vendredi 25 septembre 2015

LGL du 24 septembre 2015: le Bien, le Mal, l'Histoire et le Monde


Ca y est. J'ai récupéré l'Homme, tout droit rentré de sa Bretagne, un peu chiffonné par la route, un peu fatigué par la distance, un peu bousculé par les événements. Bref. Un Homme qui sent encore les embruns de chez lui, et qui a ramené du sable sur les galets. Bougon comme à son habitude, il demandait déjà hier matin "s'il aurait le droit à François ce soir", ce qui m'a permis de tenter un "ça va sans doute te plaire "...J'aurais pu parler de dystopie, d'orientalisme, d'absurde ou de fiction historique mais je l'aurais perdu en route. Alors j'ai joué la sécurité. 



Je lui ai donc promis un roman d'anticipation bien flippant (ça l'Homme, il aime en général), les dernières heures d'un dictateur fou (ça aussi ça peut lui plaire), un regard décalé et absurde sur les camps (bon là, je n'ai pas trop insisté) et une histoire d'amour sur fond de rencontre entre Orient et Occident...présenté comme ça, j'avais peut être une chance qu'il soit réceptif.

Mais la soirée commençait mal avec une présentation des auteurs complètement ratée, l'Homme est rentré tard du travail, les filles se sont battues pendant le générique  et étaient encore au coin pendant que François nous promettait "4 romans formidables" (et moi une punition terrible si elles ne se taisaient pas). Bref, notre soirée commençait mal (d'autant que je rêvais d'une bière, de toasts salés et d'une cigarette).

L'Homme est malgré tout arrivé juste à temps pour entendre le portrait d'Enard : "wahou, la classe le type quand même, ça sent un peu un génie non ?" . Oui l'Homme. Bon je vous passe la réflexion sur les favoris : "il me fait penser à quelqu'un" me dit-il de la cuisine (il nous a fallu toute l'émission pour comprendre qu'il ressemblait à un portrait de Balzac). L'Homme est reparti in extremis me faire à manger sur le portrait de Martin Amis et revient pour le Sansal, c'était juste, mais on était dans le timing. 

François a attaqué direct par 2084 de Boualem Sansal chez Gallimard. Sansal qui restera le bout-en-train de la soirée (humour). De 2084,  j'ai le billet de Marilyne en tête et je confie à l'Homme "qu'il est question de radicalisme religieux, de dictature intégriste, de manipulations des esprits et de l'information, de propagande et d'embrigadement, d'Etat policier..". 

L'Homme me répond que sans forcément se la jouer à la Mind The Gap, il craint que ce soit un peu réservé aux intellectuels, ce genre de lecture. D'autant qu'il sait qu'une libraire provençale trouve que c'est un grand livre , mais pas très accessible, alors qu'un autre libraire alsacien (de notre presque connaissance) a attendu tout le roman qu'il se passe quelque chose et n'est pas loin de crier à l'imposture. Je sens l'Homme dubitatif au fond du canapé, et plus ça avance, plus on s'inquiète.

Surtout quand Boualem Sansal nous annonce que nous sommes en chemin pour que notre planète devienne l'Abistan de son roman, qu'il ne s'agit plus de conditionnel mais de certitude, que le processus de totalitarisme est en marche. L'Homme marmonne "faîtes des gosses", alors que moi j'ai du mal, c'est sans doute mes hormones. J'ai le moral qui dégringole. Il n'y a donc plus d'espoir possible ? Busnel lui demande si "le bien est-il une ruse du mal?"  et invoque le "dialogue entre l'ignorance et le savoir"...quelque chose m'échappe, c'est moi qui décroche. Je sens bien qu'il est question du pouvoir politique, des totalitarismes tels qu'on les apprend en 3ème année d'histoire à l'Université.

L'islam est-il compatible avec la démocratie? "Bien sûr que non" répond Boulem Sansal. L'Homme sursaute en manquant de s'étouffer avec le fromage "...mais les musulmans sont compatibles avec la démocratie...à condition qu'ils fassent des concessions". On sent bien qu'il y a quelque chose de brûlant sans cette fin d'entretien, quelque chose de l'ordre de courage politique et de la désespérance idéologique. C'est alors que Yasmina Khadra, intervient, modère et transige avec son propos. On est loin de la littérature quand deux romanciers francophones d'origine algérienne se demandent finalement si la foi et l'exercice d'une croyance (en l'occurrence l'islam) ont leur place dans la société à laquelle on aspire.  Il y a quelque chose de beau et triste dans leur échange, on laissera à Khadra l'avantage de l'espoir.

"Un livre qui n'apporte pas de réponses mais qui bombarde de questions", résume Busnel, alors qu'au fonde notre canapé, l'Homme et moi nous demandons vraiment si 2084 est une fable ou une prophétie. Pas bien sûr que je finisse mon yaourt.

Busnel passe abruptement à Enard, alors qu'on s'attendait à une transition vers Khadra. L'Homme et moi partons avec un apriori favorable, son portrait nous a conquis (oui parfois, on est d'accord). Boussole de Mathias Enard chez Actes Sud a été très peu chroniqué sur les blogs, et le peu que j'en ai lu à droite à gauche, me fait craindre qu'il faille un solide bagage pour rentrer dans le livre et ne pas s'y ennuyer. "Un bagage dans quel domaine?" me demande l'Homme, vaguement plein d'espoir (le titre l'induit en erreur, il pense que c'est en géographie et navigation qu'il faut avoir un pré-requis).  "Disons en musique, orientalisme, et XIXe siècle au moins"...Je sens que je risque de le perdre, mais ça ne dure que quelques secondes.
Parce qu'il y a chez Enard la bienveillance de l'érudit, l'enthousiasme de l'amoureux des ailleurs, le débit de celui qui cherche à être compris. Dans sa manière de parler de l'Orient, il y a une beauté rare. On assiste à un vrai moment de grâce télévisuelle avec cet auteur qui nous parle de Vienne, de Balzac et de l'Arabe, dans une même phrase. Enard, il nous raconte deux pôles réconciliés en quelques sortes.

Même en étant totalement ignorant de la musique, on aurait presque hâte de découvrir l'histoire d'un type qui a passé sa vie a étudié les passerelles musicales entre l'Est et l'Ouest. Le Franz, on l'aime déjà. Et quand Enard parle de Palmyre, on s'en va avec lui en Syrie antique. Du coup, François ne fait pas trop le poids, ses questions ont déjà été plus inspirées, il faut bien le reconnaître. Enard, il aurait fallu le laisser parler tout le temps. Réflexion de l'Homme "Actes Sud tu les connais bien ? Ils ont souvent le type qu'on a envie de lire sur le plateau" (l'Homme et ses éclairs de lucidité). Enard est merveilleux, et méritait vraiment ces minutes télévisuelles, "je voulais faire un livre d'espoir" nous confie-t-il, il a réussi Mathias à nous en donner un petit peu et, bien que ce ne soit pas l'idée la plus répandu, car Boussole a été peu chroniqué sur la blogo et pas toujours dans des termes réjouissants, mais je choisis de retenir le billet de notre Mina  belge qui a fait de Boussole une pépite. 

Après un petit intermède en librairie, on retourne à La dernière nuit du Raïs de Yasmina Khadra chez Julliard. L'Homme vient de comprendre qu'on parle de Kadhafi. Regard interloqué :"il parle du type à la tente? Celui des infirmières bulgares? Mais dis donc, ça ne s'est pas terminé dans un bain de sang cette affaire?". 
"Si mais bon Jérôme....
" Jérôme? Le Jérôme-de-la-blogo-qui-a-3-filles-et-qui-t'-a-offert-le-Toulmé (entre autres)?
" Oui celui-là même, il dit que c'est le crépuscule d'un dictateur au bord de la folie, (ça je sens que ça lui plait, et pour enfoncer le clou, je rajoute) tu sais au Masque ils ont trouvé ça vraiment raté". Je ressens une vague d'intérêt, sur ce coup, il peut rester assis à écouter à côté de moi (je ne lui dis pas que Fleur est nettement moins enthousiaste, gênée par le choix de narration et par les élucubrations diverses qui l'ont ennuyée).

L'Homme me confie qu'il sent un peu un postulat commercial de base et me demande (avec la tête du type qui connaît déjà la réponse) si ça ne me dérange pas qu'on fasse parler un personnage historique, mort depuis peu, en nous racontant ce qui se passait dans sa tête. Si. Un peu. Je me souviens des pages de Kepel sur la jeunesse de Khadafi. "Vous marchez sur la corde raide" dit Busnel à Khadra. Et c'est vrai que les expressions "au fond de lui-même", "il sait que", me mettent assez mal à l'aise. "Ce n'est pas un génie du mal selon vous ?", demande Busnel, Khadra répond qu'exercer la terreur permet d'échapper au pire qui guette toujours ceux qui la mettent en place : "Tout ce qui s'arrache par la force, se reprend par la force", L'Homme fait la moue, moi je valide. 

Après je m'énerve toute seule, Busnel lance une réflexion sur l'intervention en Libye. Ca me gonfle, ce n'est pas à des romanciers de répondre à cette question. L'Homme adore et insiste "Mais si, c'est ça la vraie question", il se croit à C'est dans l'air.  Je prends ostensiblement un air hautain et détaché. Intérieurement, je continue à m'énerver, punaise, on parle de littérature les gars, pas de géopolitique. Je ne veux pas savoir ce que les auteurs pensent de l'intervention libyenne. Et puis, Khadra une fois de plus a le mot de la fin. Il parle de la langue et de l'humanité, Khadra il émeut et l'Homme qui trouve ça "beau ce qu'il dit". Pas bien sûr qu'on lise le livre en question, mais on en lira d'autres, c'est certain.


On termine avec un moment un peu gênant Zone d'intérêt de Martin Amis chez Calmann-Lévy, "une sorte de farce sur les camps de concentration". Bon. Je parle à l'Homme du billet de Laure et de la "vie quotidienne d'un camp de concentration poussée à l'extrême du burlesque". "Pourquoi faire ? Pour prouver quoi? ". Je n'en sais rien en fait. Même Laure dit que c'est un livre qui ne peut que susciter le rejet. En plus Martin Amis n'a pas une posture sympathique, il paraît même un peu prétentieux et carrément torturé. Busnel parle d'un "marivaudage entre SS dans un camp d'extermination d'Auschwitz", j'ai vaguement envie de vomir. Amis répond que c'est son subconscient qui lui a soufflé l'idée "l'Amour peut-il survivre dans le pire contexte humain?".

Et pour la première fois depuis le début de cette émission, on parle de "personnages et d'intrigues", ça nous ferait presque bizarre. Amis tient au terme de satire et nous confie qu'il a été assez bouleversé de découvrir qu'il y eut une vie sociale à Auschwitz. Finalement il s'est interrogé sur quelque chose de vraiment profond, de ces questionnement qui peuvent nous rendre fous : la banalité du mal d'Arendt, mais aussi la possibilité qu'un Homme puisse être médiocre ou monstrueux selon les circonstances où le régime. Je suis moi complètement bouleversée par la conclusion de Martin Amis "pas un seul historien ne peut comprendre Auschwitz, je ne l'ai pas écrit pour cela". Pas un seul citoyen du monde ne le peut non plus. 

Au final, une émission qui n'a pas tellement donné envie de d'aller acheter des livres, hormis le Enard pour ma part. Une émission qui sonne comme l'aveu d'impuissance de la littérature à répondre aux questions profondes de la face sombre de notre humanité. Beaucoup de questions, peu de réponses, mais une belle émission malgré tout, tout en intelligence. On notera que l'Homme l'a regardée jusqu'au bout sans sortir sur le balcon, ni pris un livres de Rayures, le mot de Storage Wars n'a même pas été prononcé. "J'aime bien aussi quand ça parle d'un peu autre chose que de littérature tu vois... d'actualité, de politique, de civilisation". Bon, l'Homme et moi, on va dire qu'on se complète alors, hein. 

Et vu qu'il y a encore des gens qui croient en un monde meilleur, où du moins pas pire que le notre, mon mot de la fin sera "bienvenue à toi, petite Madeleine qui a vu le jour hier, juste avant LGL, que ta vie soit longue et douce".

A la semaine prochaine les amis (si tout va bien, parce qu'il y a du lourd à l'affiche).
A vous les studios.

48 commentaires:

  1. J'ai enregistré, je verrai bien ce que j'en penserai de cette émission. J'ai entendu Boualem Sansal à la radio et c'est vrai qu'il démoraliserait un régiment, pourtant c'est intéressant ce qu'il dit. Quant à Mathias Enard, j'ai assisté à une rencontre avec lui pour son précédent livre, il est éblouissant.

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    1. Ah oui ENard est éblouissant d'érudition passionnée...si Boussole est à la hauteur de sa préstation, c'est à coup sûr un grand livre (c'est ce qui était dit au Masque Hier)

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  2. Ah bon, ça lui arrive à François d'avoir des questions inspirées ? :-D Pas encore regardé mais en fait il n'y a que M. Enard qui m'intéresse.

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    1. Ecoute franchement c'était très intéressant, j'ai hâte de lire les premiers billets sur Enard ;-)

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  3. Merci pour vos écrits... Je ne lis plus rien depuis belle lurette... Et pourtant j'ai une libraire "éclairée"...
    La tv et faceb sont plus faciles à "suivre" pour mon cerveau mou... et après mes heures au boulot... concentrée sur des problèmes humains... maladies en tous genres...
    C'est un bonheur de vous lire...
    Bien à vous...

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    1. Je suis très touchée par ce commentaire cher(r) anonyme, merci beaucoup, vraiment.

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  4. Galéa, j'adore ta rubrique, je rigole toute seule devant mon ordi, j'ai l'impression d'être assise à côté de toi et l'Homme sur le canapé et c'est franchement sympathique. Allez, tchin (je trinque avec toi depuis ma tasse de café - par égard pour toi je n'ai pas ouvert de bière, et aussi parce que c'est trop tôt :))

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    1. Oui effectivement Sandrion il n'est même pas 15h, ce serait un peu abuser quand même.
      Merci pour tes gentils compliments.

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  5. Comme je le répondais à Mind The Gap ;), je ne suis pas étonnée que Boualem Sansal ait été alarmiste ( il l'est depuis longtemps, courageux et alarmiste ) et je réponds que son roman est bien un roman, pas un essai de géopolitique ( vraiment dans l'esprit de " 1984 ". Avec plus de voyages et d'aventures :)). Merci pour ce reportage, je ne regarde toujours pas la Grande Librairie, et tu me confirmes que je passe pour Khadra et Amis et que " Boussole " passera par moi. Au plaisir de te lire la semaine prochaine, j'espère :)

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    1. Moi aussi Boussole passera par moi, et entre temps Amis t'a exaspéré Marilyne ;-) Et oui c'est vrai Sansal est d'un courage assez rare, maintenant il n'est pas certain que les gens soit prêts à lire quelque chose de si alarmiste....

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  6. "le bien est-il une ruse du mal?" rien que pour cette question, je vais regarder en replay LGL que j'ai ratée hier pour cause de week-end en amoureux (ben, oui, on a bien le droit de partir en weekend le jeudi !)... Aucun de ces romans ne me tente vraiment, les critiques disent que ce Enard est bien mieux que le dernier qu'ils jugeaient raté. Le problème est que je ne trouvais pas raté du tout le dernier, si c'est bien Rue des voleurs qu'ils évoquaient...

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    1. Non je pense qu'il s'agissait de "parler moi d'éléphants ...." "rue des voleurs" avaient été très apprécié dans mon souvenir. Tu as bien de la chance pour les week-end en amoureux Kathel (nous on en rêve et ce n'est pas pour tout de suite).
      Hâte de voir si tu en liras un des quatre....

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  7. Merci pour tes compte rendus, maintenant j'en ai pris l'habitude, alors tu vois ce qu'il te reste à faire, on est accros!

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    1. Oh tu sais Keisha, je crains que vous vous en lassiez avant moi ;-)

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  8. Ben j'avais raison pour l' Homme, hein l'air de rien !
    J'ai aimé écouter cette émission, J'ai trouvé les brefs échanges entre Khadra et Sansal intéressants mais en effet ils auraient pu virer au débat et ce n'est pas l'objet de l'émission.
    L' anglais , ouais et Enard, sûrement un prof génial mais je n'ai ni l'envie ni le niveau pour trouver le nord de sa Boussole. Bref, pas de carte bleue en vue pour moi cette semaine...et la semaine prochaine non plus puisque là je connais un tout petit peu les auteurs enfin 3 sur les 4...
    Un truc marrant, puisqu'on est dans le mauvais esprit ici, la semaine précédente, Busnel n'a pas annoncé les 4 invités du jour...alors qu'il a teasé pour la semaine prochaine...j'ai bien une idée du pourquoi...faut faire un peu d'audimat !!!
    Geniale ta chronique...bisous!

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    1. Oui tu as vraiment mauvais esprit !!! mais bon c'est pour ça qu'on est amis (Enard a eu le Goncourt depuis hi hi hi)
      Bisettes

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  9. "l'aveu d'impuissance de la littérature à répondre aux questions profondes de la face sombre de notre humanité"... Pfiouh, c'est toi qui envoies de lourd là ! Merci pour cette chronique.

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  10. J'apprends un truc aussi, c'est que Yasmina Khadra est un homme et non une femme :-O

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    1. Oui moi aussi j'ai cru longtemps que c'était une femme .... Il faut dire que Yasmina c'est trompeur...;

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  11. Ah ce dialogue télévisuel entre l'homme et toi, j'adore ! Aucune envie de suivre l'émission en direct, elle est bien plus intéressante sur ton blog, à travers tes yeux.

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    1. Je ne suis néanmoins pas certaine d'y être très fidèle....

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  12. Cet homme est formidable ;-) comme ce billet héhé j'ai bien ri ! mille mercis ....
    Me suis régalée devant la LGL hier soir, j'aime Sansal et Khadra et Enard m'a drôlement plu (même si j'ai un peu peur que son livre soit un brin trop intellectuel pour moi, à voir, j'attendrai que tu le chroniques pour me lancer ;-) )

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    1. Moi aussi, il me fait peur Enard, je crains de ne pas avoir le bagage nécessaire, on se tient au courant ma Framboise ;-)

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  13. J'attendais ton compte-rendu et... Je ne suis pas déçue. L'Homme, chapô !! Je ne pourrais pas faire ça à Monsieur Poux. De toute façon, je ne regarde pas la télé, même le beau mec à la mèche.
    J'ai aussi repéré le Enard.
    Salut ma toute belle

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    1. Rho Zazy, et si c'est vous qui aviez raison hein ?
      On se tient au courant pour le Enard (avec son Goncourt, on devrait en entendre parler)

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  14. Ah ben tiens, pour le coup, ça me donnerait presque envie de regarder ce LGL en replay. J'aime bien aussi quand la littérature déborde, et puis ces 4 livres et auteurs m'intriguent.Heureusement que tu es là pour faire des récap, sinon je passais à côté !:-)

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  15. Bon, alors moi qui ne connaissais pas Enard, dès que j'ai entendu qu'il parlait l'arabe et le persan, je me suis dit qu'il fallait que j'apprenne à le connaître et que je découvre ce qu'il avait déjà écrit. Un auteur pour moi.
    Quant à Yasmina Khadra, j'ai versé ma petite larme (et je ne suis pas enceinte) quand grosso modo (je ne voudrais pas déformer ses propos), il a dit qu'il avait deux épouses : sa femme et la langue française. J'ai trouvé tellement beau ce qu'il disait sur la langue française, sur la façon dont il la travaillait que je l'ai trouvé émouvant. Pas sûre que j'aie envie de lire son livre mais il a marqué des points.
    J'ai trouvé Martin Amis à des lieues de ce qui se passait sur le plateau et distant même lorsqu'il parlait. Ce n'est aps un problème de langue et de traduction car il y a déjà eu des interactions avec des auteurs étrangers sur le plateau.

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    1. Je suis entièrement d'accord avec tout ce que tu dis Ribambelle...Et depuis Enard a été goncourisé et Amis a fait une sortie malheureuse sur la langue allemande....

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  16. La bienveillance des érudits... tu sais à quel point ça me parle ? merci de l'avoir évoquée :-)
    Sinon, j'adore tes compte rendus de soirée lgl ; tâche de faire en sorte que ton homme assiste à toutes, vos échanges sont si savoureux...

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    1. Je ne fais malheureusement pas ce que je veux de l'Homme....merci Aliénor

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  17. en replay prévu pour moi cet aprem...Khadra plutôt pas mal du tout (avec le recul d'autres romans lus depuis), et Enard en envie...par contre la dystopie de Sansal, malgré (ou à cause de) sa sélection pour presque tous les prix de la RL, ça me fait fuir-flipper...et Amis, l'idée me dérange aussi...mais on a lu pire (au Prix Elle) comme concept non ?

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    1. On est d'accord on a lu pire au prix ;-), as tu lu le Enard depuis ?

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  18. Comme je te l'avais dit, j'ai un effort pour regarder cette émission-ci (mais ai zappé Amis, sans regret d'après ce que tu en dis et d'autres en commentaire). Boualem Sansal m'a paru impressionnant, dans le bon sens du terme, je serais plutôt convaincue de le lire ; peut-être pas son dernier livre dans l'immédiat, mais d'autres de sa bibliographie. Nous partageons les mêmes impressions pour Enard, qu'est-ce que tu parles bien de lui. Tu retrouveras cette bienveillance de l'érudit dans son roman, c'est ce que j'entendais par "ni hermétique, ni pédagogique" ; de haute volée, mais pas inaccessible.

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    1. Tu te rends compte à quel point tu étais hyper en avance , tu as pépité un Goncourt avant l'heure, la classe :-)

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  19. Je dois dire que j'attends maintenant tes compte rendus de l'émission de Busnel avec beaucoup d'impatience, c'est pertinent mais c'est aussi très drôle. Je l'ai vu en replay ce matin et je dois dire que ça m'a donné assez envie de lire le Sansal... Il est peut-être déprimant mais moi aussi je vois de plus en plus noir, de toute façon il n'y aura jamais de réponse à non-humanité de l'humanité justement... Mais plus plaisamment, comme le dit Sandrion on a l'impression d'être installée sur le canapé avec toi et l'homme ;0)

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    1. C'est drôlement gentil Lor...bon tu vois parfois je fais des pauses ;-)

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  20. Bon, comme je n'ai pas prévu de me pendre dans les prochains jours, je crois que je vais me contenter de ton merveilleux billet et ne pas me faire le replay de l'émission ;-)
    Vivement la semaine prochaine et le prochain épisode des aventures de François !

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    1. Merci Delphine...Il y a Boussole quand même, qui a eu depuis un merveilleux destin....

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  21. D'accord avec toi : Enard était fabuleux. J'aime certains de ses livres (pas tous lu) et avant LGL pas forcément envie de lire "Boussole" ... Maintenant, oui !

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  22. Du lourd à l'affiche, qui donc? J'aime assez ce que fait yasmina Khadra, mais je ne sais pas si j'accrocherai avec ce titre.

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    1. Moi non plus je ne pense pas lire ce titre de lui ;-)

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  23. Je m'y mets !
    J'ai lu 2084, je n'ai pas accroché même si le propos est intéressant. Il manque un personnage qu'on a envie de suivre.
    C'est marrant j'ai pensé à Mad Max aussi en le lisant, et je me suis immédiatement dit que c'était un peu extrême, mais apparemment je ne suis pas la seule.
    Le Amis me tente bien sur le principe

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    1. Un ami libraire l'a détesté, et cherchait aussi une sorte de fil rouge...Tu me diras pour le Amis, car je ne le lirai pas .

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  24. Bonsoir Sous les galets, j'ai lu 2084 car j'avais beaucoup apprécié Le village de l'Allemand. Je voudrais souligner que M. Sansal écrit vraiment très bien. Quant à ce qu'il raconte, ce n'est pas forcément prophétique. Il y a une grosse allusion à 1984 de George Orwell. Je ne sais pas s'il faut être pessimiste. J'ai aimé ce livre, point. En revanche, il mérite une relecture car chaque mot, chaque phrase sont importants. Bonne soirée.

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    1. Merci Dasola, c'est important comme commentaire de rajouter cela.
      Bon week-end

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