à mourir, il n'y a pas à tortiller, elle est digne et sincère. Et puis, il y a son dialogue sous forme de tutoiement avec Queffelec, est la fois respectueux et retenu. Après Yann dont le père ne l'aimait pas, on trouve Noëlle et sa mère qui l'aimait tant. C'est un moment étrange de voir ces deux écrivains face à face avec leur parent défunt, et cette "autre manière de voir la mort".  

Par conséquent, quand Sophie Daull prend la parole pour Camille, mon envolée chez Philippe Rey, je n'ai même plus envie d'en dire du mal (même si  je dis à l'Homme qu'elle aurait plus sa place en invité du Samedi chez Ardisson dans Salut les Terriens qui ne reçoit que des cas lourds, glauque et sans espoir, avec cette complaisance assez malsaine dans le malheur d'autrui). Car Sophie Daull vient parler de la mort de sa fille de 16 ans, au bout de 4 jours de fièvre, la veille de Noël: je ne pense pas qu'on puisse trouver plus racoleur. Mais finalement, je découvre une femme ravagée par une douleur  qu'elle ne souhaite pas combattre, dont elle ne souhaite pas se plaindre, et même les couleurs chamarrées de son corsages ne masquent pas les traces de la perte la plus insupportable qui soit. J'ai mal quand elle parle de l'oreille sourde des médecins face à la fièvre qui empire, je l'admire de ne pas vouloir s'acharner sur le corps médical (punaise alors moi me connaissant je me serais lâchée et vengée). J'admire quelque part cette mère qui parle de la fin de sa fille, de cette bactérie qui n'était pas un virus, avec cette sorte de distance. Et surtout j'aime qu'elle nous dise "je ne veux pas être consolée".

 Il m'arrive quelque de chose d'assez rare, j'éprouve de l'empathie pour un auteur qui vient déballer ses malheurs:  j'ai mal pour elle du fond de mon coeur. "Etre au delà du récit" nous dit-elle. Ecrire pour en faire quelque chose, n'est ce pas le plus important finalement? Et quand elle revendique intégrer dans son récit des scènes cocasses et drôles, parce que la vie est comme ça, je ne sais pas si elle est si éloignée que cela des grands auteurs qui ont écrit sur la perte d'un enfant (même si franchement, Busnel nous ressort la même phrase à chaque fois "il n'y a pas de mot pour caractériser celui qui perd son enfant", non il n'y en a pas François, parce que la langue française n'arrive pas à l'inventer, parce que ça fait partie de l'innommable - ce que l'on ne peut pas nommer). "Quelque part, j'aurai 16 ans pour toujours" conclut Sophie Daull, et moi soyons honnête, je suis un peu émue. 

Mais que s'est-il passé punaise de punaise ? Pourquoi les ai-je tous trouvés si justes et si dignes dans leur douleur? Des années à vomir contre l'autofiction et son déballage de l'intime, pourquoi m'ont-ils inspiré de la sympathie tous les trois, voire une envie de les lire. Je dois me rendre à l'évidence, ce sont trois auteurs qui se sont écoutés, qui se sont lus, et qui ont cette chance folle de prolonger l'existence de leurs défunts par l'écriture. 

Le temps de la pastille librairie et j'envoie un message à un amie dont je sais qu'elle n'a pas tellement plus de coeur que moi, et qui me confirme que...je bugue.

Trois solutions s'offrent à moi:

a) l'autofiction et le témoignage ont un intérêt quand il y a du talent, de la dignité et qu'on le fait pour les bonnes raisons (c'est à dire faire quelque chose de beau de la douleur, plutôt que  régler lamentablement ses comptes avec les siens - piste à creuser, je sens que je tiens un truc).

b) mes hormones ont flingué mon esprit critique (ce n'est pas à exclure, je vois bien que je mute de ce point de vue, bientôt je vais m'acheter des cartes postales avec des petits chats dessus).

c) j'ai épuisé mon quota d'énervements, agressivités et autres révoltes inutiles (pas à exclure non plus, je sens que je me fatigue sur certains points, deviendrais-je bienveillante avec l'âge ?).

C'est en plein pendant ce questionnement existentiel qu'est arrivé McEwan pour l'Intérêt de l'enfant chez Gallimard. Quand on pense que je l'attendais depuis le début...Lunettes cerclées en fer, calvitie triomphante poivre et sel, ventre plat, chemise blanche, jean sombre, veste anthracite: le type bien dans ses baskets.  Entrée triomphale de l'auteur britannique au moment où j'attaque le nougat (on sent Busnel complètement euphorique). Je me sens revigorée quand je m'excite toute seule sur la pastille avec des critiques français qui nous expliquent qui est McEwan. C'est inutile et peu intéressant surtout avec une chroniqueuse du Masque (Attila détend-toi),  une de Télérama (MTG c'est spéciale dédicace), et un du Magazine littéraire (no comment, c'était ma Bible à l'Université). J'écoute vaguement, mais je connais déjà le pitch, ma mère l'a lu et m'en a déjà beaucoup parlé: une femme juge aux affaires familiales en pleine crise de couple (bon bon bon). 

"Comment est né ce roman ?" demande Bunsel ? McEwan trouvait que la littérature manquait de juges en général. Mais visiblement on retourne sur la vie de couple et surtout la sexualité, je sens  la veine de Chésil là. Bizzarement, je n'arrive pas à suivre le dialogue entre Busnel et McEwan (j'envoie des textos à Attila, je sens bien que je suis ailleurs), je n'ai pas l'impression que l'entretien soit vendeur, SAUF quand Busnel dit "le détail qui fait tout, c'est la pluie". Hommage à Charles Dickens nous dit McEwan. "un petit chef d'oeuvre dit Busnel " (rien de moins....). Cet entretien a été prédictif si j'en crois les réseaux sociaux de ce matin, et je vais vous le dire c'est tant mieux. 

Vu que je n'ai pas été totalement au taquet sur cet entretien, je vous renvoie aux deux billets un peu opposés de mes amis blogueurs avec le parrain de la blogo d'un côté (il n'aime pas trop le terme de chouchou, donc je considère celui de "parrain" de circonstance...à lire en fredonnant la BO du film), et de notre girl from earth qui l'a lu cet été en VO.

Sur ce, je m'en vais soigner mon karma qui vire quand même chamallow, il ne faudrait pas que ça s'installe de trop ;-) et que je devienne une blogueuse complaisante.

Aujourd'hui mon blog a 3 ans, et je n'en suis pas peu fière.
Bonne semaine à tous.

70 commentaires:

  1. Bon anniversaire ! Sinon, pour contre-balancer tes hormones, Yann Queffelec, dans la vraie vie, il n'est pas touchant du tout. Pas du genre très fréquentable quand tu es une femme. Voilà voilà...Peut-être qu'il vaut mieux être son meilleur pote !

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    1. oui, on me l'avait déjà dit Petit Bonheur...ça ne m'étonne qu'à moitié d'ailleurs, d'où la sempiternelle dichotomie de l'homme et de l'écrivain.

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  2. Moi avec une telle affiche, je n'aurai pas pu tenir deux minutes... Sauf pour Mac Ewan que j'adore mais bon, pas suffisant pour m'infliger les autres auteurs...

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    1. Je peux comprendre, moi c'est vrai que pour une fois j'ai marché ;-)

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  3. Déjà trois ans que je te connais ? Il me semble t'avoir connue dès le premier article, non ? Trois ans, pas une ride, et toujours le même bonheur de te lire : ton style est incomparable. Il me semble pourtant que tu abandonnes doucement ta mauvaise foi. Tu étais pourtant irrésistible, vêtue d'une mauvaise foi manifeste !

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    1. Et oui Alphonsine, déjà trois ans, moi non plus je n'en reviens pas mine de rien. Je mesure du coup ta loyauté et ta fidélité à mon égard. Je t'embrasse.

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  4. D'abord joyeux bonheur et tout le tralala pour ces 3 ans de blog délicieux ;-)
    et hihaaaaaaaaa pour ce billet (parce que, même plus je ne regarde la LGL, suis feignasse, j'attends tes billets ;-) et encore une fois, c'est un régal ! merci demoiselle
    mille bises et à la semaine prochaine héhé

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    1. Des bises chère Framboise, tu me donnes bien trop d'importance tu sais ;-)

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  5. Bhâ moi aussi j'ai vomi et je vomis l'autofiction et son déballage de l'intime, mais pourtant, ces trois-là, je les ai trouvé justes. Et dignes.
    Quant à McEwan, j'ai aimé (beaucoup) son roman, mais son interview a été... bof.

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    1. Bon tu me rassures Blue Grey pour les trois dignes malgré tout...et sur McEwan aussi, je m'attendais à quelque chose de plus exaltant.

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  6. Je n'ai pas regardé cette semaine, je trouvais justement les thèmes déprimants et j'avais peur de ne pas supporter. Je vais peut-être juste me replayer le passage de McEwan cela dit. J'ai bien aimé Sweet Tooth, le seul roman de lui que j'ai lu jusqu'à présent (et j'adore le film Atonement tiré de son roman - que je n'ai pas encore osé lire parce que bêtement j'ai peur d'être déçue tant j'adore le film).

    Happy Blog Birthday Galéa !

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    1. A mon avis Caro, le livre est très supérieur au film, à cause du twist final.
      Merci de tes voeux.

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  7. Bon bah finalement, t'as rien écouté de ce que tu voulais écouter, et tu t'es laissé prendre à ce que tu ne voulais pas écouter. François doit être soulagé d'avoir retrouvé tout de même ton enthousiasme ;^)
    ET BON ANNIVERSAIRE PETIT BLOG !!!

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    1. Merci Estelle, oui entre François et moi, il y a des moments de grâce...

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  8. Joyeux blog anniversaire !!! C'est celui de ma louloute aussi ;-) Des bisous !

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  9. Là oui, Galéa, je ne sais pas ce que tu nous couves... Peut être que ces auteurs ont du talent, tout simplement, ou en tout cas de la sincérité? Seul le McEwan me donne envie, mais bon, le british c'est ma came. Même si A girl n'a pas aimé.
    Trois ans? Gloups!

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    1. Oui A girl l'a lu cet été en VO je crois, moi je ne vais même pas l'essayer, car il est dans la veine Chésil donc il a très peu de chance de me plaire. (t'inquiète je me suis reprise depuis)

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  10. bon anniversaire de blogue, aucun attrait pour ces émissions mais j'adore lire tes billets du lendemain qui me donnent l'essentiel et l'anecdotique, j'avais lu la dernière leçon justement et pas pu le finir alors que j'ai vraiment aimé La dame en bleu par exemple, je vais peut être le retenter à l'occasion de la sortie du film, ps il m'épate ton homme...

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    1. La dame en bleu est un roman ou encore un essai Axelle ?
      Merci de ce gentil commentaire.

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  11. Bon anniversaire! Trois ans ça commence à chiffrer et c'est toujours un grand plaisir de venir chez toi.
    Pour l'autofiction mon point de vue est aussi en train de changer. Je commence à penser que certains auteurs savent vraiment l'utiliser pour dire quelque chose qui touche à l'universel alors que d'autres se contentent de se regarder le nombril en pensant que ça va nous intéresser . C'est peut-être juste une question de talent?

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    1. C'est Absolument ça ! Papillon, merci d'avoir trouvé la phrase qui résume l'affaire :-))

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    2. Entièrement d'accord les filles, à mon avis l'autofiction est un faux-débat...la seule question, c'est le talent et les intentions de départ. Nous sommes sur la même longueur.

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  12. Bon blog anniv ma biche. J'ai zappé McEwan. Concernant Châtelet, Queffelec et Daull, ils ont réussi à transcender le Je et à occulter le Moi afin d'atteindre l'universel. J'adhère à cette autofiction-là celle d'Annie Ernaux. J'excècre celle du Moi. Bises phili

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    1. Rho punaise, pour une fois nous ne serons pas d'accord ma Phili, pour moi Ernaux, c'est le culte du moi, du je, du nombril, c'est l'anti-universel. Je crois qu'elle est celle qui m'a dégouté à vie de l'autofiction...pour les autres, je suis d'accord avec toi.

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  13. Joyeux bloganniversaire Galéa ! Trois ans ... j'ai l'impression que je te connais depuis toujours :-)) Je n'ai pas regardé LGL et je ne regrette pas, à part Mc Ewan, je n'avais pas envie de regarder les autres. C'est peut-être une erreur de les avoir invités tous ensemble, du coup le plateau était chargé tout de même.

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    1. Ca c'est drôlement gentil Aifelle, de me dire que c'est comme si on se connaissait depuis toujours.
      Sans doute as-tu raison pour le plateau chargé.

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  14. Trois ans ça se fête! Je fe proposerai bien jne petite coupe mais soyons raisonnable, un petit jus de fruit! J'ai eu un petit rire inconrolable pourla carte avec des petits chats, ce qui m'a valu une lecture à voix haute pour mon copain!! Bon je suis désolée mais aucun de ces titres ne me fait envie.

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    1. Faudrait que j'arrête de laisser des commentaires avec la tablette on dirait que je tape avec des moufles!!

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    2. Ah ah ah (pour la carte avec les petits chats, fais attention de ne pas t'en retrouver avec une dans ta boîte aux lettres).
      Pour boire un coup, laisse-moi quelques semaines et je suis ton Homme.

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  15. Bon anniversaire, et ton avis sur Yann Queffelec... c'est tout lui. comme tu le dis il a cette retenue, cette voix puissante... j'admet qu'a chaque fois qu'il parle de son pere, j'en suis secouée et pourtant je suis pas émotive. je l'ai vu au Salon de Vannes lors de l'hommage a Florence Arthaud, il a fait pleurer la salle. ce livre... il en avait parlé mais tres peu. je suis pas biographie, meme romancée mais... je pense que celle-ci va finir dans mal pal. parce que qui n'a pas de probleme avec son pere, le mien... est un peu comme celui de Queffelec, et j'admets ne pas arriver a faire face. merci pour ce super billet, et bon Bloganniversaire!

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    1. Merci à toi et bienvenue ici (je ne savais pas que c'était lui qui avait rendu hommage à Florence Arthaud au Salon de Vannes).
      Merci de ton Commentaire.

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  16. Bon anniversaire!
    TEs debriefs m'évitent de chercher le truc sur le net! Thanks!

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  17. Joyeux anniversaire à ton blog !
    Sinon, je suis allée voir cette émission... je trouve le présentateur épouvantable, la présentation en introduction digne d'une mauvaise émission de téléréalité, mais je te rejoins sur le côté juste et digne des auteurs (et sans être dans une situation de bouleversement hormonal). Toutefois, je ne lirai aucun des ouvrages présentés.

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  18. pas regardé , j'étais avec les admirables acteurs d "Ainsi soient-ils" sur Arte (à snob , snob et demi , ah ah)
    Joyeux anniversaire , ma Galinette !! Merci d'être là :-))

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  19. Moi je n'ai pas aimé l'émission. Ian ne m'a pas intéressée mais déjà l'intitulé et le résumé de son livre ne me donnait pas envie de le lire. Ensuite cette femme dont l'enfant est morte, je trouve cela terrible et c'est bien pour cela que je ne lirai jamais ce genre de livres. Pour Noëlle Châtelet, j'ai tellement du mal à être d'accord avec elle que j'avais l'impression d'être à mille lieues de sa pensée. Quant à l'histoire de Queffelec, même si on n'a qu'un père, je me dis que quand même on n'est pas obligé de l'aimer a fortiori quand il s'est mal comporté.
    Bref, hormis une ou deux émissions qui m'ont enchantée, depuis la rentrée c'est poussif.

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  20. Joyeux anniversaire Mme Blgoue
    Je n'ai pas regardé l'émission et, comme toi, c'est un genre que je n'apprécie pas beaucoup. Mes schtroumfs vacanciers ont regardé la soupe aux choux et je n'ai aucune autorité sur eux lorsque le grand-père s'en mêle !

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    1. Excellent le coup de la soupe aux choux, Super Grand-mère tu fais ;-)

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  21. Je profite de ton billet pour te souhaiter un bon blog-anniversaire ; trois ans, un bel âge ! Pas de lassitude, toujours l'envie de continuer, même avec la tendance marshmallow ? En ce qui concerne LGL, j'ai abandonné, je me contente de tes comptes-rendus.

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    1. Je suis de moins en moins assidue Mina, ce n'est pas un scoop, j'ai du mal à tout faire malheureusement. Merci de tes voeux et de tes compliments.
      Des bises l'amie belge.

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  22. Joyeux bloganniv' ! Un beau cadeau que tu nous fais avec ce billet toujours aussi truculent sur le LGL. J'ai hâte de te lire sur la prochaine avec Philippe Claudel et (chouchou) Nicolas Fargues. Note que je pourrais du coup la regarder moi-même cette émission, mais non, je préfère la regarder à travers tes yeux, et ceux de ton Homme, c'est tellement plus divertissant.^^ Bon, sinon au vue des avis plutôt (très très) positifs sur le dernier McEwan, je ne peux qu'en conclure que cet auteur n'est pas pour moi. Je m'en remettrai.:-)

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    1. Ah non pour McEwan, moi je sais que son dernier n'est pas pour moi, en revanche je m'étais régalée avec Expiation, tu devrais vraiment essayer.
      Merci pour l'Homme et moi ;-)

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  23. Bon anniversaire pour ton blog. Je comprends cet évènement. Comme brindille33 est un filamotsbis, mais sous une facture plus photos, voilà que le hasard me guide à nouveau vers ce qu'était filamots "né en 2009". Bref, pour revenir à ta chronique délicieuse, je suis retournée à mes anciens amours, celui de regarder LGL. Ce matin, j'ai beaucoup ri surtout avec Yann Queffelec. Un rire de dérision je te rassure. J'ai écouté et j'ai noté pour répondre à ta chronique. L'homme de la maison m'a dit que c'était impudique en m'entendant raconter les sujets. Cela rejoint un des sms :)
    Il est une fois de plus étrange de comparer la culture Belge avec la culture Française. Ou alors la culture de l'homme avec la mienne ? Je me pose bien des questions. Cette fois ci je n'ai pas ri en te lisant. Et je reprendrai une des phrases de Sophie Daull qui a dit " "....oiseaux mazoutés par le deuil.....l'écriture lave". Lirais-je que tes mots aient été mazouté aussi ? :) Une remarque virtuellement amicale ;-)
    Merci.... Merci... grâce à ta chronique, j'ai renoué avec LGL. Le dimanche matin, c'était une tradition, je la regardais en replay ainsi que "Sale Temps pour la planète" :) Voilà qui est fait. Et en fille de soixante-cinq très studieux, j'ai noté et j'ai souris.
    Passe un bon dimanche, ici il fait gris d'après la météo. Cet après-midi peut-être une embellie ? J'avais fait des photos avec mon petit APN, toutes ratées. Je suis distraite et j'avais oublié un réglage lol A recommencer, c'est pas grave, sur l'automne dans mon quartier :)
    Bises
    Geneviève

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    1. C'est drôlement intéressant ce que tu dis Geneviève...tu penses que les Belges seraient davantage pudiques que les Français qui s'étaleraient plus. C'est probable, je sais que c'était limite comme émission, mais étrangement, cela est resté supportable pour moi.
      Merci de ce gentil commentaire, foutraque comme je les aime.

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  24. Tu m'as fait mourir de rire avec ton billet et je t'en remercie ! Je ne connaissais pas ton rendez-vous et je t'avoue que c'est vraiment super. Il me tarde de découvrir le prochain ! ;) Bon bloganniversaire avec un chouïa de retard ! (je pensais que ton blog avait bien plus que 3 ans... Étrange... ;) )

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  25. Bon anniversaire de blog, Galéa !
    Quel plaisir de te lire, dans tous les registres d'ailleurs : billets persos, billets sur tes lectures ou le making-off de tes photos...
    Le gris de tes galets illumine ma procrastination numérique matinale...
    (oui, bon, avec le changement d'heure, je ne sais plus bien si c'est encore le matin...)

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  26. Dans mes bras Galinette adorée ! Déjà pour tes 3 ans de blog, je crois que ça fait un an et demi que je te suis...et j'en suis plus que ravi !
    Dans mes bras aussi pour ta chronique, j'aime quand tu te transformes en crêpe !! Je n'ai pas vu cette émission, je n'avais pas envie de voir ces sujets lourds cette semaine. Mais ton coeur a parlé, il a laissé l'intellect au placard et tant mieux ! Laissons le débat fiction /réel aux intellos, c'est des mots purement raisonnés. Il y a juste des livres, des bons et des moins bons, des qui nous touchent ou pas, des légers et des graves...mais qu'elle importance que ce soit inspiré de réalité vécue ou que tout soit inventé??
    A la semaine prochaine, il y a Claudel !! Bisous !

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    1. Tu remarqueras mon MTG qu'on s'entends vachement mieux quand on est d'accord sur un sujet.
      Nan, je rigole, notre amitié est un peu plus solide que ça et heureusement.

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  27. J'avoue avoir trouvé cette émission un peu glauque, même si les auteurs avaient une retenue et une qualité d'expression inouïes. Mais je suis incapable de lire un livre sur la mort d'un enfant et j'ai même du mal à les écouter en parler.
    Bon bog-anniversaire !

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    1. Oui je te rejoins la dessus Gambadou....j'ai eu un moment de faiblesse...

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  28. Je croyais que tu parlais de MTG quand tu parlais de chouchou de la blogo. ;)
    Alors là, je ne m'attendais pas à un tel billet. Je reste coite. Parce que sans l'avoir vue, là (et je sens bien que c'était son impression d'avant émission), ça m'écoeure déjà.

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    1. Bah oui, je sais, je ne comprends pas non plus, l'Homme et Attila n'en sont pas revenus de mon guimauve's attitude....

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  29. 3 ans, tu as de quoi être fière oui...! Bon blog anniv Galéa...!

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  30. J'avais pensé à tes hormones mais bon, comme je n'ai pas vu l'émission (tes chroniques sont bien plus croustillantes!)qui suis-je pour juger? :D

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    1. Nan mais c'est clair, ce sont mes hormones, Emilie, car j'ai un coeur de pierre habituellement.

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  31. Roo j'oubliais et joyeux anniversaire à ton blog !

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  32. <ben je pensais que je t'avais souhaité ton bloganniversaire? j'ai pas dû cliquer sur "publier"...ou alors c'était sur FB
    c'est drôle le mien tombe le même jour, mais un an après^^
    en fait je n'avais pas envie du tout de regarder cette émission, mais je l'ai fait après avoir lu ton billet
    mais quelle émission! si j'avais été sur le plateau avec les invités je pense que j'aurais fondu en larmes...je les ai tous les trois trouvés à la fois bouleversants et très dignes, et j'ai eu les yeux qui piquaient et le nez qui coulait pendant toute l'émission
    du coup je suis passée complètement à côté de l'intervention de Mc Ewan alors qu'à la base, je regardais l'émission pour lui!

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    1. Ah bah alors là tu me rassures Eva, tout pareil...Merci de ce témoignage qui me fait me sentir moins seule...

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  33. Déjà un bon anniversaire à ton blog qui n'a pas pris une ride et garde ce ton que j'aime, malgré tes hormones qui ne te rendent pas chamallow, pas tant que ça en tous cas ! Moi je n'ai pas l'Homme pour regarder cette émission mais une vieille dame de 87 ans pas très en forme donc je ne voulais pas lui infliger cela et je ne le regrette pas, elle n'est pas prête du tout à parler "deuil" et à soutenir les thèses (que je connais) de Noëlle Châtelet... Et pour McEwan étant arrivée à la fin, je n'ai pas tout suivi donc merci pour ton compte-rendu, de toutes façons j'avais envie de lire son livre avant même de le voir, ça se fera...quand l'envie arrivera ! Mais franchement un plateau pareil (sauf McEwan) c'est du pathos en barre et pour te sentir remuée ainsi je me dis que parfois, c'est pousser le bouchon un peu loin... Après, le discours sur réalité-fiction, j'avoue que j'aime lire avant tout des livres bien écrits et loin de tout ego déplacé alors le reste, on pourrait en parler des heures tant il existe des "cas" depuis que le livre existe... Vivement jeudi pour mon chouchou-Claudel (hé oui je n'en ai pas qu'un ou qu'une c'est ce qui prouve la richesse de la littérature) ! Bons baisers ma chère Galéa-reporter-de-choc et repose-toi un peu entre deux !!! :D

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    1. Merci ma grande prêtresse...oui c'était du pathos en barre: mon père ne m'aimait pas, ma fille est morte, ma mère préfère mourir...soyons honnêtes, peut-$etre est-ce le talent qui a fait la différence, ou une certaine sincérité, ou peut-être que je ne suis plus assez méchante pour tirer sur des ambulances...

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  34. Pour commencer Happy Blog !
    Ensuite, je renouvelle ici tout mon plaisir à lire tes longues chroniques et analyses. J'ai raté cet épisode-là mais j'adore l'humour omniprésent et ce caractère bien trempé qui ressort au fil de tes écrits. Quant à ton analyse de ce revirement soudain pour ces autofictions (qui ne me posent aucun problème en littérature) qui semblent toutes très fortes, j'en ris encore.

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    1. Tu peux Moka, c'est de bonne guerre. Merci d'être toujours un peu dans le coin...

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