lundi 24 novembre 2014

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier

Patrick Modiano,
Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier,
Gallimard, 2014, 146 p.
(merci Numérobis, tu as vraiment géré l'urgence!)

Le jeudi 2 octobre dernier, j'ai couru comme une dératée à ma librairie, avec Numérobis sur mes talons, je me suis jetée sur Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, j'ai pesté contre mon libraire qui l'avais mis derrière d'autres livres de la rentrée littéraire, je suis arrivée en retard au cours de danse de Rayures, mais j'avais accompli ma mission: j'avais le dernier Modiano.


Une semaine plus tard, il était nobelisé.

J'avais envie d'attendre un peu pour parler de Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, attendre que l'effet Nobel retombe, qu'il ne soit plus à la mode ni premier des ventes, ni dans aucune polémique politicienne, attendre que des libraires populistes ne se moquent plus de lui, bref j'avais besoin de retrouver l'intimité (complètement unilatérale) entre Modiano et moi. 

Alors soyons clairs: surtout n'offrez pas ce livre pour Noël à des gens qui n'ont jamais lu Modiano, même s'il est court, même s'il y a le bandeau du Nobel, même si le titre résonne comme du Gavalda (bon d'ailleurs, il a fait mieux quand même, Villa Embiricos est un titre qui m'aurait moins étonnée, mais bon ça aurait fait doublon), . Bref, il est possible qu'un lecteur n'y voit que du flou et en ressorte avec une impression bizarre, et, il faut bien le dire, une certaine incompréhension générale. Ce n'est certes pas son roman le plus accessible. Ce dernier opus est une pièce supplémentaire dans l'oeuvre de Modiano, et c'est l'une des plus petites, des plus minimalistes, expurgée à l'extrême, dans lequel résonnent tous ses autres livres.

En revanche, si vous avez un ou une modia-fan dans votre entourage, surtout n'hésitez pas. Si vous connaissez quelqu'un qui a adoré Dimanches d'août ou Remise de peine, vous pouvez y aller franchement, parce qu'il est en droite ligne, et je dirai même, dans la continuité de ces deux titres-là.

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier c'est l'histoire d'un romancier de 65 ans, un peu ermite, un peu craintif, un peu résigné, qui reçoit un soir l'appel d'un homme qui a retrouvé son carnet d'adresses et qui veut le lui rendre, en mains propres évidemment. Ca commence comme ça: par le coup de téléphone d'un type inquiétant.

"Presque rien" (incipit)

Presque tout. Parole de modianette, je vous promets de retrouver dans ce roman presque tous les ingrédients modianesques.

- Je vous garantis d'abord du papier sous toutes ses formes : un carnet d'adresses , celui-là même qui amorce l'intrigue, des brochures publicitaires de villages , des livres épuisés, un petit mot glissé dans un endroit improbable, des coupures de journaux, des procès-verbaux d'une autre époque, un photomaton des années 50.... Modiano c'est l'auteur du papier jauni qui traverse le temps.

- Je vous promets une intrigue angoissante aussi, chez Modiano, il y a des énigmes plus ou moins résolues,  des gens vraiment malveillants, des types à l'identité douteuse, à la capacité de nuisance inquiétante. On retrouve ici l'homme dangereux de Dimanches d'août, dont on ressent immédiatement sa propension à fomenter un truc terrible. 

"Le visage était mince, aussi coupant de face que de profil" (p.16)

C'est une composante incontournable de l'univers modianesque, mais toujours dans la suggestion. Chez Modiano, il y a des meurtres en filigrane, des complots, des escroqueries, des maîtres-chanteurs, le fantôme de criminels malgré eux, des faits divers oubliés...mais tout est suggéré, il ne faut pas manquer une phrase sinon on passe à côté de la résolution de l'énigme. Modiano parie sur la concentration du lecteur.

- Je peux aussi vous assurer que les personnages féminins ne sont pas en reste.  Modiano parle des femmes, toujours jeunes, toujours étranges, parfois ambiguës, souvent perdues, à chaque fois sensuelles...Les femmes ne vieillissent pas chez Modiano, elles disparaissent. C'est l'éternel portrait de la femme mystérieuse, métisse improbable, prise dans un engrenage qui la dépasse.  Dans n'importe quel autre roman, l'ambiance serait glauque, mais jamais chez lui. Et ces femmes, à l'état civil fluctuant, il les aime et les désire.

"Son rire et le bruit de leurs pas résonnaient dans ces rues dont l'une portait le nom d'un écrivain oublié" (p.106)

- Je peux aussi gager sur les errances dans le temps. Un roman de Modiano parle toujours du passé, avec des allers-retours , et ici entre l'enfance, la jeunesse et l'âge mûr. C'est rare que les trois soient réunis dans un même livre, mais là c'est le cas. Il y a le narrateur, Jean Darragane presque au crépuscule de sa vie (et qui ressemble à s'y méprendre au narrateur de Quartier perdu qui aurait vieilli), mais il y a aussi le jeune homme qu'il fut, errant à 20 ans dans les rues parisiennes, et surtout l'enfant, le jumeau de celui de Remise de peine, un enfant de 7 ou 8 ans, emmené à droite à gauche, qui observe sans comprendre, et qui on le sait, se retrouvera tout seul. Je suis encore saisie par l'ultime phrase de ce livre que je trouve absolument splendide.

- Enfin, comme toujours, je parie que la géographie modianesque, aussi envoutante qu'approximative, plaira aux amateurs du genre. On dit de Modiano qu'il est l'auteur de la topographie parisienne dans toute sa précision, c'est très réducteur voire peu faux. Les adresses qu'il donne correspondent rarement à des lieux réels (et on s'en moque parce que c'est de la fiction). Mais  surtout, Modiano est le conteur de la banlieue, celle entre rivière et forêts, avec des maisons couvertes de lierre dans des villages de bord de Marne ou en lisière de bois. Ici c'est à Saint-Leu-la-Forêt que ça se passe, dans une maison décrépie après son heure de gloire, fascinante demeure qui impressionne l'enfant. 
Et Modiano reste l'auteur de la côte d'Azur vénéneuse, cette Riviera baignée de soleil et mensongère, dans laquelle ses personnages pensent se protéger de quelque chose qui les rattrapera inévitablement. Les rivages méditerranéens sont marqués chez Modiano par le sceau de l'implacable destin. Comme dans Dimanches d'août, la Côte d'Azur a des allures de terminus tragique. 

...et puis j'aurais pu vous parler de cafés fantomatiques, de trains qui font le Paris-Nice, d'une petite robe noire, de l'éternelle sentinelle, des réminiscences de l'univers hippique...

"c'était un morceau de réalité qu'il avait fait passer en fraude, l'un de ces messages personnels qu'on lance dans les petites annonces de journaux et qui ne peuvent être déchiffrées que par une seule personne" (p. 71)

C'est un absolu coup de coeur pour moi, je l'ai lu le plus lentement possible car chez Modiano, il ne faut pas manquer un mot ou sauter une phrase:  rien n'est appuyé ou répété, il y a de tout, mais c'est suggéré, dit une fois au milieu d'autre chose. Mais je vous rassure, je suis dans une phase où je n'essaie plus de convaincre qui ce soit, car je crois qu'il fait partie de ces rares écrivains  qui font de leur oeuvre est un grand roman discontinu (c'est lui qui le dit), on ne lit pas toujours le même livre mais tous ses opus n'en forment qu'un seul finalement, avec des personnages qui se rappellent au souvenir les uns des autres. Peut-être que Modiano est un auteur qu'on doit lire entièrement pour vraiment l'apprécier.

Peut-être.

Vu que je n'ai absolument aucune objectivité sur mon chouchou, je vous conseille d'aller vous faire une idée chez Un autre endroit et Noukette qui ont trouvé ce roman assez flou (sans rancune les filles), chez Jérôme qui partage mon attachement modianesque, chez l'Irrégulière qui a elle aussi été séduite, et chez Laure qui l'a aimé passionnément bien que ce soit son premier (et que j'envisage d'introniser dans le club des modianettes).

Belle semaine à tous ;-)

100 commentaires:

  1. Quel beau billet! (Après ta déclaration d'amour orale... il faut que Modiano lise ça, ça le toucherait je suis sure! Bref, je te dis que ce n'est pas le Nobel qui m'a donné envie de découvrir Modiano, mais bien toi et avec ce billet tu me donne envie de continuer : j'ai beaucoup aimé Dora Bruder, tu me conseilles quoi maintenant? Au fait, la version audio de Dora Bruder était vraiment bonne, quand tu voudra te replonger dans tes anciennes lectures de ton chouchou, ce serait une solutions pour redécouvrir son texte autrement? ;-)

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    1. Je te conseille Rue des boutiques...que j'aime d'amour, et je te remercie vraiment de me dire ça, vraiment ça me touche énormément. J'attends d'être sûre qu'il s'agit de versions intégrales les audiolib, on m'a dit qu'il y avait des versions abrégées, mais oui, j'aimerais vraiment voir ce que ça donne.
      Merci Enna

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  2. Tu donnerais envie à n'importe qui de lire Modiano et on peut dire que tu offres quelques clés dans ton billet pour celles qui ne le connaissent pas. Je le lirai, sans urgence, je reprendrai d'abord "rue des boutiques obscures" pour remettre un pied dans son univers. Même si je n'ai pas aimé tout ce que j'ai lu de lui, l'homme m'est hautement sympathique.

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    1. Merci Aifelle, c'est gentil ce que tu me dis. Ceci dit je n'ai pas tout aimé non plus, je n'ai pas terminé la Place de l'étoile et je ne suis pas hyper fan de l'optimisme de ces derniers romans (genre l'horizon), je reste bloquée à la période 70-90 pour sa production, mais celui-là a des allures de fin de boucle je dois dire ;-)

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  3. Heureusement que tu mets des précautions de lecture au début de ton article, parce que sinon tout le monde se précipiterait en librairie, tellement ton billet donne envie! En plus finalement tu expliques ce qui m'a gênée dans le seul livre de Modiano que j'ai lu, mais qui visiblement fait partie intégrante de son écriture. Du coup je vais attendre un peu avant de lire celui-là, mais promis, je ne lâche pas l'affaire!
    Bonne journée.

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    1. Oh tu sais Félicie, tu peux lâcher l'affaire, ça ne me dérange pas, je n'ai pas besoin qu'on l'aime autant que moi, et je reconnais que c'est très particulier ;-)
      Belle journée

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  4. Malgré ce superbe billet aussi dithyrambique qu'apologique, je ne me précipiterai pas chez mon libraire. Pour ne pas avoir l'air complètement ignare, j'ai d'abord lu "Rue des Boutiques Obscures", lorsque le Monsieur a été nobelisé. Tiens, là, déjà, il y avait un carnet d'adresse et du papier sous toute ses formes ! Eh bien non... la mayonnaise n'a pas pris ! Je ne serai jamais modianette. Tant pis.

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    1. Oui Martine, 'c'est sur que si tu n'as pas aimé celui-là, c'est que Modiano n'est pas pour toi,e t ce n'est vraiment pas grave ;-)

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  5. Quel billet magnifique ! Quel dommage qu'il ne puisse pas le lire (il paraît qu'il n'a pas d"ordi et écrit encore à la main). Je suis d'accord avec toi quand tu dis qu'il écrit un grand livre. Bon, après ça il faut absolument que je me replonge dans son oeuvre mais je veux relire d'abord les romans les plus anciens.

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    1. Merci Papillon,
      oui pour moi, ceux de la période 70, 80' restent ses meilleurs opus.
      Une belle journée

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  6. Bon tu es passionnée par Modiano et cela se sent tellement dans ta chronique que tu interpelles le lecteur. Pour qui , comme moi, n'a jamais lu Modiano, je ne suis pas certain que ta chronique donne envie de le découvrir. Le lecteur Lambda peut se sentir exclus de cet univers. Ce que tu dis me fait penser aux films de David Lynch, qui pour la plupart sont totalement incompréhensibles mais tellement beaux à voir !
    Mais ca y est , j'ai suivi ton conseil pour découvrir Patrick, j'ai commandé " Rue des boutiques obscures", ce sera mon intronisation à moi, peut être mon premier livre de 2015...

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    1. Tu as tout à fait raison MTG, certains lecteurs peuvent se sentir complètement à côté de Modiano, c'est vraiment particulier, j'ai hâte d'avoir ton avis sur son Goncourt, c'est (de mon point de vue) son livre test.

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  7. Superbe, Galéa...
    Pour Noël, offrir le Quarto Modiano ? Perso j'en rêve en tout cas ...

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    1. J'ai eu la chance de me le faire offrir quand il est sorti en août 2013...c'est l'avantage d'être monomaniaque et capricieuse ;-)
      Bises Mior

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  8. Robot Blogspot, s'il te plait, je viens d'acheter ma nouvelle paire de lunettes pour voir de près, alors tu peux me mettre des mots difficiles à reconnaître...des nombres et en plus ronds (7300 aujourd'hui) je commence à mal le prendre...

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  9. Mr K, mon époux, a voulu acheter ce livre alors qu'il n'a lu qu'un ou deux Modiano il y a pas mal d'années... je verrai ce qu'il en dit avant de le suivre (ou pas) J'ai en effet lu Villa triste récemment, et, sans déflorer un futur billet qui n'existera peut-être même pas tant je n'ai presque rien à en dire, je me suis gentiment ennuyée...

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    1. Diagnostique : Kathel Modiano n'est pas pour toi. C'est dit (et c'est pas si grave)

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  10. je me dis que tu devrais faire une thèse sur Patrick Modiano car tu décortiques son œuvre de façon tellement limpide, tu es suffisamment enthousiaste pour que le lecteur reste sur tes écrits sans zapper. Voilà, j'aime beaucoup cette chronique, tout comme la magnifique lettre que tu lui avais adressée (et qu'on avait eu le bonheur d'entendre). Des bises

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    1. Oh ma Phili, la thèse j'ai déjà donné, et on ne m'y reprendra plus. Modiano restera dans mon coeur avant d'être dans ma tête. Mais tu sais que ce commentaire me mettrait presque les larmes aux yeux. Merci ma belle, tu es toujours là pour dire de jolies choses.

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  11. Un billet enthousiaste que j'étais sûre de trouver ici ! Et bien, j'attends encore pour lire son dernier opus, j'ai terminé La petite bijou, Accident nocturne, dans le café de la jeunesse perdue... J'ai encore tout près de moi, dans la chambre d'ado de mon fils qui adorait dès la 4ème cet auteur, Un cirque qui passe et Voyage de noces et j'ai relu grâce à toi, il y a quelques temps Villa perdue... Bref pour voir que je n'ai pas encore les deux que tu nous suggères aujourd'hui avant d'ouvrir le dernier...
    Bref, bref, deviendrais-je aficionada ???
    Merci pour ce bel hommage du monde modianesque !!!
    Bises

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    1. Enitram, me dire que tu as relu du Modiano grâce à moi me touche infiniment (je pense que tu parlais de Villa Triste d'ailleurs). J'ai tellement aimé rue des Boutiques et Dimanches d'août qu'ils restent pour moi incontournables, et tu sais que je regrette que ton blog n'en dise pas plus sur tes lectures.
      (Dis, ton fils, c'est celui auquel je pense, l'historien?)
      Des bises et merci encore

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  12. C'est évidemment une pièce supplémentaire du puzzle, mais tu as raison de redire que ce n'est pas avec celle-là qu'il faut commencer à le construire.

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    1. Ah oui ça c'est sûr...mais tu sais, je ne cherche plus à faire des adeptes ;-)

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  13. J'ignore si je suis tombée dans la marmite (j'en ai quand même lu deux d'affilée, et avant qu'il ait le nobel; yes!). Dis moi, il y a aussi ces numéros de téléphone désuets?

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    1. Je n'en suis pas certaine Keisha, mais il revient aux années de son enfance ;-)
      j'adore l'idée que tu sois tombée dans la marmite...

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  14. J'avais lu Dimanches d'août mais ce devait être à sa sortie alors je n'en ai AUCUN souvenir. Remarque, je n'ai pas de mauvais souvenirs, c'est déjà cela. Je me laisserai tenter par celui-ci et ne manquerai pas de dire ce que j'en aurai pensé. J'espère que je ne serai pas écharpée sur la place publique s'il ne me plait pas :-) Manquerait plus que l'on retrouve des bouts de moi sur les galets de la riviera.

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    1. Contrairement à ce qu'on pourrait penser Ribambelle, je suis entourée de non-modiafan, et ça ne me pose aucun problème, et je te dirai même que les blogueuses qui me sont le plus proches ne sont vraiment pas sensible à sa plume. Donc de ma part tu n'as rien à craindre. Si tu n'as aucun souvenir de Dimanches d'août, même pas de l'ambiance, je crois qu'il n'est pas pour toi ;-)

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  15. J'ai noté ton conseil et je ne commencerai pas par celui-ci, je crois que mon premier Modiano sera Dora Bruder. Quel beau billet en tout cas!

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    1. Tiphanie c'était mon tout premier Dora Bruder, et je l'ai moins aimé sur le coup que dans le temps, c'est fou non.
      j'attends ton avis alors ;-)
      Beau week-end

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  16. moi aussi je suis une inconditionnelle !

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  17. J'ai lu quelques Modiano toujours avec plaisir mais je n'ai pas beaucoup de souvenirs de ses romans. Une impression seulement. En tout cas, tu en parles très bien, on sent le manque d'objectivité, mais c'est la règle du genre ! Je le lirai sûrement un jour...

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    1. Je crois justement que tu es complètement dans le vrai, on ne retient pas les péripéties chez Modiano, mais une ambiance particulière.
      des bises Krol

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  18. Je commence mon histoire modianesque avec Dans le Café de la jeunesse perdue. C'est lui que j'emporterai avec moi au salon du livre de Montreuil pour mon trajet en train.

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    1. Ce n'est pas mon préféré Moka, mais je ne sais pas comment il peut être reçu pour une première lecture. Tu me diras, je vais guetter ton avis.

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  19. Je suis en train de le lire. Je prends mon temps, même si ma sœur l'attend déjà. Je comprends pourquoi il a eu le Nobel ce type !

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  20. Comme beaucoup, tu m'as donnée envie de le (re)découvrir. Je l'ai lu il y a fort longtemps mais je n'en garde pas grand souvenir (pas taper !). Je t'envie d'avoir un tel amour pour un auteur... J'en aime plusieurs mais pas à ce point.
    Je confirme, ton billet est magnifique (comme d'hab').

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    1. Lui et moi, on s'est trouvés tu sais (enfin surtout moi en l'occurrence), je suis consciente d'avoir de la chance.
      J'ai hate de voir ce que donne le blogo club au 1er mars.

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  21. Quel billet Galinette, il faudrait le mettre entre toutes les mains de celles (dont je fais partie) qui ne connaissent pas les clés-Modiano pour apprécier son oeuvre à sa juste valeur ! Et je pense qu'il y a des lecteurs convaincus qui passent aussi à côté de certaines choses s'ils n'ont pas tout lu, du moins les livres fondateurs. Je me suis régalée à te lire ! Et avec les jolis yeux bleus de ta fille pour présenter le livre c'est top ! ;)

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  22. Je ne l'ai pas encore lu, j'attends que l'effet prix ait disparu. Je sais que je ne serai pas déçue. Je fais partie des modianolisques depuis le début. J'ai parcouru ta chronique dans les très grandes largeurs, je veux garder le flou pour entrer dans son flou

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    1. Oui c'est mieux Zazy de partir vierge de tous a priori, je vais attendre patiemment ta chronique.

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  23. Au risque de paraître totalement ringarde, je connais très très mal Modiano. Plus que ça même... je n'ai lu que Dora Bruder (bon, c'est déjà ça comme dirait l'autre). J'attends que la mayonnaise du Nobel soit un peu retombée avant de foncer sur un autre livre, l'effet projecteur ayant souvent un effet répulsif en ce qui me concerne (oui, tu sais bien, mon côté oursonne...).
    Enfin, depuis tout ce tapage sur Modiano, je pense encore plus souvent à toi ;-)

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    1. Alors là je te comprends ma Margotte, moi-même j'en ai souffert de ce coup de projecteur. Oui attends que tout retombe pour continuer de le découvrir (ou pas d'ailleurs)

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  24. Je connais mal aussi les romans de Modiano et j'ai donc un peu peur de me lancer...

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  25. Je veux être intronisée dans le club des Modianettes ! ;-) M'attendent déjà ton chouchou, Rue des boutiques et Dora Bruder pour la suite :-)

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  26. Je n'ai encore jamais lu cet auteur, mais vraiment tentée pour l'instant, plus tard peut être.

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  27. je ne sais pas pourquoi, mais je sens que celui-ci ne va pas m'enthousiasmer...mais je le lirai quand même ^^

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    1. Moi je l'ai adoré, il sonne comma la fin d'une boucle, mais je crois vraiment qu'il faut connaître vraiment bien le reste de ses livres pour l'apprécier.

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  28. Magnifique billet, magnifique magnifique magnifique... tu es une sacrée modianette, toi...

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  29. Toujours pas eu le temps de m'y mettre mais Noël approche ! Je sais que comme toi, je vais me sentir chez moi dans ce roman que je vais déguster lentement !

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    1. J'ai hâte de lire ton billet Titine, mais c'est exactement ça, "se sentir chez soi"

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  30. C'est très bien ce que vous dites Jérôme et toi car Modiano ayant été récemment nobélisé, les lecteurs pourraient avoir envie de se jeter sur le dernier.
    Je pense que tu sais que tu seras désormais à jamais associé à cet auteur pour moi, que je ne peux plus entendre ce nom sans penser à toi (et maintenant sans visualiser ce gros badge jaune) et je suis loin d'être la seule. Je vais m'y remettre bientôt, dans une version audio. Et ce serait bien que Gallimard ressorte les versions audios abrégées en versions complètes.

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    1. Tu sais à quel point ça me touche ce que tu dis (et ça me flatte aussi), , Rue des boutiques est en version originale non? C'est ahurissant qu'on abrège Modiano, vraiment, c'est assez court les formats qu'il livre, avec une écriture déjà épurée, je trouve même cela stupide de la part de Gallimard (c'est pas ça qui va me convaincre de passer à l'audio ;-)

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  31. je me suis arrêtée à un seul roman de Modiano. Je n'avais pas aimé, mais je ne devais avoir guère plus de 18 ans! Tu me pousses à y retourner!

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    1. Ecoute tu me diras Violette, 18 ans c'est sûrement un peu jeune, mais si tu n'as pas été touchée par son atmosphère à ce moment là, je ne pense pas que ce soit différent maintenant .
      Et ce n'est pas très grave

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  32. Il est beau ton article de Modianette ma binömette :) Grâce à toi je vais découvrir sa plume, en commençant par "Rue des Boutiques Obscures" :D

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    1. J'espère du fonds du coeur que tu vas l'aimer autant que moi, je mise beaucoup sur toi ma binômette ;-)

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  33. Toujours pas lu Modiano, il faut que j'y remédies... Même si je ne demanderai donc pas ce titre à papa Noël :-)

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    1. Hâte hâte hâte même si je sais qu'il ne plaira pas à tout le monde, j'aime ce coup de projecteur.

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  34. Tu sais que je ne m'avoue pas vaincue sur ma morne expérience de Dora Bruder !!! Je compte bien percer ce mystère Modiano !!!

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    1. Tu sais ce ne serait pas grave que tu ne rentres pas trop dans son monde hein...je ne juge pas les gens là-dessus ;-)

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  35. Très chouette billet dame Galéa ! Évidemment, ce roman est pièce supplémentaire dans l'oeuvre de Modiano... Et évidemment je n'avais pas toutes les clés. Malgré tout j'ai apprécié la balade, apprécié de ne pas tout comprendre aussi, et même aimé ce côté flou. Comme quoi...! ;-)
    Et puis il m'a donné envie d'en lire d'autres, je te tiendrai au courant ! ;-)

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  36. Comme d'autres, je n'ai encore jamais lu Modiano et bien que nobelisé il ne me tentait pas plus que ça. Il faut dire que j'ai souvent lu des critiques à son sujet qui exprimaient un ennui profond, bref ça refroidit. Mais après lecture de ton billet à l'enthousiasme si communicatif, j'ai envie de prendre mon courage à deux mains et de faire fi de mes craintes ! Si j'ai bien compris, tu conseilles de commencer par "Rue des Boutiques Obscures" ?

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    1. Voui Aaliz, je pense que c'est la plus caractéristique de son oeuvre, mais on peut aussi rester en marge de Modiano...et ce n'est pas très grave ;-)

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  37. Réponses
    1. Non pas nécessairement, je ne suis pas fan de ses derniers (trop optimistes pour moi), et je n'ai pas aimé la Place de l'Etoile

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  38. Ah ah j'adore le comme d'Alex !!!!!!
    Bon, mais c'est pas tout ça, j'ai encore Dimanche d'août qui m'attend, que tu 'as offert l'année dernière...

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    1. Et dire qu'il n'y aura même pas de blog pour accueillir ta chronique :(

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  39. Superbe billet, que j'avais manqué, toutes mes excuses! Je ne sais pas encore vraiment pourquoi, mais ce dernier Modiano, que j'ai trouvé très inférieur à L'Horizon, pour rester dans ses derniers romans, donc, disais-je (hum), ce dernier Modi m'a beaucoup émue, sans que je parvienne encore à m'expliquer ce coeur si serré à la toute fin...Je ne sais pas, c'est comme si il nous disait au revoir...Oui je sais ce que je raconte est incompréhensible, bon, quoiqu'il en soit, ça fait un bien fou de lire qqn qui connaît véritablement son oeuvre,et en parle si bien! MERCI!

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    1. Ah non, tu ne vas pas t'excuser Sophie quand même, je comprends très bien ce que tu dis, ce dernier opus a des allures de testament...

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  40. Alors je me suis dit "tiens, voilà l'occasion de découvrir enfin Modiano".
    Et puis j'ai lu qu'il ne fallait surtout pas commencer par celui-là.
    Tant pis... ^^

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    1. Voilà....commence par Rue des boutiques obscures ;-)
      De sbises Aliénor (tu étais passée ou?)

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  41. Bonsoir,
    je tenterai bien modiano,, mais par quoi commencer?

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    1. Rue des boutiques obscures est mon préféré, mais tout le monde n'aime pas ;-)

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    2. en virée à la fnac ce matin, j'ai encore hésité.... j'espère que le père noel va m'aider....

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  42. Bonjour...cette fois j'ai acheté le dernier Modiano...Longtemps que ne m'étais replongé dans son ambiance hypnothique...J'ai aimé ce livre...On se laisse glisser dans ses phrases...
    Dans la foulée ,j'ai acheté en poches cette Villa Triste que j'avais tant envie de relire....Et aussi la Revue spécialement conscrée à Modiano....

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  43. Hello, je n'en ai lu qu'un Modiano : "Dans le café de la jeunesse perdue". J'avais trouvé ça super bien écrit mais je m'étais quand même assez embêté donc je n'ai pas récidivé. Un Nobel, ça fait quand même réfléchir alors je referai une tentative un jour ou l'autre ..

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    1. Ce n'est vraiment pas celui que j'ai préféré de lui Sorel, et je ne suis pas certaine que si j'avais commencé par celui-là, j'aurais eu la même histoire d'amour avec lui ;-)

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  44. Bonsoir Galéa,
    J'aimerai avoir vos clés de lecture pour mieux comprendre Modiano. J'ose l'avouer (honte à moi...) je ne le connaissais que de nom mais le Nobel m'a donné envie de le découvrir. Je n'ai pas voulu attaquer par son dernier ni par ses plus connus alors j'ai choisi "Dimanches d'août" (que j'ai chroniqué comme j'ai pu, faute de référence...et voilà, paf, alors que je savoure en douce vos billets littéraires depuis plusieurs semaines, j'avoue mes modestes tentatives en matière de chroniques) et j'ai poursuivi avec "La petite bijou". Alors comment dire ? Je les ai lus d'une traite (sans me forcer) tout en me disant, en les refermant "mais qu'est-ce que j'ai lu en fait ?". Une histoire ? pas vraiment...surtout pour la Petite Bijou...une ambiance ? une nostalgie douce ? des errances ? J'ai le sentiment confus qu'il y a à la fois pas grand chose (non, ne bondissez pas ! je veux parler de l'intrigue qui, pour les 2 que j'ai lus reste assez simple) et puis tout en fait. Oui, tout dans peu, c'est ça. Galéa, comment comprendre Modiano ? Faut-il le comprendre pour l'apprécier ? Avec quel Modiano dois-je poursuivre ? Pardon pour toutes ces questions mais maintenant que j'ai vaincu ma timidité, je me lance !

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    1. Pardon, de vous répondre du tard Balabolka. Je comprends très bien ce que vous dîtes. J'ose le dire : pour moi Modiano est absolument limpide, et je trouve les intrigues très recherchées, mais je reconnais que rien n'est évident dans Modiano, car les choses essentielles, il les suggère plus qu'il ne les dit vraiment. Je file lire votre billet (avec un infini retard, pardonnez-moi)

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  45. J'ai lu ce livre à la suite d'une vidéo de solange te parle sur Modiano, et j'ai trouvé que sa façon d'écrire est assez déconcertante, bien que j'ai aimé lire ce livre !
    Par contre, j'ai eu un peu l'herbe coupée sous le pieds à la fin, car j'ai l'impression que parmi les questions de l'intrigue et de l'histoire, toutes n'ont pas de réponses. J'ai vu que tu as dit qu'il fallait lire ce livre attentivement et ne pas louper ne serai-ce qu'un seul mot, peut-être ai-je manquer quelque chose ? Je voudrais avoir ton avis sur la fin et mon problème de manque d'information sur toutes les clés de l’énigme de ce livre !
    Merci :)

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    1. Je ne sais pas si je peux dire ici comment j'ai interprété la fin de ce roman (les blogueurs détestent de déflorage des livres), mais pour moi, il y a effectivement, une question qui reste sans réponse. je te propose d'en parler en MP si tu le souhaites.
      Merci de ton passage.

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  46. J'ai des difficultés à parler de ce livre (d'ailleurs comme de tous les livres de Modiano).
    Il faudrait avoir des clés que je n'ai pas.
    J'aime bien « pour que tu ne te perdes pas dans le quartiers »
    La rencontre avec Gilles Ottolini qui a retrouvé le carnet de Daragane ne me semble qu'un prétexte pour Daragane (donc Modiano) . Grâce à un nom du carnet, Daragane va se souvenir des personnes des maisons qui ont eu de l'importance dans son enfance, dans sa jeunesse, dans sa vie d'âge mûr comme tu le dis si bien « Un roman de Modiano parle toujours du passé, avec des allers-retours , et ici entre l'enfance, la jeunesse et l'âge mûr »
    Donc on ne saura rien des deux personnages du début mais on apprendra beaucoup de Daragane.
    Je trouve qu'il parle bien des détours de la mémoire, un nom, un fait, un objet un endroit nous rappelle une autre personne, une autre situation, une autre période de notre vie. Modiano parle si bien de l'oubli, et « des retrouvailles » ? peut-on dire cela ? Je sors de la lecture de ses livres un peu sur ma faim et pleine de mélancolie.
    Marie 8 février 2015

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    1. Quel beau commentaire Marie, je pense comme vous, que le carnet n'est qu'un prétexte, comme souvent, mais ici plus que dans d'autres ouvrages. Et oui on sort toujours un peu sur sa faim (en ce qui me concerne, de moins en moins) et plein de mélancolie d'un de ses romans, ...c'est très beau votre manière d'en parler. Merci beaucoup d'être venue le faire ici ;-)

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    2. merci d'avoir répondu ce gentil message.
      Marie

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    3. Merci à vous d'en avoir laissé un ;-)

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  47. Oui flou. Tellement que je me souviens à peine de ce que cela raconte. C'est flou...

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    1. oui j'avais compris que tu n'y étais pas sensible du tout.

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  48. je suis tout simplement étonnée j'avais peur de lire Modiano et j'ai commencé par celui-ci et j'ai aimé........................

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    1. C'est une excellente nouvelle Martine, parce qu'en plus, il n'est pas de mon point de vue le plus accessible sans avoir lu le reste de son oeuvre ;-)

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